Petit compte rendu du week-end Outre-Quiévrain :

Départ trés tôt samedi matin de chez Richard où Jerrymil, Soso, notre hôte et moi-même avons passé la nuit. Arrivée 4h plus tard sur le site de Hasselt-Kiewit où se déroule la festival Pukkelpop pour la 21ème année. Ce festival assez peu connu en France est pourtant un des rendez-vous majeur de l’été si l’on en juge par l’affiche proposée cette année et par celles des précédentes éditions. Le cru 2006 proposait  notamment Radiohead, Massive Attack, Daft Punk, Placebo, Arctic Monkeys, TV on the Radio, Beck… Alléchés par les images de Coachella et Belfort, nous avions donc décidé de faire le déplacement jusqu’en Belgique pour assister au concert de Daft Punk, que dis-je au spectacle son et lumière du duo à tête de robot.

Avant la récompense suprême prévue pour 23h50, beaucoup de bonnes choses nous attendaient. La 1ère surprise fut d’être accueilli par un soleil généreux, nous qui avions prévu le nécessaire en cas de pluie, on devait se rendre à l’évidence et mettre de côté nos préjugés climatiques. Oh pas pour trés longtemps, juste le temps de faire le tour du site (7 scènes tout de même) et d’assister au mix de la nouvelle coqueluche électro Para One ainsi malheureusement qu’à la fin du concert de Midlake. Une averse généreuse se déversa alors sur la tête des festivaliers, je choisis donc de rester sous le chapiteau qui avait accueilli Midlake pour attendre le set des anglais de 65 Days of Static. Ce groupe de Sheffield propose un post-rock instrumental qui fait penser à Mogwaï ou Godspeed you Black Emperor. J’attendais avec impatience ce concert car le groupe se fait plutôt rare dans nos vertes contrées et car je prends beaucoup de plaisir à écouter leurs 2 albums. Il en fut de même pour la version live, grosse énergie déployée par le quatuor, rien que pour eux ça valait le déplacement.

Un passage sur la grande scène pour constater que le public belge est particulièrement endormi, à moins que ce ne soit le look et la piètre prestation des Lost Prophets qui en soient la cause… Retour dans la partie électro du festival pour assister à une partie du mix du duo Justice, malheureusement pas assez pour entendre leur tube « We are your friends« . Les têtes d’affiche de cette dernière journée du festival s’apprêtaient à défiler sur la grande scène et l’on décidait de ne plus quitter cet endroit afin d’être bien placé pour le grand raout final. On assista donc au (plutôt pas mauvais) concert des boutonneux Arctic Monkeys, d’abord au sec puis sous le déluge. Les éléments se déchaînèrent une bonne heure sur notre tête, l’idée de rebrousser chemin pour se mettre à l’abri fut un moment évoquée mais on resta finalement campé sur nos positions. Le déluge prit finalement fin un peu avant le set de Placebo. Brian Molko nous gratifia de sa nouvelle coupe de cheveux (rasés) et d’un concert assez classique mais néanmoins plaisant.

Il restait donc une heure à attendre avant LE concert, celui qui nous avait fait parcourir les 4h de route, qui nous avait vu rester 1h sans broncher sous la pluie battante, 6h debout à piétiner sur place, à empêcher des gros lourds de s’engouffer dans les 10 cm² que l’on avait laissé devant nous, en nous faisant le coup de « je vais rejoindre ma copine » (imaginaire bien entendu). Bref inutile de préciser que l’attente était forte et donc les chances d’être déçus trés élevées. Pourtant, aprés s’être fait attendre 1/4h, on assista à un « concert » d’1h10 vraiment exceptionnel de la part de Daft Punk. Pas de surprises par rapport à ce qu’on avait pu voir de leurs précédents sets à Coachella ou Belfort mais les 50 000 personnes présentes en prirent plein les yeux et les oreilles, dans une ambiance indescriptible. Je ne pensais pas un jour m’enthousiamer à ce point pour 2 gugusses à tête de robot mixant des disques mais je dois reconnaitre que ce spectacle son et lumière de Daft Punk restera comme un de mes meilleurs souvenirs live.

Le festival se terminait par un spectacle aérien digne de Découflé et par un feu d’artifice que l’on suivait de loin, les jambes lourdes et surtout pas tout à fait remis de nos émotions.

Publicités