décembre 2006


La réunion de « travail » samedi aprés-midi avec une partie du staff d’Indiepoprock a été fructueuse, le zoom de fin d’année s’annonce chargé…Espérons que l’on aura le temps de tout mettre en place car le temps presse, Noël c’est déjà demain, l’affluence dans les rues commerçantes de Paris me l’a rappellé ce week-end.

Samedi soir direction le Point Ephemere ou se déroulait le concert des américains The Thermals. J’ai découvert ce groupe il y a peu en chroniquant une compil de l’excellent label de Seattle Sub Pop et leur 3ème album « The Body, the Blood, The Machine« . La réunion de travail de l’aprés-midi m’oblige à refuser une interview du groupe, j’apprendrais un peu plus tard que des problêmes de transport les ont fait arriver peu de temps avant le concert. Pas de regrets donc. Le groupe parisien Koko Von Napoo se charge d’ouvrir la soirée. Je constate avec joie que les mentalités changent doucement dans le monde du rock et que les filles sont de plus en plus nombreuses et pas seulement à la basse. La preuve, cet instrument longtemps dévoué à la part féminine d’un groupe est le seul occupé par un garçon chez les Koko. Je suis par contre un peu plus sceptique sur l’électro-post-punk du quatuor, pas franchement mauvais mais loin de m’avoir emballé. Quelques morceaux sympas tout de même vers la fin du set.

Comme je l’ai dit plus haut, les Thermals ont connu quelques soucis pour rejoindre Paris puisqu’ils ont passé 24h dans le bus en provenance d’Irlande. Le trio est pour l’occasion rejoint par un guitariste et effectue la balance en direct. Une fois celle-ci terminée ils ne reviennent pas dans les loges mais attaquent directement le début du set par quelques flèches punks tirées de leurs 2 premiers albums. Les titres durent 2-3 mn chronos et s’enchainent à toute vitesse. Hutch Harris prend juste le temps entre 2 morceaux de descendre la moitié de sa canette de bière. Malgré surement la fatigue du voyage le groupe n’est pas avare en énergie mais le début du set est accueilli plutôt froidement par le nombreux public présent. Il faut attendre « Here’s your future » le 1er titre du dernier album pour voir les 1ers rangs s’agiter. Ca dodeline de la tête de tous côtés, le concert est enfin lancé. Kathy Foster, la traditionnelle part féminine du groupe à la basse (voir plus haut) est une pile électrique montée sur ressort. Les titres défilent, des brûlots punks aux power pop songs (A Pillar Of Salt). Si l’énergie est là, l’ensemble souffre un peu d’une trop grande uniformité mélodique, la lassitude s’installe. Les trés bons titres du dernier opus (dont « I Hold The Sound« ) me tiennent en éveil mais le coeur n’y est plus.

Le set se termine aprés un rappel composé de 4 titres dont un qui a du battre le record de la chanson la plus courte du monde.

[Mp3] The Thermals – A Pillar Of Salt

[Mp3] The Thermals – Here’s Your Future

C’est maintenant devenue une (bonne) habitude chez certains réalisateurs dit « indépendants » de proposer une bande originale de qualité réunissant plusieurs groupes dit « indépendants ». Le sujet du film doit bien évidemment s’y prêter, difficile de coller ça sur un peplum ou un western. Le film « générationnel » est celui qui récolte le plus de suffrages et notamment les films d’ados et de trentenaires.  Quelques réalisateurs sont passés maîtres dans l’art d’associer une BO digne de ce nom à leur pellicule. Je pense notamment à GREGG ARAKI (Doom Generation, Nowhere, Mysterious Skin) dont les BO sont grassement garnies de vieilles gloires indés des 80’s : Slowdive, Cocteau twins, Nine Inch Nails, Curve, Ride, Jesus and Mary Chain…Dans un passé plus récent on a également pu apprécier le bon goût de ZACH BRAFF en matière de musique sur la BO de son 1er film Garden State. Pour illustrer la crise de la trentaine de son personnage, rien de mieux que quelques groupes indés du moment et notamment The Shins qui ont droit à plusieurs titres et même un peu plus. Une des meilleures scènes du film se passe en effet dans une salle d’attente chez un médecin et Nathalie Portman, casque sur les oreilles, écoute un titre de The Shins et le fait écouter à Zach Braff en lui citant le nom du groupe. Peut-on rêver meilleure pub  ?

On se souvient également des excellentes BO d’Eternal Sunshine of The Spotless Mind, La Vie Aquatique ou Moi, Toi et Tous les Autres mais celle qui m’amène aujourd’hui à écrire ce post a pour nom Shortbus. J’ai déjà parlé dans le post précédent du film mais je ne m’étais pas attardé sur la BO. John Cameron Mitchell n’en est pas à son coup d’essai puisque son 1er film, Hedwig and the Angry Inch, était adapté de la comédie musicale qu’il avait lui même écrit. La BO n’était pas composé par des groupes indés mais était trés agréable à l’écoute même sans avoir vu le film. Pour illustrer les états d’âmes post 11 septembre des New-Yorkais et notamment ceux liés à leur sexuakité, Mitchell a cettes fois-ci invité quelques groupes qu’il aimait depuis longtemps (Yo La Tengo, Animal Collective, The Hidden Cameras) et quelques inconnus comme Scott Matthew (page Myspace) que l’on voit interprété quelques titres dans le film. En cadeau mes 2 titres préférés de la BO, Winter’s song (c’est de rigueur hivernale) d’Animal Collective et If You Fall d’Azure Ray.

[Mp3] ANIMAL COLLECTIVE – Winter’s song

[Mp3] AZURE RAY – If You Fall

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