La réunion de « travail » samedi aprés-midi avec une partie du staff d’Indiepoprock a été fructueuse, le zoom de fin d’année s’annonce chargé…Espérons que l’on aura le temps de tout mettre en place car le temps presse, Noël c’est déjà demain, l’affluence dans les rues commerçantes de Paris me l’a rappellé ce week-end.

Samedi soir direction le Point Ephemere ou se déroulait le concert des américains The Thermals. J’ai découvert ce groupe il y a peu en chroniquant une compil de l’excellent label de Seattle Sub Pop et leur 3ème album « The Body, the Blood, The Machine« . La réunion de travail de l’aprés-midi m’oblige à refuser une interview du groupe, j’apprendrais un peu plus tard que des problêmes de transport les ont fait arriver peu de temps avant le concert. Pas de regrets donc. Le groupe parisien Koko Von Napoo se charge d’ouvrir la soirée. Je constate avec joie que les mentalités changent doucement dans le monde du rock et que les filles sont de plus en plus nombreuses et pas seulement à la basse. La preuve, cet instrument longtemps dévoué à la part féminine d’un groupe est le seul occupé par un garçon chez les Koko. Je suis par contre un peu plus sceptique sur l’électro-post-punk du quatuor, pas franchement mauvais mais loin de m’avoir emballé. Quelques morceaux sympas tout de même vers la fin du set.

Comme je l’ai dit plus haut, les Thermals ont connu quelques soucis pour rejoindre Paris puisqu’ils ont passé 24h dans le bus en provenance d’Irlande. Le trio est pour l’occasion rejoint par un guitariste et effectue la balance en direct. Une fois celle-ci terminée ils ne reviennent pas dans les loges mais attaquent directement le début du set par quelques flèches punks tirées de leurs 2 premiers albums. Les titres durent 2-3 mn chronos et s’enchainent à toute vitesse. Hutch Harris prend juste le temps entre 2 morceaux de descendre la moitié de sa canette de bière. Malgré surement la fatigue du voyage le groupe n’est pas avare en énergie mais le début du set est accueilli plutôt froidement par le nombreux public présent. Il faut attendre « Here’s your future » le 1er titre du dernier album pour voir les 1ers rangs s’agiter. Ca dodeline de la tête de tous côtés, le concert est enfin lancé. Kathy Foster, la traditionnelle part féminine du groupe à la basse (voir plus haut) est une pile électrique montée sur ressort. Les titres défilent, des brûlots punks aux power pop songs (A Pillar Of Salt). Si l’énergie est là, l’ensemble souffre un peu d’une trop grande uniformité mélodique, la lassitude s’installe. Les trés bons titres du dernier opus (dont « I Hold The Sound« ) me tiennent en éveil mais le coeur n’y est plus.

Le set se termine aprés un rappel composé de 4 titres dont un qui a du battre le record de la chanson la plus courte du monde.

[Mp3] The Thermals – A Pillar Of Salt

[Mp3] The Thermals – Here’s Your Future

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