Suite et fin du compte-rendu de Rock en Seine 2006 avec la journée de Samedi. Arrivée tôt sur le site pour ne pas manquer le 1er concert de la journée, le collectif canadien Broken Social Scene. Malgré la pluie qui fit son apparition pendant le set, le plaisir fut au rendez-vous, que ce soit dans le public ou sur scène. Leur compatriote Feist, présente l’an dernier au même endroit, nous fit l’honneur de chanter sur quelques morceaux, prouvant que ce collectif d’artistes était également une bande de potes. Ensuite petit tour par l’expo photo Mondino, sympa. Il y a déjà foule devant la grande scène pour accueillir les Versaillais de Phoenix et leurs tubes balançant entre le rock et l’électro. Pas de quoi se lever la nuit mais c’est efficace, en tout cas ça donne envie de danser.

On apprécia d’autant plus la performance de Phoenix qu’aprés eux ce fut un peu le désert pendant 2h. Skin, l’ex leader de Skunk Anansie, a pris place sur la scène de la cascade mais ses hurlements nous saoulent assez vite. Dommage elle sait faire des ballades sympas (« Hedonism (just because you feel good » de son ancien groupe) mais quand elle hurle et saute partout c’est vite lassant. Les Dead 60’s eux avaient les honneurs de la grande scène et c’était beaucoup d’honneur je trouve pour un groupe qui n’a qu’une seule bonne chanson dans son répertoire (« Riot Radio« ). Le reste est du ska/reggae naze et un morceau qui pompe honteusement le riff de « There she goes » des La’s. J’avais vu les Rakes en 1ère partie de Bloc Party et j’avais trouvé ça assez navrant, j’ai constaté que rien n’avait changé hormis leur single (« Open Book« ).

Place ensuite à ce qui restera comme un des grands moments du festival. Beck et sa clique était particulièrement attendu, le bouche à oreille de ses concerts estivaux étant particulièrement positif. Le théatre de marionettes singeant tous les faits et gestes des membres du groupe était installé sur scène, les 1ères notes de « Looser » résonnèrent. Le groupe arriva sur scène à la moitié du morceau, les marionettes s’étant chargées « d’interpréter » le début. Je suis pas super fan de Beck sur CD mais j’avoue avoir pris une grosse claque, notamment visuelle. Si Beck fut trés statique et stoïque, le reste du groupe a de l’énergie à revendre et le playback des marionettes était vraiment excellent, tout comme les morceaux interprétés tout seul par Beck à la guitare pendant que le reste du groupe mangeait sur scène, toujours singés par les marionettistes. Le summum fut atteint avec un intermède qui vit le groupe repartir en coulisse, les écrans géants diffusant alors un clip de quelques minutes (« le Puppettron« )qui voyait les marionettes interagir devant quelques uns des grands monuments parisiens ou converser avec des autochtones : tout bonnement hilarant. Le groupe revint ensuite avec 2 membres ayant enfilé un costume d’ours pour un ultime morceau folk/hip hop qui mit le public en transe. On était venu pour Radiohead et on en avait déjà pris plein les yeux et les oreilles, les Oxfordiens allaient devoir assurer s’ils ne voulaient pas se faire voler la vedette.

Autant ne pas tourner autour du pot 107 ans, ils ont assuré !!! Le set commença malheureusement avec un peu de retard, il dura donc un peu moins longtemps que les 2h annoncées mais 21 morceaux dont quelques nouveautés c’est déjà pas mal. Le groupe semble revenir a quelque chose de plus rock, les bidouillages électro furent un peu moins présent que sur la précédente tournée. Thom Yorke s’étant trouvé un bac à sable perso (son album solo « The Eraser« ), le groupe semble revenir à ses 1ères amours électriques. En tout cas pas mal de morceaux de « The Bends » et « Ok Computer » dans la set-list et les nouveaux morceaux sonnent assez rock. Même si pour moi ce n’était pas une première, j’ai réellement pris beaucoup de plaisir à les voir sur scène. Le retour au bercail fut plus compliqué, la foule était vraiment trés importante et les métros pas extensibles…