Sigur Ros à l’Olympia, une affiche à ne pas louper. Cela avait déjà été le cas l’an passé, à peu prés à la même époque, j’avais assisté avec émerveillement à mon 1er concert des Islandais.

Hier matin, je reçois la confirmation que j’aurais bien une invitation pour le soir même afin de faire une review du concert. Je rejoins Robert le photographe, on papote quelques minutes en attendant nos invits, il me raconte quelques anecdotes de concerts, sympa. A la manière d’un théatre une sonnerie annonce le début du concert. Juste le temps de se désaltérer et je rejoins ma place au balcon pour le début d’Amina. Islandaises également, les 4 filles qui composent le groupe passent allègrement d’un instrument à l’autre, qu’il soit moderne (samplers, synthés) ou plus ancien (xylophone, scie musicale). Elles reçoivent un accueil chaleureux de la part du public, conquis par leurs bidouillages musicaux et par la timidité d’une des membres annonçant entre 2 fous-rires que leur CD était à vendre à l’entrée.

Le rideau blanc qui cache la scène s’illumine vers 21h lorsque résonne les premières notes de Takk, intro de l’album du même nom. Un film est projeté et l’on aperçoit les membres du groupe en ombres chinoises juste derrière, interprétant Glosoli. Le rideau est enfin tiré, l’Olympia rugit de plaisir. De 4, la composition du groupe passe alternativement à 9 avec le choeur de cuivres, à 8 avec les 4 filles d’Amina aux violons et violoncelle ou à 13 lorsque tout ce beau monde est ensemble sur la scène pour une reconstitution d’un orchestre philharmonique.

La magie Sigur Ros est une nouvelle fois à l’oeuvre pendant 2 heures, un mélange féérique et lyrique, bien plus qu’un concert, une oeuvre d’art. Dans quelques siècles on parlera de Sigur Ros comme on parle de la musique classique actuellement. Qu’on se le dise Mozart est Islandais.

Publicités