juillet 2006


Le Hors-série des Inrocks sur Radiohead sort aujourd’hui :

100 pages pour revenir sur l’œuvre du groupe le plus marquant de ces dix dernières années, au travers de documents et de témoignages exclusifs. Avec, entre autres, des interviews et portraits des membres du groupe (Thom Yorke, Jonny et Colin Greenwood, Ed O’Brien, Phil Selway), un retour sur l’engagement et les prises de position politiques de Radiohead, un entretien avec Nigel Godrich, le producteur émérite du groupe et une discographie commentée + un cd 5 titres de reprises de Radiohead par Shawn Lee, RJD2, DAAU, Christopher O’Riley et Krazy Baldhead &Tes.

De plus je fais suivre un lien où l’on peut écouter les concerts de Radiohead en mp3 et notamment les inédits joués lors de la tournée américaine.
Enfin le concert que les Oxfordiens donneront le 26 Août à Rock en Seine est sold out, il commencera à 21h30 et durera environ 1h45. Miam.

Direction le Nouveau Casino hier soir pour le concert des corbeaux texans d’ I Love You but I have Chosen Darkness. Pour leur 1ère date parisienne, le concert affiche complet.

La 1ère partie commence avec 1/2 h de retard, le chanteur de Laudanum était coincé dans les toilettes…ça s’invente pas (voir la définition du laudanum). Il fait trés chaud dans la salle, je me trouve un endroit sympa proche de la clim et du bar, j’ai le nécessaire de survie. Sur les 3 premiers morceaux de Laudanum, 1 chanteur et 2 chanteuses se relaient alternativement au micro. Les problêmes techniques arrivent dés le 2nd morceau, on entend quasiment pas la chanteuse qui essaie désespérément tous les micros. Dommage le morceau avait l’air plutôt pas mal, ce fut d’ailleurs un des rares que j’ai apprécié (avec un autre qui ressemblait à du Archive), pas rentré dans leur univers électro/pop.

Place fut alors faite à la cold-wave des ex-Windsor for the Derby (que l’on peut entendre sur la BO de Marie Antoinette) et que je nommerais ILYBICD par souci de pasmefairechier. Le quintet d’Austin débute son set avec l’enchainement « Today/We choose faces », un instrumental faisant office d’intro (« Today ») puis une ryhmique martiale pour lacher les chevaux et les guitares (« We choose faces »). Le 2ème morceau est du même tonneau quand tout à coup PATATRAS, c’est le drame. Les corbeaux volent à l’envers : problême de guitare pour le chanteur, ce qui a l’air de pas le faire rire du tout. Apparement ils ont pas de guitares de rechange (??), ils sont pourtant 3 à utiliser cet instrument. Le chanteur fait appel à Laudanum pour un « prêt » de guitare, tout à l’air de rentrer dans l’ordre…et puis de nouveau les ténèbres (ah ah). C’est visiblement plus un problême de jack que d’instrument et ça frustre terriblement le chanteur qui annonce que ce sera leur dernier morceau aprés 1/2h de concert !!!

2 morceaux au synthé plus tard, la guitare est sortie des limbes, le concert peut véritablement commencer. Les morceaux se font plus rapides, plus « péchus » que sur l’album, notamment grâce au batteur qui martèle littéralement ses fûts. On sent que le groupe est soulagé et qu’ils se lâchent enfin. Le chanteur ruisselle littéralement de partout. On a droit à 2 rappels dont l’excellent « The Ghost » qui ouvre leur 1er album.

Une nouvelle date est prévue je crois en octobre à la Maroquinerie, il fera certainement une température plus décente et espérons que cette fois-ci ils auront une guitare de rechange pas loin, juste au cas où hein …

Les américains d’Ok GO lancent un concours via You tube afin de reproduire la danse, hallucinante et hilarante, qu’ils éxécutent dans leur clip de « A million ways« . Avis aux amateurs.
Ils seront en concert le 15 Septembre au Batofar et rien que pour les voir éxécuter cette dance en live ça doit valoir le coup. Déchaînement de déhanchements en perspective.

J’en ai déjà parlé à moultes reprises ici, c’est indéniablement un des phénomènes de l’été et c’était en fin d’aprés-midi au Parc André-Citroën pas loin de chez moi pour le festival Sous la Plage.

Elles sont 3, elles sont belles, elles portent des robes à pois, elles viennent de Brighton. Elles, ce sont bien sûr les Pipettes. Avec le groupe qui les accompagne (qui répond au nom des Cassettes), elles font revivre l’esprit des 60’s façon Phil Spector et les Ronettes. Chorégraphie travaillée, un côté kitsch totalement assumé, un humour et des textes faussement ingénus, telle est la recette de cet épiphénomène qui à tout d’un amour de vacances (même si on ne leur souhaite pas). En tout cas même si les Pipettes ne marqueront pas l’histoire de la musique, elles nous ont fait passer un bon moment cet aprés-midi, le reste c’est de la littérature…et quelques photos.

Et enfin le bain de foule avec un petit remontant (whisky pur) offert par un spectateur.

Nouvelle vidéo du clipper surdoué Chris Cunningham façon Body Snatchers : The HorrorsSheena is a parasite

Une pub Panasonic qui reprend « The power is on » de The Go-Team!

Shirley Manson (Garbage) fait passer un interrogatoire maison aux membres de She Wants Revenge sur « These Things »

Les Suédois de The Knife (sans qui José Gonzalez ne serait rien) avec « Silent Shout »

Dans la catégorie Riot girls, je voudrais les Canadiennes de You say Party! We say Die! avec « The Gap (between the rich and the poor)« 

Mise à jour de la radio-blog :

  • Hushpuppies – Packt up like sardines in a crushtin box
  • Boy Kill Boy – Civil Sin
  • You Say Party! We Say Die! – Cold Hands! Hot Bodies!
  • She Wants Revenge – Someone must get hurt
  • Amusement Parks on Fire – A star is born
  • 65 Days of Static – Radio protector
  • Forward Russia – Eighteen
  • I Love you but I have Chosen Darkness – The Less you see
  • Shearwater – Red sea, Black sea
  • Islands – Swans (life after death)
  • The Automatic – Raoul
  • Tapes’n tapes – Insistor
  • The Pipettes – Judy
  • The Dandy Warhols – Everyone’s totally insane
  • Bang Gang – There was a whisper
  • Sigur Ros – Hoppipola
  • Pulp – This is hardcore
  • dEUS – Instant Street

Film Sud-Africain, vainqueur cette année de l’Oscar du meilleur film étranger, « Mon nom est Tsotsi » sort la semaine prochaine sur nos écrans.

Dans le langage des townships, les ghettos sud-africains, le terme Tsotsi désigne un voyou, un gangster. Le héros du film, qui a oublié jusqu’à son propre nom, est prénommé de la sorte dans le bidoville dans lequel il réside avec ses amis. Aprés une soirée trop arrosée au cours de laquelle il tabasse l’un d’entre eux, Tsotsi s’enfuit et se retrouve dans une banlieue aisée. Là il vole la voiture d’une femme en train de rentrer chez elle, lui tire dessus et s’enfuit au volant de l’auto. Au bout de quelques temps un enfant se met à pleurer dans le siège bébé à l’arrière…

Un Oscar vraiment pas volé pour un film souvent émouvant et parfois drôle. Les acteurs jouent juste, la réalisation est soignée et l’histoire est un prétexte pour nous montrer la violence de la société sud-africaine, la vie dans ces bidonvilles habités exclusivement par des noirs malgré la fin de l’Apartheid.

Quand le cinéma croise le social, ça fait souvent (pas toujours) un bon film, c’est le cas de « Mon nom est Tsotsi ».

Week-end estival et festival avec les Solidays 2006 où pour une fois il a presque pas plu. Comme dans tout grand raout musical qui se respecte, il y avait à boire et à manger, dans tous les sens du terme. Rock, électro, chanson française, rap, merguez/frites, churros, bière sans alcool (lafêtestplusfolle)…

Vendredi, une averse timide vient fêter l’ouverture de cette 8ème édition du festival Solidarité Sida. Joseph D’anvers pour commencer, de la chanson française dans le style Dominique A, en un peu plus rock. Pas mal du tout. Ensuite du bon, We are Scientists et Keane, et du moins bon, The Zutons et Kill the Young (please kill « kill the young » !!). Le concert de la journée : DEUS, programmé sous le chapiteau, super ambiance, beaucoup de vieux morceaux dont « Suds and Sodas » ou « Instant Street » (raah lovely).

Samedi, on arrive tôt pour voir Asyl, trouvé ça pas mal sur le coup, surtout que j’ai plutôt du mal avec le rock français. Ensuite direction le chapiteau pour Infadels, grosse ambiance (une constante sur cette scène) mise par les anglais aux accents disco-rock. Beaucoup de monde comme d’habitude le samedi donc pour éviter les aller/retour interminables entre les scènes, je choisit d’aller voir Sunshiners, du reggae du Pacifique Sud (Vanuatu). Au menu des reprises des standards de la pop (Cure, Depeche Mode…), original. Ensuite c’était au tour des têtes d’affiche de la soirée : Anaïs (beaucoup de monde, marrant), Dyonisos (beaucoup de monde, marrant 5 minutes de voir Louis de Funès sur scène), Dandy Warhols (le chanteur a toujours une tête à claques mais ils assurent), Cali (beaucoup de monde, je vais bouffer et me poser pour le concert suivant) et enfin Archive, la tête dans les étoiles, toujours aussi bon en live malgré les incessants changements au chant.

Dimanche, on arrive encore plus tôt que la veille pour ne pas louper les Hushpuppies. On a bien fait, les Perpignanais assurent dans un style proche des Kaiser Chiefs ou des Kinks. Maceo Parker n’est vraiment pas ma tasse de thé donc on va se placer sous le chapiteau pour le show Katerine à venir. Comme d’hab grosse ambiance, surtout sur les titres phares (VIP, Louxor et je vous emmerde). Le reste est moins bon mais ça reste plaisant. Dans un autre style, El Presidente était également un plaisir des oreilles et des yeux… Il était temps de se placer pour la finale si on voulait avoir 1m² à soi, surtout que c’était au tour de Sergent Garcia de jouer…Bon la finale, pas grand chose à dire, yavait finalement pas trop d’ambiance (le stress, le manque de place ?) et ça se joue à une barre. Un dernier concert aprés le match (Bénabar) mais le coeur n’y est plus et la fatigue commence à se faire sentir.

Bonne édition des Solidays malgré tout, 3 jours de concerts pour 20 euros, on peut faire mieux mais c’est plus cher.

Pour finir un petit lien pour se défouler. Ca changera rien mais ça fait du bien.

Sigur Ros à l’Olympia, une affiche à ne pas louper. Cela avait déjà été le cas l’an passé, à peu prés à la même époque, j’avais assisté avec émerveillement à mon 1er concert des Islandais.

Hier matin, je reçois la confirmation que j’aurais bien une invitation pour le soir même afin de faire une review du concert. Je rejoins Robert le photographe, on papote quelques minutes en attendant nos invits, il me raconte quelques anecdotes de concerts, sympa. A la manière d’un théatre une sonnerie annonce le début du concert. Juste le temps de se désaltérer et je rejoins ma place au balcon pour le début d’Amina. Islandaises également, les 4 filles qui composent le groupe passent allègrement d’un instrument à l’autre, qu’il soit moderne (samplers, synthés) ou plus ancien (xylophone, scie musicale). Elles reçoivent un accueil chaleureux de la part du public, conquis par leurs bidouillages musicaux et par la timidité d’une des membres annonçant entre 2 fous-rires que leur CD était à vendre à l’entrée.

Le rideau blanc qui cache la scène s’illumine vers 21h lorsque résonne les premières notes de Takk, intro de l’album du même nom. Un film est projeté et l’on aperçoit les membres du groupe en ombres chinoises juste derrière, interprétant Glosoli. Le rideau est enfin tiré, l’Olympia rugit de plaisir. De 4, la composition du groupe passe alternativement à 9 avec le choeur de cuivres, à 8 avec les 4 filles d’Amina aux violons et violoncelle ou à 13 lorsque tout ce beau monde est ensemble sur la scène pour une reconstitution d’un orchestre philharmonique.

La magie Sigur Ros est une nouvelle fois à l’oeuvre pendant 2 heures, un mélange féérique et lyrique, bien plus qu’un concert, une oeuvre d’art. Dans quelques siècles on parlera de Sigur Ros comme on parle de la musique classique actuellement. Qu’on se le dise Mozart est Islandais.

Le dénouement est proche. Ce soir les Bleus continueront d’être de magnifiques volatiles de combat pour encore 4 jours ou redeviendront les vieux coqs décharnés qu’ils étaient aux yeux de la majorité des Français il y a seulement 15 jours. Depuis l’arrogance hispanique et la nonchalance brésilienne ont été renvoyées dans leurs pénates au terme de 2 matchs enfin aboutis. Signe du retour en grâce des héros de 1998 et 2000, le « I will survive » de Gloria Gaynor est ressorti du placard. Foot et musique semblent marcher main dans la main, mais qu’en est il vraiment ?

Pour mémoire en 2002, avant le départ en Corée et Japon, la France était alors championne du monde en titre et avait eu droit à son morceau d’encouragement  (« Allez les bleus« ) chanté par l’icône du rock hexagonal, l’homme qui remplit les stades, le Mick Jagger français (enfin belge), j’ai nommé….Johnny Hallyday. De là à y voir un lien de cause à effet avec la déroute des Français au dit Mondial, il n’y à qu’un pas…que je franchis allègrement.

Cette tradition de créer un morceau pour l’équipe nationale, disparue aussi rapidement qu’elle était venue chez nous, a la peau dure chez nos amis anglais, où la relation étroite entre rock et foot n’est pas une utopie. Pour cette édition de la coupe du monde, Embrace avait intitulé le  morceau censé accompagné l’équipe nationale « World at your feet« . On connait la suite : Wayne Rooney a mal compris le sens de la phrase et s’est essuyé les pieds en question sur les attributs du portugais Carvalho. Retour à la maison prématuré pour les Britons et leur compagnes (les Wags). Les tabloïds anglais ne pourront plus consacrer leur page ou double-page quotidienne aux frasques de ces dames. Les anglais se consoleront en ressortant des cartons « World in motion« , l’hymne créé par New Order en 1990 pour la coupe du monde en Italie, qui reste à ce jour comme le meilleur morceau écrit pour des footballeurs, avec des vrais morceaux de footballeurs qui chantent. La preuve.

En France aussi on a eu droit aux footballeurs-chanteurs. Le moins connu d’entre eux est celui qui a eu le plus de succés dans les charts (Jean Pierre FrançoisJe te survivrais). Toujours au rayon soupe, Djorkaeff, Boli-Waddle et surtout Pascal Olmeta (« Tape dans un ballon« , tout un programme) se sont essayé aux arabesques musicales pour autant de bides. L’un des morceaux les plus célèbres en France sur le foot reste donc « Allez les Verts« , que chantait les bien nommés Supporters dans les années 70. Les Stépanois ont d’ailleurs la côte et la nostalgie de leur passé glorieux puisque Mickey 3D a récemment intitulé un de leurs morceaux « Johnny Rep« , en hommage au joueur Hollandais qui fit les beaux jours des Verts.

Les joueurs de foot s’apparentent parfois à de vrais icônes rock par leur charisme, leurs frasques ou plus simplement leur talent footbalistique. George Best fut le 1er footballeur à être adulé comme une rock star, il était même surnommé le 5ème Beatles. Le 1er opus de The Wedding Present en 1997 fut l’occasion pour eux de rendre hommage à leur idole en mettant une photo du joueur sur la pochette de l’album intitulé tout simplement « George Best Plus« .  Dans les années 90, Eric Cantona fit revivre l’esprit de George Best par son talent et ses frasques sur et en dehors du terrain et eu droit lui aussi à un traitement digne des rock stars. Le morceau à sa gloire, créé par les fans de Manchester United « Oooh ah Cantona » fut même un succés commercial. Manchester United est décidément un club particulier puisque Morrissey, grand supporter des Red Devils, a écrit un morceau (« Roy’s Keen« ) pour le capitaine (et accesoirement boucher notable) mancunien des années 1990-2000, l’irlandais Roy Keane. Plus proche de nous, la Mano Negra a également rendu hommage à l’un des plus grands joueurs de tout les temps sur le morceau « Santa Maradona« .

On attend fébrilement que Francis Lalanne, auto-déclaré supporter n°1 des Bleus, nous ponde un pamphlet contre la vilaine presse qui a critiqué l’équipe de France. Ca commencerait comme ça : « Vous les ronds-de-cuir… »