Rock en seine 2006 c’est parti.  Pour cette 4ème édition pas d’innovation majeure si ce n’est un écran géant sur la scène de la cascade. La pluie n’a pour le moment pas été au rendez-vous, au contraire c’est un soleil généreux qui nous réchauffa pendant la traditionnelle attente pour entrer dans l’enceinte du parc de St Cloud. Le bracelet rose au poignet, le festival 2006 pouvait commencer.

Il y a déjà beaucoup de monde lorsqu’on arrive sur la grande scène vers 17h pour assister au concert de Nada Surf. On a manqué les sets de Wolfmother et Calexico, bof pas une grosse perte en ce qui me concerne. Le trio américain francophone est visiblement toujours aussi heureux de se produire en France. Leur concert est assez classique (« Popular« , « Inside of love« ..) et un peu mou du genou, une constante chez eux depuis 2 albums. La scène de la cascade était ensuite l’occasion de voir pour la 1ère fois l’un des buzz de 2005, les New-Yorkais Clap Your hands Say Heah. J’avais entendu beaucoup de choses négatives sur leurs performances en live, il est vrai que le chanteur a une voix trés particulière sur cd donc le pire était à craindre sur scène. Pourtant j’avoue avoir été agréablement surpris, leurs morceaux passent plutôt pas mal, c’est beaucoup moins statique que ce qu’on m’avait dit bref j’ai tapé des mains en disant Yeah !!

La perfide Albion était également présente en cette 1ère journée, à commencer par Carl Barat et ses Dirty Pretty Things sur la grande scène. Je suis assez peu réceptif à toute la mouvance Libertines/Babyshambles/DPT donc on a écouté ça de loin dans l’herbe. Pour Kasabian ce fut un peu la même chose même si ces clones d’Oasis ont quelques morceaux que j’aime bien (« Club Foot« , « LSF« , « Empire« ). TV on the Radio avait ensuite « les honneurs » de la petite scène de l’industrie, drôle de choix quand on connait l’attente suscitée par ce groupe. Je suis pas fan de leurs albums qui m’ennuient assez rapidement hormis quelques morceaux (l’excellent « Playhouses » ou « Staring at the sun« ). Sur scène ce fut la même chose avec un « Playhouses » de folie. Jack White et ses Raconteurs se produisaient ensuite sur la scène de la cascade, j’avoue avoir écouté ça de loin, occupé que j’étais à rejoindre des gens que je n’ai finalement pas trouvé. Ca avait l’air pas mal.

Le bouquet final de la soirée sur la grande scène avait pour nom Morrissey.  C’était une 1ère pour moi que de voir le Moz’ en live et même si ses derniers albums m’ont un peu déçu je reste attaché à la période des Smiths et à ses 1ers albums solos. Moins gros et mieux sapé que les Pixies l’an dernier, c’est le 1er constat que l’on peut faire lorsqu’il entre en scène accompagné de ses musiciens bizarrement tous sapé pareil. Tout ça a un petit côté « Ricky Norton et les Frégates » vite oublié avec « Panic » le 1er titre servie par le Moz’. Quel bonheur d’entendre des morceaux des Smiths en live : « Girlfriend in a coma« , « Stop me if you think that you’ve heard this one before« , « How soon is now« . Pour le reste beaucoup de morceaux de ses derniers albums malheureusement et quelques blagues. C’est d’ailleurs un vrai plaisir de voir un Morrissey faire des grimaces, de l’auto-dérision et tenter quelques mots en français : « Je m’appelle Jean Gabin » ou « Je m’appelle Sacha Distel ». Bon par contre le choix des personnages est plus discutable…

La suite aujourd’hui avc Broken Social Scene, Phoenix, Beck, Editors, Radiohead et surement la pluie.

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