mars 2007


Au rayon des fées de la pop les nouvelles têtes ne se bousculent pas au portillon. Il en est pourtant une qui est apparue l’an passé mais est passée relativement inaperçue chez nous. Anglo-pakistanaise établie à Brighton, fille d’une célèbre famille de joueurs de squash, la chenille Natasha Khan est sortie de son cocon pour bouleverser l’ordre établi. En plus d’une étonnante similitude vocale, on retouve dans « Fur and Gold » le premier album de son groupe Bat For Lashes, la féérie de Björk, l’émotion de Catpower, la fantaisie de Kate Bush, des instruments hétéroclites, des clappements de mains, un piano larmoyant…Féérique et beau.

[Mp3] Bat For Lashes – Prescilla

[Mp3] Bat For Lashes – Mother Sea

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Bon les amis le rock’n roll c’est bien beau, c’est djeun’s, c’est rebelle (au point de parfois en devenir pitoyable) mais la littérature c’est pas mal aussi. Je sais pour certains un bon livre rime avec Télé-Poche mais il n’est pas interdit de rêver. L’ami Gino, dans sa grande bonté, propose en téléchargement gratuit son premier roman intitulé Neurotwistin’. Les fans de musique devraient y trouver leur compte, de nombreuses références musicales sont présentes au cours du récit. Dans le même genre, vous pouvez vous ruer sur l’excellente nouvelle Planet of Sound, écrite par Gino et Jim Dedieu pour le magazine Fiction, également disponible en téléchargement gratuit.

Bonne lecture à tous, n’hésitez pas à faire suivre l’info et à achetez l’ouvrage si celui-ci vous plaît. En plus d’aider un jeune écrivain, vous passerez un moment fort agréable.

Pour mémoire l’interview de Gino chez le Cafard Cosmique.

  

Photo : Vincent Maston

Il sera bien difficile de trouver une personne qui n’a pas passé un moment magique hier soir à l’Olympia pour le premier des 2 concerts de The Arcade Fire. Les Montréalais ont fait honneur à leur réputation, ont fait honneur à cette salle mythique et ont donné pour les chanceux tel que moi la possibilité de vivre un moment magique, presque mystique.

En la bonne compagnie de Cécile, Jerrymill et Erwan, nous avons assisté tout d’abord à l’excellente performance du girls band Electrelane. Entre Stéréolab et Sonic Youth, les demoiselles de Brighton à l’allure un peu timide ont lancé la soirée de fort belle manière. Le set a mélangé les morceaux de leurs 3 premiers albums (dont 2 produit par Steve Albini) et quelques nouveautés que l’on retrouvera dans le prochain. Belle découverte en ce qui me concerne.

Après une attente forcément trop longue les lumières s’éteignent et laissent la place aux néons rouges ornant la scène, certains forment même la bible rouge qui illustre la pochette de « Neon Bible », le 2ème album de The Arcade Fire. Ambiance. Alors que tous les regards sont braqués sur la scène de l’Olympia et que les secondes s’égrènent, un brouhaha venant du fonds de la salle nous annonce un évènement imprévu. Comme ils l’ont notamment fait à Londres, les Montréalais débarquent avec quelques instruments acoustiques pour interpréter a cappella un morceau (Wake Up) au milieu d’une foule évidemment en liesse. Ils sont suivis par une caméra et un pied de micro qui me font dire à Cécile en rigolant « C’est peut être la Blogothèque… ». Renseignement pris, il s’agit effectivement d’un des célèbres concerts à emporter que l’on pourra bientôt voir et entendre sur le site.

Le groupe monte enfin sur scène pour interpréter Black Mirror, titre d’ouverture de leur dernier opus. Les membres (9 ou 10 selon les titres) occupent tout l’espace scénique, un orgue d’église aux tuyaux rutilants trône au beau milieu de ce capharnaüm d’instruments. Keep the Car Running et No Cars Go, 2 des titres les plus pêchus de « Neon Bible », enflamment définitivement le public qui continue à chanter une fois les morceaux terminés. Il se murmure que dans un élan d’enthousiasme fou, Pascal Nègre (patron d’Universal Music) aurait même tapoté de la main à son balcon !!

Le 1/4h qui suit met à l’honneur Régine Chassagne, épouse de Win Butler le leader du groupe mais également et surtout multi-instrumentaliste et chanteuse. Elle interprète tout d’abord Haïti, premier titre de la soirée extrait de « Funeral », en hommage à son île natale. Un sourire éclaire son visage, les Montréalais prennent visiblement un grand plaisir à se produire devant le public français. En guise d’hommage, Régine interprète ensuite une reprise de Poupée de Cire, Poupée de Son, la chanson écrite par Serge Gainsbourg pour la candide France Gall puis passe à la batterie pour Black Wave/Bad Vibrations où son duo vocal avec Win Butler fait merveille.

Comme d’habitude avec les Montréalais les échanges d’instruments sont nombreux, ce qui laisse le temps à l’assistance de reprendre son souffle aprés un tel départ en fanfare. Le groupe éprouve également le besoin de souffler, les titres plus intimistes de « Neon Bible » vont leur permettre ce répit tout relatif. Win Butler s’installe devant l’orgue pour My Body is a Cage. Tel un prêcheur évangéliste devant ses ouailles, il enchaîne les titres devant une assemblée de dévots tout acquise à sa cause. La fin du set fait la part belle aux titres plus anciens avec Neighborhood #1 (Tunnels) et Rebellion (Lies), repris comme un seul homme par un public en communion parfaite avec ses idoles. Comme un symbole Régine Chassagne prend place devant l’orgue pour Intervention qui sera le dernier titre du set initial.

Le rappel ne se fait pas attendre trés longtemps et voit les Canadiens enchaîner Neighborhood #2 (Laika) et Neigborhood #3 (Power Out) à gorges déployées. Les lumières se rallument devant un public exsangue, ivre de bonheur qui continue à entonner des oooh oooh de longues minutes aprés la fin du dernier morceau. Les roadies distribuent track-lists et baguettes (dont une échouera à mes pieds chanceux) que le public se dispute telle de saintes reliques. Une bonne dizaine de minutes se sont écoulées, la scène est en train d’être débarassée mais les 2/3 de l’Olympia sont encore garnis de gens qui chantent, applaudissent et se dit-on croit un peu aux miracles. Pourtant il était dit que cette soirée resterait dans les mémoires. Les membres de The Arcade Fire, dont certains se sont déjà changés, refont leur apparition sur scène, éberlués par l’ambiance qui règne dans cette salle gorgée d’histoire. Les draps qui recouvraient déjà les instruments sont enlevés à la hâte pour laisser le groupe interpréter un émouvant In The Backseat qui clôture de façon majestueuse une soirée vraiment pas comme les autres. Grandiose.

 

S’ils ne sont pas encore invités à la télé on risque toutefois d’entendre parler d’eux dans les mois qui viennent. Eux ce sont les TV Guests, duo parisien composé de JB (basse, chant, synthé) et JM (guitare, chant, synthé) dont le premier album « Okay Today » sort le 22 mars (mais est dores et déjà dispo chez Ground Zero). Aprés avoir écumé la scène indé parisienne au sein de différentes formations, le duo s’est formé en 2004 grâce notamment a quelques références communes (The Zombies, The Beatles, David Bowie, Velvet Underground…). Les quelques titres en écoute sur leur page myspace laisse augurer de trés agréables moments pour nos oreilles à l’écoute du trés Beatles « Joy All Over You » ou de l’enivrant piano du single « Kitchen Floor« .

A noter que le groupe fêtera la sortie de l’album le 22 mars à l’Union Bar par un set acoustique, la diffusion du clip de « Kitchen Floor », une expo photos..

TV Guests – Kitchen Floor (vidéo)

The CinematicsBreak

Maximo ParkOur Velocity

Dans les épisodes précédents :

Samedi 03/03  : One man/woman show de Jonathan Lambert à la Comédie de Paris : bien mais sans plus.

Dimanche 04/03 : Film IMAX à la Géode sur la descente du Nil Bleu : pour moi qui ne suis jamais allé au Futuroscope ce fut un moment inoubliable. Les vues et pirouettes de l’avion sont hallucinantes de réalisme.

Lundi 05/03 : Rattrapage 7ème art avec Marie-Antoinette et A Scanner Darkly. Pour le 1er, Bo extra, Sofia Coppola sait filmer une jeune fille qui s’ennuie (en même temps on le savait déjà), dernière 1/2h trés chiante. Pour le 2nd, je n’ai pas lu « Substance Mort » mais j’ai comme une énorme envie de réparer cette lacune. Peut être pour comprendre les quelques trucs qui m’auraient échappé dans le film.. Ah oui et même en cell shading Keanu Reeves a le charisme d’une huitre.

Mercredi 07/03 : Soirée d’inauguration du festival artistique étudiant Ici et Demain avec l’adaptation par la troupe des Frères Poussière de l’opéra rock « Hedwig and the angry inch » : bonne adaptation de ce qui fut une pièce à broadway avant d’être ce fabuleux film de john Cameron Mitchell.

Jeudi 08/03 : Alité toute la journée pour cause de gastro vivace…

Land of talk, trio Montréalais composé d’Elisabeth Powell au chant, Chris Mc Carron à la basse et Bucky Wheaton à la batterie ne reprend pas le « Marionnettiste » de Pierre Bachelet (voir ici) mais il serait pour autant dommage de les ignorer. Leur 1er EP « Applause Cheer Boo Hiss » contient 7 titres laissant augurer un avenir radieux pour ces nouveaux rejetons de la décidément intarissable scène montréalaise. La voix d’Elisabeth Powell, tantôt Pj Harvesque tantôt Chan Marshallienne (oui j’invente des adjectifs, so what ?) se combine à merveille aux compos du power trio nous rappelant une certaine « jeunesse sonique » et des « jolies filles creusant des tombes »

[Mp3] Land of Talk – Speak to me Bones

[Mp3] Land of Talk – Sea Foam

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