septembre 2006


Mercredi (suite et fin) : Le chauffeur cubain et un colombien qui voyage avec les italiens en viennent quasiment aux mains devant les yeux ébahis des gens du parc, peu habitués à de tels débordements. Nous décidons de rentrer en bus plutôt que de prendre le risque de rester coincé dans le désert. Avant cela nous visitons le parc de Talampaya avec les hollandais qui nous avaient dépanné au bord de la route. Au bout de 2h de visite, on aperçoit le chauffeur cubain qui nous attend de pied ferme à l’entrée. Les italiens sont partis avec leur 4×4 et notre chauffeur. Nous héritons du fou furieux et du 4×4 pourri. Nous avons le choix entre attendre 2h un bus qui mettra surement 3h pour rallier La Rioja ou partir avec le fou du volant sans aucune garantie d’arriver. On a choisi le fou !!!

Il nous promet que nous serons rendu dans 2h à la Rioja. Au bout d’une heure tout se passe bien, on le trouve même plutôt sympa. Et puis patatras c’est le drame. Une côte sournoise fait descendre le moteur sous les 3000 tours/minutes et la voiture s’arrête. On est quitte pour pousser jusqu’à la prochaine descente. La voiture redémarre à la faveur de la descente et c’est un remake de Speed qui commence avec le cubain dans le rôle de Keanu Reeves. On prend les virages en épingle, on frôle des vaches qui s’apprêtent à traverser la route…jusqau’au premier stop où la voiture s’arrête pour de bon. Il nous reste plus qu’à attendre que le 1er chauffeur vienne nous tracter. L’attente a lieu dans un boui-boui en buvant de la Quilmes et en matant du foot, pendant plus d’une heure. On rejoint la Rioja vers 22h30, soit 6h30 aprés le départ de Talampaya, bien loin des 2h annoncées…

Jeudi : Départ le matin de la Rioja, on est pas fachés de quitter cette ville. Direction la Patagonie via la pampa et 26h de bus.

Vendredi : On arrive à Bariloche vers 15h et l’on est assailli par des gens nous proposant des auberges. Bariloche est située au nord de la Patagonie, dans la région des lacs. Ici il fait froid, rien à voir avec le nord du pays. La ville est entourée de montagnes enneigées, le paysage est superbe. Cela ressemble vraiment aux Alpes, d’ailleurs il y a beaucoup de français. La ville a éte créé par des Suisses et c’est la capitale du chocolat en Argentine. On fait un tour en ville et on découvre des magasins à faire pâlir Charlie et sa chocolaterie. Miam !!!

Samedi : On part le matin pour le Circuito Chico, un tour qui nous fait voir de plus près les superbes montagnes enneigées. Un tour de télesiège nous donne un meilleur aperçu du panorama. L’après-midi est consacré à rejoindre Villa La Angostura qui sera notre point de départ pour demain et la route des 7 lacs jusqu’à San Martin de Los Andes.

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Mardi : La bonne étoile qui nous suivait depuis le début s’est envolée. Ca a commencé par la clim qui était cassée et me tombait dessus dans le bus puis c’est au tour du bus lui même de rester en rade. On change de bus et le trajet dure 13h au final. Ce n’est pas tant les distances qui sont en cause à chaque fois mais plutôt les arrêts, nombreux et interminables. On a choisi de voyager avec la compagnie la plus sûre (Andesmar), mais la sécurité a un prix : la ponctualité. L’arrivée à la Rioja marque le début du passage dans la faille temporelle de la scoumoune. On marche tout d’abord toute la matinée en plein cagnard à la recherche de l’office du tourisme et d’agences afin de prendre un tour pour les parcs de Talampaya et Ischigualasto (Vallée de la lune). Nos guides pourtant récents nous indiquent des mauvaises adresses et les habitants de la Rioja ne nous sont pas d’un grand secours. On a l’étrange impression d’être les seuls touristes ici. On réussit finalement à trouver une agence mais le tour ne se fait qu’à partir de 6h30 du matin. On est bons pour passer une après-midi dans cette fabuleuse ville de la Rioja. On se croirait dans le sud de l’Espagne, il fait trés chaud et tout le monde fait la sieste. La ville est morte jusque vers 18h où la vie reprend. La pollution est insupportable (une constante dans toutes les villes ici). Le musée que nous voulions visiter est lui aussi fermé !! On a l’impression de s’être trompé de ville. La pension dans laquelle nous logeons donne sur une rue trés circulée, la nuit fut donc rude entre le bruit et la chaleur.

Mercredi : Départ en 4×4 à 6h30 pour la Vallée de la lune. Le chauffeur est un peu rustre mais marrant. Au bout de 100km (sur 240), le 4×4 s’arrête net et refuse de redémarrer. Heureusement le chauffeur avait prévenu son collègue, qui nous suivait donc par précaution. Nous allons être tracté par une corde qui fait a peine 1m50…On a même pas de ceinture de sécurité à l’arrière, si jamais le gars de devant freine, on repeint le pare-brise. Notre chauffeur n’arrête pas de faire des signes a l’autre pour lui dire d’accélerer, on est pourtant à 100km/h !! Les Italiens qui occupent le 4×4 de devant ne sont pas rassurés, nous non plus. On l’est encore moins quand notre chauffeur enfile un pull tout en conduisant ou cherche des prospectus sous son volant ou fume une clope…On arrive finalement sains et saufs. La visite est sympa malgré le froid qui règne pour l’instant sur cette immensité désertique. Aprés 3h de visite on part vers le parc de Talampaya, distant de 40km. Au bout d’une dizaine la voiture s’arrête de nouveau et refuse de redémarrer. Le 4×4 des italiens nous a doublé car ils ont peur de nous tracter de nouveau. Il fait maintenant plus de 35 degrés dans le désert et il n’y a quasiment personne qui passe par cette route. Le chauffeur s’entête mais on ne repart pas. Il finit par comprendre à nos mines déconfites qu’il faut faire quelque chose. Il arrête un mini-bus qui nous emmêne au parc. Là une vive altercation a lieu entre les italiens et le chauffeur de leur 4×4 (un cubain) car ils refusent de devoir nous tracter, ce qui semble être la seule solution pour nous de rentrer.

La suite la prochaine fois….

Samedi : Nous empruntons la célèbre route 40 qui traverse  tout le pays du Nord au Sud. Le hic c’est que cette route a par endroits seulement l’appelation de route. On fait du 30 km/h de moyenne. Au moins on a le temps d’admirer le paysage qui est un peu moins beau que la veille. La temperature a aussi drôlemement chutée par rapport à la Quebrada de Cafayate (37 degrés), on descend même sous les 10 degrés au Piedra del Molino (3348m). On s’arrête pour manger dans un bled (Molinos) où l’on nous regarde comme des extra-terrestres. L’amabilité est en option, c’est suffisament rare pour l’instant pour le souligner. On continue notre route jusqu’à Jujuy où nous passons la nuit, aprés plus de 500km de route dont la moitié sur une route défoncée. Je recompte mes vertèbres, c’est bon elles sont toutes là.

Dimanche : La Quebrada de Humahuaca est au menu du jour du seigneur. La route est bonne, ca fait plaisir. D’autant plus que je pouvais compter les lattes du lit dans mon dos la nuit dernière. Le paysage est de nouveau magnifique, de Purmamarca à la vallée des peintres de Humahuaca où nous arrivons en début d’après-midi.  On trouve un hôtel trés sympa où l’on peut enfin laver nos affaires. On reste dans le village tout l’après-midi, entre ballades, bières brunes et un petit tour sur le net. La température tombe vite ici (en dessous de 0°C), on est à plus de 3000m d’altitude. On se couche tôt après une bonne partie de rigolade et de photos débiles.

Lundi : Debout à 5h45 afin d’avoir le temps de faire la boucle nord et retourner à Salta. On emprunte de nouveau la route 40 mais cette fois-ci on fait du 80 km/h de moyenne. On est sur les plateaux de Puna, à plus de 4000m d’altitude. On croise de nombreux lamas, guanacos, vigognes et quelques locaux. Je devrais plutôt dire locos car il faut être fou pour vivre ici. On arrive sur le lac salé des Salinas Grandes où la réverbération est terrible. Il est l’heure de faire demi-tour et de quitter la route 40 pour ce bon vieil asphalte. On franchit un col a plus de 4170m d’altitude puis descente vers Purmamarca où nous attend un spectacle magnifique avec la montagne aux 7 couleurs.

Après la pause déjeuner où je goûte au lama et au maté coca, retour sur Salta ou nous rendons la voiture (en bon état) et nous apprêtons à partir pour La Rioja (740 km en 14h).

Jeudi : 26h de bus donc au programme (finalement ce sera 28), ça a de quoi faire peur. Finalement ça se passe plutôt bien, entre siestes, lecture, musique, dvd nazes et …. Bingo (l’équivalent du loto). La route est pas terrible, il y a énormèment de camions et de bus, le réseau férré etant inexistant ou presque en Argentine. Il y a aussi les surprises locales tels des cochons traversant tranquillement la route ou bien des nuées d’insectes géants venant s’écraser sur le pare-brise.

Vendredi : Arrivée à 1h30 du matin à Salta, nous nous dépêchons de trouver une auberge de jeunesse et nous glisser dans les draps. Le matin, visite rapide de la ville, belle architecture coloniale et surtout dépaysement garanti. Si la population de Buenos Aires ressemble comme 2 gouttes d’eau à une population méditerranéenne classique, celle de Salta est typiquement indienne. Nous sommes en effet dans la région du Nord Ouest Andin pour 4 jours. Nous achetons notre billet de bus (seulement 14h…) pour lundi soir et louons la voiture qui va nous conduire le long de la Quebrada de Cafayate dans l’après-midi puis le long des vallées Calchaquies et de la Quebrada de Humahuaca les jours suivants. Les paysages sont sublimes encore une fois, la montagne est une vraie palette de peintre, colorée de vert, rouge, marron, jaune…On se croirait par moments dans le Nevada, s’attendant à voir surgir au grand galop le Duke en personne. Ce soir on dort à Cafayate, je prends des nouvelles de France, ça fait plus d’une heure que je suis sur le net et ça va me couter 2 pesos argentins ( moins d’un euro)…. Hasta Luego compañeros.

Dimanche : Départ avec 2h de retard de Roissy pour Milan, attente courte puis départ pour Buenos Aires. 11212 km et 14h d’avion plus tard, arrivée sur le sol argentin un peu vaseux.

Lundi :Il est 6h30 du matin et on se met à la recherche d’un taxi pour nous amener à la gare routière. Le chauffeur est moitié français et en profite pour nous arnaquer. En attendant le bus pour Puerto Iguazu, on se ballade dans le quartier chic de Recolleta. On y voit notamment une profession qui n’existe pas chez nous : promeneur de chiens. Cela consiste à promener une demi-dizaine de perros en laisse et apparement ça fait fureur là-bas. On rejoint ensuite la gare routière pour les 17h de bus et les 1786 km de trajet.

Mardi : On arrive un peu plus tôt que prévu, trouvons un hotel dans la foulée, prenons une douche bienfaitrice et direction les fabuleuses chutes d’Iguazu côté argentin. Malgré la sècheresse intense qui sévit depuis quelques mois et réduit le débit, le spectacle est grandiose avec en point d’orgue la Garganta del Diablo ( la Gorge du Diable) où se déversent des milliers de litres d’eau. La ballade dans le parc est sympa, on voit de nombreux animaux (coatis, crocodiles, toucans, fourmis géantes et pleins d’oiseaux colorés). Un petit train nous ramène à l’entrée sur la musique d’Ennio Morricone (Mission).

Mercredi : Debout à 7h pour prendre le bus direction Brasil et la ville de Foz do Iguazu. Ici les chutes sont encore plus impressionantes car on a une vue d’ensemble et grâce aux litres d’eau qui sont tombés cette nuit, le débit est plus important. Nous mitraillons sans arrêt. Au rayon anecdote, le poissard du jour s’appelle Erwan. Des oiseaux ont ruiné sa casquette avec leurs excréments et un coati lui a piqué ses frites pendant qu’on mangeait !!! L’après-midi on se dirige vers le barrage d’Itaïpu, le plus grand barrage du monde, sur le Río Parana, entre Brésil et Paraguay. La devise figurant sur le drapeau brésilien (Ordem e Progresso : Ordre et Progrès) illustre bien cette super-structure dont les brésiliens sont trés fiers. La preuve, la visite est gratuite. Retour en Argentine afin de se préparer aux 26h de bus pour la ville de Salta dans le Nord Ouest du pays.

Gino a des choses à dire,si ça vous intéresse faites vous connaitre ou faites passez.

Le blog de Cecile (a.k.a. Le Timbre) fourmille de bonnes choses et son dernier post est consacré à un groupe que j’adore, j’ai nommé Wolf Parade. Allez y de ma part.

Si l’été sonne plus ou moins le glas des tournées au profit des festivals, la rentrée est au contraire une période d’abondance qu’il faut gérer au mieux sous peine de carambolage de concerts ou pire de trous dans le compte en banque. Une certaine activité récente me permettant désormais d’avoir accés à bon nombre de concerts, je me suis concocté un petit planning approximatif de tout ce que j’aimerais voir durant les 3 mois à venir (en gras ceux dont j’ai déjà la place). C’est parti :

  • 15/09 : OK GO + Motion City Soundtrack (Batofar)
  • 12/10 : I Like trains (Maroquinerie)
  • 19/10 : Forward Russia (Maroquinerie)
  • 27/10 : Shearwater (Maroquinerie)
  • 29/10 : I Love You but I’ve Chosen Darkness (Maroquinerie)
  • 06/11 : Ben Kweller (Trabendo)
  • 07/11 : Antony and the Johnsons (Olympia)
  • 08/11 : Kaiser Chiefs (Trabendo)
  • 10/11 : Festival Inrocks (Spinto Band, Boy Kill Boy, The Kooks…)
  • 11/11 : Festival Inrocks (Gang of Four, Guillemots, Midlake…)
  • 15/11 : The Killers (Bataclan)
  • 16/11 : We Are Scientists + You Say Party ! We Say Die ! (Maroquinerie)
  • 29/11 : Cyann et Ben (Point Ephemere)
  • 13/12 : She Wants Revenge (Trabendo)

Bien sûr tout ceci est soumis à tout un tas d’aléas mais quelque chose me dit que cette liste risque plutôt de grossir que l’inverse… A noter la semaine de folie du 06 au 16/11 qui si je respecte le planning me verra enchainer 7 concerts en 10 jours. J’aurais pas intérêt à trainer pour les reviews sinon je vais tout mélanger.

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