Hier soir à la Cigale, dans le cadre du festival des Inrocks 2005, les Kaiser Chiefs, Subways et autres Futureheads ont placé la barre trés haut pour les groupes qu'ils me restent à voir courant novembre. Petit retour sur la soirée.

Juste le temps d'apercevoir non loin de nous Nicolas Sirkis que les lumières s'éteignent. Début de la soirée avec en chauffeur de salle les Subways.Je les avais déjà vu et apprécié à Rock en Seine et rebelote cette fois-ci, le cadre de la Cigale convenant à merveille au power rock du trio post-ado. La bassiste bouge toujours dans tous les sens, le chanteur nous a gratifié d'une escalade des amplis par le coté droit de la scène pour atterir au balcon et redescendre du coté gauche et a fini par slammer dans la foule avec sa guitare. Le ton était donné.

Ce fut ensuite au tour d'Hard-Fi d'entrer sur scène sur le thème d"Il était une fois dans l'Ouest" (l'homme à l'harmonica). Malgré que j'aime beaucoup ce morceau de Morricone et que ces ersatz de Clash aient 2 ou 3 morceaux sympathiques, leur performance et l'arrogance du chanteur les relèguent comme le seul bémol de la soirée.

Les Futureheads vont se charger de me faire oublier la prestation précédente. J'avoue ne pas être spécialement fan de leur album hormis 2-3 morceaux dont le tubesque "Hounds of love" mais leur set d'hier soir était vraiment trés bien rodé et constitue la bonne surprise de la soirée. Adeptes du chant en canon, ils ont réussi à faire chanter la salle de cette façon sur "Hounds of love". J'ai eu des "oh ohohohoh ohohoh" dans la tête toute la nuit et je crois pas être le seul.

Maxïmo Park étaient les suivants sur la liste et malgré une bonne prestation, je trouve qu'ils souffrent un peu de la comparaison au niveau présence scénique avec les Subways ou les Futureheads. Les sauts de cabri du chanteur sont pourtant sympathiques, tout comme les dances épileptiques du clavier mais le tout manque un peu d'interactivité pour en faire quelque chose de vraiment bien. Malgré tout, la qualité de certains de leurs morceaux fait que cela reste trés bien.

Enfin les Kaiser Chiefs avaient pour tâche de cloturer cette soirée et on peut dire qu'ils se sont pas fait prier. Une prestation tout simplement monstrueuse sur le plan musical mais surtout sur l'ambiance qui a régné pendant leur set de 50mn environ. Le concert de l'année en ce qui me concerne et de loin !!!
Même si ce n'est pas son but premier, je crois pas avoir autant rigolé pendant un concert que pendant celui des Kaiser Chiefs. La faute en incombe en grande partie au show du chanteur, un vrai boute en train, mais également à une partie du public. Je m'explique.
Il n'y avait pas de sécurité devant la scène hier soir donc n'importe qui pouvait monter sur scène pour slammer, montrer son cul, embrasser le chanteur, se peloter les seins devant lui, danser, se faire pourchasser par un roadie ou slammer et s'écraser comme une grosse merde car tout le monde s'écarte tel la Mer Rouge devant Moïse. Bref tout ça a eu lieu et bien plus encore.
Les Kaiser Chiefs venaient juste d'entrer sur scène, n'avaient pas encore joué le moindre accord, que leur chanteur venait déjà de slammer comme un fou dans le public, manquant de peu d'assomer quelqu'un. La suite du concert fut du même tonneau, lui aussi escaladant les amplis pour atterir sur le balcon et y continuer un morceau lors du rappel. A noter également le moment de surprise et rigolade lors de la montée sur scène du chanteur des Subways qui se trouvait dans le public et a slammé comme les gars du 1er rang, ce qui n'a pas manqué d'amuser les Kaiser Chiefs. J'oublie certainement de parler de pleins d'autres choses tellement le set fut riche en bonnes chansons et franche rigolade.

A 26 euros pour 5 groupes, on pouvait difficilement demander mieux hier soir, cela a même largement dépassé mes espérances. Des concerts comme ça j'aimerais en voir plus souvent. Mention trés bien au public de la Cigale (composé de nombreux anglais ceci explique peut être cela), trés réceptif pour tout les groupes. Ca change du public de vendredi soir au Grand Rex qui gueulaient pendant les morceaux, effet pervers de la gratuité de la soirée et du passage à la télé.