Mardi : La bonne étoile qui nous suivait depuis le début s’est envolée. Ca a commencé par la clim qui était cassée et me tombait dessus dans le bus puis c’est au tour du bus lui même de rester en rade. On change de bus et le trajet dure 13h au final. Ce n’est pas tant les distances qui sont en cause à chaque fois mais plutôt les arrêts, nombreux et interminables. On a choisi de voyager avec la compagnie la plus sûre (Andesmar), mais la sécurité a un prix : la ponctualité. L’arrivée à la Rioja marque le début du passage dans la faille temporelle de la scoumoune. On marche tout d’abord toute la matinée en plein cagnard à la recherche de l’office du tourisme et d’agences afin de prendre un tour pour les parcs de Talampaya et Ischigualasto (Vallée de la lune). Nos guides pourtant récents nous indiquent des mauvaises adresses et les habitants de la Rioja ne nous sont pas d’un grand secours. On a l’étrange impression d’être les seuls touristes ici. On réussit finalement à trouver une agence mais le tour ne se fait qu’à partir de 6h30 du matin. On est bons pour passer une après-midi dans cette fabuleuse ville de la Rioja. On se croirait dans le sud de l’Espagne, il fait trés chaud et tout le monde fait la sieste. La ville est morte jusque vers 18h où la vie reprend. La pollution est insupportable (une constante dans toutes les villes ici). Le musée que nous voulions visiter est lui aussi fermé !! On a l’impression de s’être trompé de ville. La pension dans laquelle nous logeons donne sur une rue trés circulée, la nuit fut donc rude entre le bruit et la chaleur.

Mercredi : Départ en 4×4 à 6h30 pour la Vallée de la lune. Le chauffeur est un peu rustre mais marrant. Au bout de 100km (sur 240), le 4×4 s’arrête net et refuse de redémarrer. Heureusement le chauffeur avait prévenu son collègue, qui nous suivait donc par précaution. Nous allons être tracté par une corde qui fait a peine 1m50…On a même pas de ceinture de sécurité à l’arrière, si jamais le gars de devant freine, on repeint le pare-brise. Notre chauffeur n’arrête pas de faire des signes a l’autre pour lui dire d’accélerer, on est pourtant à 100km/h !! Les Italiens qui occupent le 4×4 de devant ne sont pas rassurés, nous non plus. On l’est encore moins quand notre chauffeur enfile un pull tout en conduisant ou cherche des prospectus sous son volant ou fume une clope…On arrive finalement sains et saufs. La visite est sympa malgré le froid qui règne pour l’instant sur cette immensité désertique. Aprés 3h de visite on part vers le parc de Talampaya, distant de 40km. Au bout d’une dizaine la voiture s’arrête de nouveau et refuse de redémarrer. Le 4×4 des italiens nous a doublé car ils ont peur de nous tracter de nouveau. Il fait maintenant plus de 35 degrés dans le désert et il n’y a quasiment personne qui passe par cette route. Le chauffeur s’entête mais on ne repart pas. Il finit par comprendre à nos mines déconfites qu’il faut faire quelque chose. Il arrête un mini-bus qui nous emmêne au parc. Là une vive altercation a lieu entre les italiens et le chauffeur de leur 4×4 (un cubain) car ils refusent de devoir nous tracter, ce qui semble être la seule solution pour nous de rentrer.

La suite la prochaine fois….