La Cigale, vendredi soir 19h, les anglais de Mumm-Ra ont déjà débuté leur show depuis un bon 1/4h quand je fanchis les portes de la célèbre salle parisienne pour cette édition 2006 du festival des Inrocks. Le groupe commence à faire parler de lui Outre-Manche grâce à quelques singles bien sentis (ici la vidéo de Out of the question). Un rapide coup d’oeil sur la scène et dans le public m’avertit que la majorité de la salle ne doit justement pas avoir la majorité (civile). Les quelques titres de Mumm-Ra que j’entends sont plutôt pas mal, ça sautille partout sur scène, c’est pas trés original niveau musical (very pop-rock british) mais ça lance assez bien la soirée. Ils ont également un canard en plastique que le chanteur a exhibé pendant un morceau, bon j’ai pas encore compris sa signification mais ça avait l’air de lui tenir à coeur.

Le temps de boire une bière avec Amélie et les 1ères notes de Back again des Boy Kill Boy résonnent. Sans être particulièrement agés, ce sera la seule fois de la soirée où l’on aura l’impression de voir des adultes sur scène. Les 4 Londoniens pratiquent une sorte de mélange émo/post punk/new wave où le synthé tiens une place prépondérante. Civil Sin, Suzie, On My own ou encore Six minutes font leur effet aussi bien sur l’album que sur scène. Les Boy Kill Boy prennent le flambeau des mélodies 80’s catchy aux Killers qui leur ont laissé de bonne guerre sur leur dernier opus Sam’s Town. Tout ça n’a une fois de plus rien d’original mais c’est loin d’être désagréable (hormis leur tentative de ballade pseudo-folk).

Le rideau rouge s’ouvre ensuite sur le seul groupe non-Britannique de la soirée, les Américains de Spinto Band. Contrairement à l’ordre établi qui veut que le groupe entre sur scène aprés l’ouverture du rideau, les membres du groupe sont déjà derrière prêt à dégainer Crack The Whip lorsque celui-ci s’ouvre. Démarre alors un festival de wouh-ouh, de têtes qui bougent dans tous les sens, d’échange d’instruments en plein morceau..bref les Spinto Band sur scène c’est Fraggle Rock. Did I Tell You et Brown Boxes (au kazou)sont particulièrement réussies, ce n’est malheureusement pas le cas du tube Oh Mandy qui souffre d’un problême de son évident (on n’entendait quasiment pas la fameuse mandoline). Si les mélodies ne sont pas toujours au rendez-vous, l’énergie et la folie scénique des Spinto Band fait mieux que contrebalancer. On vient d’assister au seul concert à vraiment retenir de cette soirée…qui n’est pas finie.

En effet les Kooks sont attendus (c’est peu de le dire) pour clôturer la soirée. La salle est remplie à moitié par des adolescentes même pas prépubères qui poussent des cris suraigus à la moindre évocation des Kooks par les différents groupes se relayant sur scène. Même si cela doit paraître évident, autant vous dire tout de suite que ça m’a profondément gonflé (pour pas dire plus). Je ne suis pas un grand fan des Kooks. J’aime bien quelques morceaux (Naïve, See the world, Ooh La) et j’ai bien du mal à comprendre l’enthousiasme de la presse Rock et la Hype qui accompagne le groupe mais bon pourquoi pas. Par contre il va falloir m’expliquer, à la vue de leur performance de la Cigale comment on peut présenter ce groupe comme l’avenir du Rock !!!  On a eu de la chance, le chanteur s’appellait Luke et non Patriiiiiiiick !!!

Au final cette soirée ne restera pas dans les mémoires, sauf si on avait 14 ans. Mention spéciale quand même aux bargeots Spinto Band.

Aujourd’hui expo Friedlander au Jeu de Paume. Ce célèbre photographe américain expose envion 500 photos jusqu’au 31 décembre 2006. On y suit de façon chronologique ses différentes périodes (photos de rues, autoportraits, nature et grands espaces, photos de nus…). J’ai particulièrement apprécié la subjectivité d’une grande partie de ces clichés et notamment les photos prises depuis sa voiture, dans le rétro ou bien celles à travers les vitrines de magasins…

Quelques exemples du travail de Friedlander ci-dessous :