"Un air de déjà-vu". Cette expression française trés apprécié outre-atlantique sied parfaitement à ma situation actuelle. Depuis quelques mois les évènements s'enchainent avec un mimétisme parfait sur ceux d'il ya maintenant 3 ans 1/2, avec comme point d'orgue un séjour à l'hosto et une immobilité de plus de 2 mois. Adieu veaux, vaches,cochons,trek au Népal…
Arrivée aux urgences jeudi soir, je passe la journée de vendredi à attendre qu'on vienne me chercher pour l'opération. Finalement on me donne à manger et à boire le soir, l'opération est reportée au lendemain, trop d'urgences. Je commence à avoir mal.
Samedi,10h, l'heure des braves, il neige, je suis à poil, masque à oxygène, piqure, dodo. 14h, salle de réveil, j'ai froid, je tremble, j'ai mal, j'ai trés mal. Sur une échelle de 0 à 10 ? je peux dire 12 ? Mon ami la morphine est là pour me faire descendre l'échelle, je suis entre 2 eaux, j'entends les râles des autres malades qui se réveillent à côté de moi. Retour dans la chambre vers 15h30, on m'apporte à manger mais attention nourriture et morphine ne font pas bon ménage…
Dimanche visite de potes, on se marre bien, j'oublie l'espace d'une aprés-midi que je suis à l'hosto, à 600 bornes de ma famille. La bouteille du drain est quasi-pleine, on la change avant la nuit, au total je remplirais 160ml, bien loin des 900ml dont me parle une infirmière.
Plus que 2 jours avant la sortie, j'en peux plus, je dors mal, ya rien à la télé, rendez moi les 160 euros de la redevance.
Mardi, le drain est enfin enlevé, on vient me platrer pour 45 jours et je peux enfin décoller…aprés avoir rempli les formalités administratives d'usage.

C'est bon d'être chez soi.