La critique est par essence subjective, même si elle repose sur des éléments objectifs. Combien de fois s’est-on entendu dire : « Mais il/elle a de la m…. dans les yeux/oreilles ou quoi ?!! ». Et oui faire une critique, aussi sincère et objective soit-elle, ce n’est pas forcément (voire jamais) faire l’unanimité. Mais peu importe.

Pourquoi un tel topo sur la critique me direz vous ?. Tout d’abord parce que, à mon grand plaisir, je viens de rejoindre l’équipe de chroniqueurs de indiepoprock.net (voir liens) et que donc, en tant que « critique » je serais également soumis à la critique, c’est de bonne guerre. Je ne me gêne pas pour en faire de même et d’ailleurs je vais le faire là tout de suite.

 Le cinéma fantastique espagnol est actuellement ce qui se fait de mieux en Europe, un peu à l’image de ce que firent les italiens Argento, Fulci, Bava pendant les années 60-70. Alejandro Amenabar (Ouvre les yeux, Tesis, Les autres) et Alex de la Iglesia (Action Mutante, 800 balles, Le crime farpait…) sont les chefs de file, suivis de prés par Jaume Balaguero, dont l’univers n’est pas sans rappeller celui d’Amenabar.

Autant j’aime beaucoup ce que font les 2 premiers, autant j’ai eu un peu de mal avec les films de Balaguero (La secte sans nom et Darkness). Attiré par les récompenses obtenues par son dernier film Fragile au festival de Gerardmer et par les bonnes critiques presse (on y vient), je profite de sa diffusion sur Canal+, avant sa sortie en salle, pour me faire ma propre opinion. Comme d’habitude ou presque avec Balaguero, on a droit à une histoire de fantôme, de rapport entre le monde des vivants et celui des morts. Ce genre de film a visiblement la côte chez nos amis hispaniques, si on y ajoute Les autres d’Amenabar ou l’Echine du diable du mexicain Del Toro. 1er eccueil franchi avec brio : l’interprétation de Calista Flockhart (Ally Mc Beal) est plutôt bonne, dans un genre pourtant inhabituel. La photo et l’ambiance sont également les gros points forts du film, tout le contraire du Silent Hill de Christophe Gans.

Oui mais voilà, malgré tout ça, je suis resté sur ma faim. Un journal spécialisé dans le cinéma fantastique n’avait pas hésité à lui donner la note ultime de 6/6 !!! Forcément ça ouvre l’appétit. Fragile est un film esthétique, soigné, prenant par moment, mais en aucun cas le chef d’oeuvre annoncé.

 La peur au ventre (Running scared en VO) de Wayne Kramer est un polar noir, trés noir. Ce thriller urbain survitaminé raconte l’histoire d’un petit mafieux italien cherchant à récupérer coûte que coûte une arme, également recherchée par la police et la mafia russe. Si la réalisation de Wayne Kramer colle bien à ce genre de polar hard-boiled (à la manière d’un Tony Scott), le scénario se révèle à la longue bancal et incohérent. Cela étant dit, la peur au ventre reste un bon petit polar musclé, une galerie de personnages tous plus tarés les uns que les autres. Mais de là à lui donner 5/6 !!!!!

Pourquoi pas un groupe finlandais qui gagne l’Eurovision en chantant du hard avec des masques de monstres tant qu’on y est !!!

Plait-il ? C’est déjà fait ? ….avec les ailes qui se déploient ? Chuis fatigué moi…

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