Voilà presque 2 mois que je ne m’étais pas aventuré dans les salles de concerts parisiennes, la faute aux agapes de fin d’année et à une programation réduite. Les pendules ont été remises à zéro ce week-end puisque j’ai enchainé la soirée Inrocks Indie Club de jeudi à la Maroquinerie, les Huspuppies vendredi à l’Elysée Montmartre et Archive samedi au Zenith. 3 soirées, 3 styles différents et 3 concerts complets.

Jeudi : 14ème numéro de la soirée des Inrocks pompée sur celles du NME avec The SunshineUnderground, The Automatic et l’habituel groupe CQFD, The Clerks. C’est à eux que revenait le droit d’ouvrir le bal comme le veut la tradition. Je connaissais un seul titre de leur répertoire, le single « The Dissidents » (en écoute dans la radio-blog) et j’avais hâte de savoir si le reste était du même niveau. Sans être véritablement déçu car leur performance fut honnête, j’ai eu du mal à m’enthousiasmer pour le post-punk de ces Mancuniens d’adoption hormis sur leurs 2 derniers titres. La seule faute de goût de The Sunshine Underground aura été l’immonde veste de k-way qu’avait revêtu son chanteur car pour le reste ce fût un sans-faute. Trés à l’aise sur scène et dans ses interactions avec le public, le groupe a fait défiler quelques uns des tubes disco-punk que l’on retrouve sur leur excellent 1er album (« Raise the Alarm« ). L’occasion pour le trés jeune public présent ce soir là de lancer les 1ers pogos. Les Gallois de The Automatic clôturaient la soirée dans leur style caractéristique c’est à dire une grosse énergie sur scène notamment de la part du gars au clavier, véritable fils caché de Sid Vicious et Johnny Rotten. La set-list fut un mélange de leurs tubes (Monster, Raoul, Recover), de quelques reprises (Talking Heads et Kanye West) et de quelques inédits. Si leurs tubes m’emballe plutôt pas mal, l’ensemble est quand même assez répétitif.

Vendredi : Je n’avais pas mis les pieds à l’Elysée Montmartre depuis un bon bout de temps et je revenais donc avec plaisir dans cet ancien théatre du 18ème arrondissement pour assister au concert des Hushpuppies. La 1ère partie était assurée par Go Go Charlton que je ne connaissais que de nom mais que j’ai maintenant hâte de revoir. Lorgnant du côté des Smiths, New Order, Death Cab for Cutie, les compos des Go Go ont fait mouche. Dans leur style caractéristique les Hushpuppies sont également à créditer d’une belle performance avec une intro tout en douceur (Automatic 6) afin de laisser la place aux titres prompts à déchainer la massive affluence (You’re gonna say Yeah, 1975, Single). La soirée se poursuivra au Bus Palladium ou nous retrouverons une partie du staff d’Indiepoprock (Thomas, Tilda, Kim, Cedric et Vincent from London Calling) pendant le concert des Poney Poney.

Samedi : On ne devait pas y aller, le dernier album m’avait un peu déçu, le concert était complet sans que l’on ait eu une place et puis comme par miracle on a trouvé 2 places dans l’aprés-midi. Hormis la tournée de leur magnifique 1er album (Londinium) j’ai assisté à toutes celles qui ont suivies, à Bordeaux (Barbey) ou Paris (Elysée Montmartre, Rock en Seine, Solidays, Olympia, Grand Rex) et le fait de les voir remplir une salle comme le Zenith (6000 places) me fait évidemment plaisir. La nouvelle composition du groupe semble mieux rôdée qu’au Grand Rex et notamment la répartition des rôles au chant : David Penney s’approprie de mieux en mieux les titres chantés autrefois par Craig Walker (Fuck U, Again), Pollard Berrier a une vraie présence sur scène et Maria Q interprète admirablement les morceaux du 2nd album (Take my head). Pour ce qui est de son interprétation de Pulse je serais plus réservé, la version de Craig Walker restant pour moi inégalé. 2h15 de concert, 3 rappels dont une reprise de Roads de Portishead, Archive a clôturé de fort belle manière ces 3 soirées écclectiques et électriques.

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