novembre 2006


Je continue ma cure de cinéma, actualité fournie oblige, avec les 4 derniers films vus dans les salles obscures, à commencer par le Labyrinthe de Pan du réalisateur mexicain Guillermo Del Toro.

 Aprés Blade 2 et Hellboy, Del Toro délaisse l’univers des héros de comics pour la fantasy et un imaginaire à la Tim Burton. Sur fond de guerre civile, une jeune fille découvre un mystérieux labyrinthe habité par une créature étrange qui lui révèle qu’elle est l’héritière d’un trône disparu. Pour le récupérer elle va devoir réaliser différentes épreuves, à la frontière entre l’imaginaire et le monde réel… Il n’y a pas que sur l’affiche que Del Toro fait du Burton, le labyrinthe de Pan fait trés souvent penser à l’oeuvre du grand Tim et pas seulement pour son bestiaire. Il est à noter que l’horreur n’est pas forcément là où on l’attend le plus dans ce film tant la guerre civile espagnole est montrée de façon brutale mais réaliste. Sergi Lopez est remarquable dans son rôle de salaud. Del Toro a eu bien fait d’attendre 20 ans pour réaliser ce film qui devait être son premier.

 NE LE DIS A PERSONNE : Quoi qu’en dise le titre je vais quand même vous en parler (rires). Excellent thriller réalisé par Guillaume Canet, adapté d’un roman surement trés bon d’Harlan Corben. Voilà, pas grand chose à rajouter si ce n’est que Berléand est comme toujours trés bon et Cluzet ne donne pas sa part au chien.

 SHORTBUS : Second film de John Cameron Mitchell aprés le génial Hedwig and the angry inch. Shortbus évoque les interrogations de new-yorkais sur leur sexualité mais pas seulement. Le sexe est ici prétexte à une réflexion plus profonde (hmmm). Pas le chef d’oeuvre annoncé mais un bon film un peu intello sur les bords (oui on dirait pas comme ça). Un BO sympa et quelques trés bons moments tout de même.

 THE HOST : Aprés le thriller (Memories of Murder), Bong Joon-Ho revient avec un film de monstre agrémenté de scènes comiques et d’une satyre politique et sociale de la Corée. The Host est un trés bon film de monstre, en même temps la concurrence n’est pas trés vivace. De là à en faire le film de l’année comme je l’ai lu presque partout….En ce qui me concerne c’est loin d’être le cas.

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The ClerKsThe Dissidents

Pony Up!The Truth about Cats and Dogs (is that they die)

SemifinalistsYou Said

et enfin last but not least PulpCommon People (live Glastonbury 1995). Pour la petite histoire j’avais acheté la VHS de ce concert, je l’ai redécouvert il ya peu et j’ai aussitôt acheté la version DVD qui contient ce concert de Glastonbury plus un autre de 1998 au festival T in The Park.  Dis Jarvis, tu veux pas reformer Pulp hein dis ?? En attendant qu’il se décide, 10 mn de bonheur.

Bowie + ReznorI’m Afraid of Americans 

Quelques ajouts dans la Radio-blog :

  • Pony Up! – The truth about cats and dogs (is that they die)
  • And You Will Know Us By The Trail Of Dead – Wasted State Of Mind
  • Mumm-Ra – Out of the question
  • Jarvis Cocker – Black Magic
  • The Pigeon Detectives – I’m not sorry
  • The Thermals – Returning to the fold
  • Semifinalists – Show the way
  • Cyann and Ben – Sunny Morning
  • Milestone – Preacher’s Run

Le marketing viral prend de plus en plus d’ampleur au fur et à mesure que notre société devient dépendante des nouveaux moyens d’information. J’avais bien aimé celui de la SNCF l’an passé et là je viens de tomber sur un nouveau qui m’a aussi interpellé. Tout avait commencé comme souvent par une pub anodine dans le métro qui vantait les mérites du rentring, sans pour autant aborder rééllement le sujet. Et puis aujourd’hui une page dans un quotidien gratuit développe un peu plus cette soit disant « nouvelle tendance ». L’encart est préfixé du mot « publicité » ce qui prouve bien que nous avons affaire là à du marketing viral. Un prétendu journaliste interviewe la prétendue figure emblématique du rentring, Tchéky Rebal. Avec un nom comme ça c’est clair qu’on a qu’une envie c’est rentrer chez soi !!! Car oui le principe du rentring tel qu’il nous est exposé est simple, cela consiste à rentrer chez soi au lieu de sortir…

Un rapide coup d’oeil sur le site spécialisé dans ce genre de phénomènes (Culture Buzz) m’apprend que c’est Orange qui se cache derrière tout ça. L’opérateur téléphonique propose un nouveau forfait telephonique, ADSL, tricot et que sais-je encore, qui ferait se sentir mieux chez soi qu’à l’extérieur. Mouais bon finalement le marketing viral c’est intéressant jusqu’à ce qu’on découvre ce qui se cache derrière, aprés ça me donne des boutons. C’est grave docteur ?

L’actualité ciné est riche en ce moment, j’essaie tant bien que mal de faire baisser la pile de dvds et films à voir. Petit aperçu des derniers visionnages.

STAY : Un casting qui me plaisait (Ewan Mc Gregor/Naomi Watts), une histoire de troubles de la personnalité à la Lynch qui avait tout pour me plaire bref je partais avec des a-prioris positifs. Au final le film est raté tout du moins au niveau du scénario car la réalisation est intelligente et la bande-son de toute beauté. Insuffisant.

PRETE MOI TA MAIN : En France on a pas de pétrole mais on a Alain Chabat et il a des idées. Cette comédie sentimentale est un vrai régal, les acteurs sont bons, on sourit, on est émus et Chabat en Robert Smith ça le fait.

TU MARCHERAS SUR L’EAU : Il attendait depuis un petit moment sur ma pile de dvds à regarder et j’ai eu tort. Oui j’ai eu tort d’attendre car c’est un trés beau film qui dans une certaine mesure aborde les mêmes thèmes que le Munich de Spielberg mais entre les 2 il n’y a pas photo. Poignant.

SYMPATHY FOR MR VENGEANCE : Le 1er volet de la trilogie de Park Chan-Wook (avec Old Boy et Sympathy for Lady Vengeance) sur la vengeance. Ici il est même question de vengeance au pluriel. Film à la fois d’une extrême violence et d’une grande poésie par moments comme seuls les asiatiques savent le faire. Un coup de poing cinématographique dont on ne sort pas indemne.

BORAT : Autant ne pas y aller par 4 chemins, on adore ou on déteste. Vulgaire, Trash, irrévérencieux, un mélange de South Park/Groland avec des vrais gens dedans, souvent pires que le dénommé Borat .  A ne surtout pas prendre au 1er degré. Quelques passages d’anthologie. Vive le Kazakhstan.

Cher Blog, je tiens à m’excuser car je n’ai pas été trés présent ces derniers temps. Jeudi soir par exemple je suis aller à la soirée Inrocks Indie Club de Novembre. C’était à la Maroquinerie donc j’avais mis mon blouson en cuir. J’y ai consommé de l’alcool en écoutant de la musique impie, le rock’n roll qu’ils appellent ça. Il y avait d’abord un groupe breton qui s’appelait Chen Chen, des vieux rockeurs sur le retour, un style que je croyais réservé aux kermesses et bar-mitzvahs. Il parait qu’ils font partie de la sélection CQFD 2005 (ceux qu’il faut découvrir) mais crois-moi cher blog on gagne à ne pas les connaître.  Aprés les chapeaux ronds, il y a eu des gens avec un accent bizarre qui sont montés sur scéne. Le chanteur de Chen Chen a dit qu’ils s’appelaient You Say Party We Say Hello mais il parlait anglais comme une vachette espagnole. En vérité c’était You Say Party We say Die! et qu’ils venaient d’un pays nommé le Canada. Yavait 2 filles et 3 gars, ils sautaient partout, ils discutaient avec le public, c’était bien. De l’electro-punk que ça s’appelle. Aprés ya des scientifiques qui sont venus sur scène, en tout cas ils se sont présentés comme tel. We Are Scientists qu’ils ont dit. Bon c’est vrai qu’ils avaient des droles de têtes, yen a même un qui avait la barbe et un autre des groses lunettes mais aucun n’avait de blouse blanche. Ils ont fait des nouveaux titres, des anciens et même des reprises dont Against All Odds de Phil Collins et c’était bien.

Sinon je te prépare quelques surprises cher Blog pour cette fin d’année dont une compil avec Gino.  Il faut aussi que je trouve le temps de chroniquer les CD que j’ai reçu (la BO du film sur Zidane par Mogwaï, The Brakes, The Thermals, I Love UFO) et d’ajouter quelques titres dans la radio-blog.

Pour finir cher blog voici un lien vidéo vers une émission de rock sur le net que l’on retrouvera peut être un jour à la télé. Quand Manoeuvre, Eudeline, Burgalat, Sabatier et Valli parlent rock ça donne le Punk Press Club.

L’Olympia hier soir, clôture du festival des Inrocks édition2006 avec au programme : Fields, Klaxons, Etienne Daho et TV on the Radio.

Les premiers à s’élancer sont les anglo-islandais de Fields. Musicalement assez proches de leurs compatriotes Seafood, le quintet est apparu bien rodé en live. Le contraste était assez saisissant avec la soirée de la Cigale du vendredi (voir post précédent). Le mélange guitares saturées et nappes de synthés fonctionnent à merveille et prend encore plus de relief en live. Nick Peill (dont c’était l’anniversaire) et Thorun Antonia (la jolie clavieriste islandaise) jonglent admirablement avec leurs voix dont le chassé-croisé n’est pas sans rappeler les regréttés Catchers. A retenir notamment les trés bons If you fail we all fail et Brittlesticks (en écoute dans la radio-blog).

Les Klaxons arrivaient auréolés d’une étiquette de « next big thing » que l’on craignait un peu trop lourde à porter pour leurs frêles épaules. Si le trio, accompagné par un batteur, a semblé au début un peu perdu sur la grande et mythique scène de l’Olympia, ils se sont progressivement lachés..ce qui ne fut pas le cas du public. Composé pour la majorité de fans d’Etienne Daho, ils ont réservé un accueil assez froid à l’electro-hardcore klaxonienne. Il faut dire le fossé est grand entre Magick et Week end à Rome. L’étiquette qui leur colle à la peau n’est pas usurpée, les Klaxons vont se faire entendre d’ici peu (jeu de mots courtesy of Jean Roucas).

Il était 21h, l’heure des braves pour Etienne Daho. A la demande de JD Beauvallet, le dandy parisien fêtait l’anniversaire (20 ans) de son album Pop Satori en jouant celui-ci dans son intégralité pour la 1ère fois sur scène. Accompagné pour l’occasion par un quatuor de cordes et ses musiciens, il  s’est attelé à la tâche de bonne grâce et visiblement avec beaucoup d’émotion. Comme je le disais plus haut la salle était toute acquise à sa cause et son arrivée sur scène a déclenché une hystérie collective assez étonnante et plutôt bon enfant. Comme prévu il a donc joué tout les titres de Pop satori dans l’ordre et notamment les tubes Epaule Tatoo, Tombé pour la France et Duel au Soleil.  Des « Week-end à Rome » avaient beau jaillir de la fosse rien n’y a fait.J’avais beaucoup aimé le Daholympia à l’époque mais depuis j’avoue que j’avais décroché de son travail et notamment ses tentatives électro, je n’aurais donc pas eu l’idée d’aller le voir en concert s’il avait été programmé hors festival. Et pourtant. Plus les titres défilaient et plus je me disais que finalement ça allait être LE concert de la soirée pour moi. Ce retour 20 ans en arrière avec une nouvelle orchestration faisant la part belle aux cordes notamment m’a touché et je me suis pris au jeu de l’ambiance électrique qui régnait. Une vraie belle réussite que cet évènement. Chapeau Mr Daho.

Je ne m’attarderais aps trop sur les TV on the Radio que j’avais déjà vu à Rock en Seine. Je ne suis pas un grand grand fan même si Playhouses est pour moi un des meilleurs titres de l’année 2006.  J’ai tout de même préféré leur performance a St Cloud que celle d’hier soir… J’aurais peut être dû rester sur le concert d’Etienne Daho en fait, ce que n’a pas hésité à faire une bonne partie du public puisque la slle s’est vidée presque de moitié juste aprés la fin du set de Daho. A noter quand même le running gag qui m’a fait beaucoup rire pendant TV on the radio lorsque un gars leur a demandé de jouer « Week-end à Rome » !!!

Rien à voir avec les Inrocks mais je ne peux m’empêcher de partager la vidéo du concert à emporter d’Im from Barcelona, la chorale suédoise dont j’ai maintes fois parlé ici. Le concept est vraiment excellent et à fait ses preuves plusieurs fois depuis que la Blogotheque l’a mis en place. Cette fois-ci ils avaient décidé de convier 20 lecteurs du site afin d’accompagner Emanuel Lundgren, le chanteur d’Im From Barcelona, et donc remplacer les choeurs habituellement interprétés par la vingtaine de membres qui composent le groupe.  L’album est déjà un remède à la morosité ambiante mais ces 2 vidéos mettent une banane pas possible. J’aurais trop aimé chanter du yaourt avec eux ce jour là.

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