Un des privilèges d’avoir un grand nombre de chaînes télé c’est de pouvoir zapper à outrance et notamment pendant les pubs. J’aime pas les pubs, ou du moins la grande majorité d’entre elles. Il arrive cependant que je leur donne un énième 2nde chance et ô miracle il m’arrive parfois d’être agréablement surpris par nos diffuseurs, trés frileux dans l’ensemble quand on compare avec les pubs scandinaves par exemple.

Il y en a une qui m’a surpris et fasciné il y a quelques mois grâce à son côté hypnotique et sa sublime musique. En plus on ne voit jamais le produit dont on est censé vanter les mérites et ça j’aime encore plus car du coup j’oublie que je regarde la pub.
Oui mais dans un cas comme ça, où le produit n’apparait jamais à l’écran, à qui profite le crime ?
J’aurais tendance à croire (peut être naïvement) que c’est plutôt à l’artiste, dont le CD sera bien en vue dans les bacs avec la mention « musique de la pub XXX ». Evidemment, si la musique est un succés, la marque en tirera surement des bénéfices inquantifiables en terme d’images.

C’est pas tout ça, vous vous dites surement, mais c’est quoi cette pub dont il nous parle depuis tant de lignes. Si je vous dis des balles rebondissantes multicolores dans les rues de San Francisco, le tout accompagné par une guitare folk et une voix chaude. Voilà vous voyez surement de quoi je parle… ou bien vous êtes encore plus réfractaire que moi aux publicités.
L’interprète de ce morceau est José Gonzalez (suédois d’origine argentine). Le titre est « Heartbeats » et c’est une reprise d’un hit du groupe électro The Knife (suédois également).

Tout à l’heure je demandais à qui profite le crime ? Là instinctivement vous me répondez : José Gonzalez !!! C’est votre dernier mot ? Là je me dis que je suis pas loin d’être d’accord avec vous, même si The Knife touchera quelques dividendes. Et puis je regarde le clip de The Knife, innocemment, parce que j’aime beaucoup leur morceau….
Tout y est, les balles muticolores, les gamins qui descendent une pente en skate tels des balles rebondissantes….Comment on dit plagiat en Suédois ?

Décidément le crime ne paie pas… un comble quand on s’appelle The Knife.