J’ai déjà dit ici maintes fois tout le bien que je pensais du festival de Sundance (cinéma indépendant US). Je suis toujours avec attention les nommés et nominés du festival de Robert Redford, espérant y dénicher quelques perles rares. Ce fut le cas en 2004 avec Primer, le film de Shane Carruth réalisé pour la modique somme de 7000$. Malgré le fait que j’ai visionné le film en Vo non sous-titré (bonjour les dialogues de matheux !!) et que je suis depuis tout petit allergique aux sciences et mathématiques (les robinets qui fuient, tout ça), Primer a été une expérience cinématographique réjouissante. On sent que le film a été fait avec 3 bouts de ficelle mais qu’importe. On peut même douter du fait que le film aurait été meilleur avec des moyens importants. Si Primer est un film de science-fiction (plus science que fiction), sa grande force est de nous donner l’impression qu’il n’en est pas un.  Jamais à ma connaissance un film sur le voyage dans le temps n’avait atteint un tel degré de réalisme. Il faut plusieurs visionnages pour appréhender totalement les mystères de ce film et encore…

Primer est depuis mercredi projeté dans 6 salles en France, c’est mieux que rien me direz-vous. Cela me rappelle dans un autre registre « Le cauchemar de Darwin », projeté au début dans trés peu de salles puis dans tout le pays au fur et à mesure que le buzz grandissait. J’ai du mal à croire au même dénouement pour Primer, à moins que je ne modifie le continuum espace-temps…