Dimanche : La matinée est donc consacrée à rejoindre San Martin de Los Andes, une station de ski renomée et huppée, via la superbe route des 7 lacs. En fait c’est surtout le paysage qui est superbe car la route, elle, est pas terrible. L’hiver vient de s’achever et elle est pleine de trous, cailloux…Pas grave cela nous permet d’apprécier les lacs et les montagnes qui s’y reflètent. Nous arrivons le midi à San Martin et aprés avoir dégusté la spécialité locale (la truite), nous nous mettons en route pour le parc national Lanin et plus particulièrement le volcan qui lui donne son nom. Il culmine a plus de 3700m d’altitude et est pour une grande partie enneigé. La visibilité est bonne jusqu’à ce qu’on entre dans la forêt. Lorsque l’on ressort, on est tout prés du volcan mais de gros nuages se sont amoncelés en cette fin d’après-midi. On n’aperçoit plus le sommet qui domine la chaine de montagnes alentour de plusieurs têtes. Tant pis pour les photos de près.

On rejoint Junin de los Andes, qui a beaucoup moins de charme que San Martin. L’auberge de jeunesse est pas chère du tout mais le confort est spartiate. On dort dans le grenier sur des matelas pourris. On évite les draps au profit de notre sac de couchage.

Lundi : La voiture est complètement gelée au petit matin. On fait une halte dans une boulangerie afin de laisser le temps à la voiture de dégeler. Les patisseries sont délicieuses, on a enfin trouvé quelque chose d’intéressant à Junin. Pas le temps de flaner, une route difficile nous attend afin de rejoindre la frontière chilienne.

On passe encore plus près du volcan Lanin et le temps étant au beau fixe, on prend les photos tant désirées la veille. Laroute est asphaltée et nous arrivons donc rapidement au poste frontière. Les Argentins ne nous cherchent pas trop de noises hormis l’accueil glacial de la nana de la douane. Côté chilien c’est Ok Corral. On remplit 50 papiers, on passe de bureau en bureau où on reremplit des papiers. Le gars de la douane fouille nos sacs à dos et nous demande de sortir nos gros sacs du coffre afin de les faire passer aux rayons X. Heureusement le poste est équipée d’une machine à rayons sinon on était bon pour un bon vieux vidage de sac à la mano. L’auto doit également passer dans un pédiluve afin de ne pas transporttToutes ces joyeusetés (entre Argentine et Chili) nous bloquent quasiment 1h et nous rapportent 2 nouveaux tampons sur le passeport.

Aprés plusieurs dizaines de km sur une route en mauvais état, on rejoint l’asphalte et les villages de montagne chiliens. On arrive peu avant midi à Pucon où l’on peut admirer depuis le centre-ville le volcan Villaraca juste derrière. Ce volcan est contrairement au Lanin encore en activité. On voit d’ailleurs quelqies fumées s’échappaient de son sommet. Il y a un système de feux tricolores en ville afin de prévenir la population en cas de danger. Sympa !!!! Aujourd’hui c’est vert donc pas de risque. Cela me rappelle le système de drapeaux chez nous à l’océan mais sans le même impact.

Le volcan Villarica est lui aussi sublime, quasi totalement enneigé. Le temps étant extrêmement changeant à cette altitude,l’on n’est pas surpris de voir les nuages arriver durant l’aprés-midi. On rebrousse chemin vers l’Argentine afin d’éviter de se prendre une pluie torrentielle sur la tronche sur ces routes cabossées.

Le contrôle aux frontières se fait plus rapidement, les Chiliens sont moins regardant quand on quitte leur pays apparement. La nana de la douane argentine est toujours aussi avenante (sic). Ce soir on dort à San Martin de los Andes dans une auberge trés sympa et animée, avec une literie confortable et une salle de bains digne de ce nom.

Mardi : On dort un peu plus tard que le reste du séjour car c’est notre dernière matinée avant le départ en bus pour Buenos Aires. La voiture est rendue à l’agence sans qu’un problême soit relevé malgré les 780 km effectués, sur des routes parfois défoncées. Bravo au chauffeur (Erwan).

Nous avons choisi de changer de compagnie de bus car nous avons peu confiance en la ponctualité d’Andesmar et nous avons un avion à prendre le lendemain. Nous partons à 13h de San Martin, nous somme censés arriver le lendemain à 9h30. Le trajet est agréable malgré que nous réalisions que les vacances sont finies. Les dvds proposés sont pour une fois récents et pas trop mals (King Kong notamment), on a même droit à du champagne !!!

Comme toutes les nuits pendant 2 semaines et 1/2, je me réveille à 4h30 heure locale (9h30 en france) sans arriver vraiment à me rendormir. Je n’ai pas encore trouvé l’explication à ça. Malgré le fait que nous soyons en bus couchette on dort donc assez peu. Les arrêts se comptent sur les doigtrs d’une main, nous gagnons donc un temps fou, d’autant plus que le chauffeur roule à tombeau ouvert.  Il est quasi impossible de boire son café sans s’ébouillanter ou s’en mettre partout (n’est ce pas Seb ?).

Résultat : on arrive à Buenos Aires entiers et avec 1h30 d’avance sur l’horaire prévu. Chapeau.

Cette fois-ci on se fait pas rouler par le taxi et on paye le prix imposé pour l’aéroport par l’état, soit 100 pesos (25 euros) de moins qu’à l’aller.

Le vol pour Milan (13h) parait interminable, d’autant plus que l’on n’arrive presque pas à dormir. Aprés un peu plus d’1h d’attente à Milan, direction Paris (1h30) pour une arrivée à 11h sur le sol français soit quasiment 48h aprés notre départ en bus de San Martin mardi.

On est tous claqué, on a dû dormir 8h ces dernières 48h et il nous tarde de rejoindre nos pénates. Le retour à la réalité est rude, j’apprends qu’un membre de ma famille qui m’est cher nous a quitté la nuit de mon départ pour l’Argentine. J’aurais tant aimé lui dire au revoir une dernière fois.

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