avril 2007


Danny Boyle est un visionnaire. Au moment où son nouveau film, Sunshine, apparaît sur nos écrans, la capitale et le nord de la France connaissent un mois d’avril aux températures proches d’un mois de juillet. Pourtant si l’on en croit le scénario du film le soleil serait prêt à s’éteindre en 2057 plongeant la Terre dans un hiver sans fin. Rendez-vous dans 50 ans… car en attendant c’est bien le contraire qui se produit.

Pour bien nous mettre dans l’ambiance, la salle du Gaumont Parnasse avait eu la bonne idée de couper la clim, histoire que l’on soit en adéquation avec les héros du film censés rallumer le soleil. Aprés les films en odorama, voici le film en calorama !!! Déodorants de rigueur.  Hormis ce léger désagrément, j’ai plutôt apprécié le film, surtout la 1ère partie qui m’a rappelé le Solaris de Soderbergh. La fin par contre…

J’avais été intrigué par la bande-annonce de Sunshine au cours de laquelle on pouvait entendre le titre Lux Aeterna de Clint Mansell, à jamais associé pour de nombreux cinéphiles au Requiem for a Dream de Aronofsky. Finalement point de Mansell mais comme toujours avec Danny Boyle une BO soignée. On retrouve le compositeur John Murphy, déjà présent sur 28 Jours plus tard, ainsi que le duo devenu trio Underworld qui avait connu le succès avec le titre Born slippy, présent sur la BO de Trainspotting. Enfin un titre a également retenu mon attention dans une scène particulèrement forte du film, j’ai pensé aux belges de dEUS mais il s’agit en fait de I am Kloot et du titre Avenue of Hope.

Trailer de Sunshine avec le titre Avenue Of Hope de I am Kloot

Comme tout blogueur j’ai une vie virtuelle et une vie réelle mais j’ai pris le parti de ne pas mélanger les 2 ou en tout cas trés peu. Désolé pour ceux qui viendraient ici chercher des anecdotes croustillantes, je laisse à d’autres le soin de se mettre « à nu ». Tout ça pour dire qu’en ce moment ma vie réelle prend le dessus sur ma vie-rtuelle, j’ai peut être eu tendance ces derniers temps à privilégier la seconde au détriment de la première. Ainsi soit-il.

Je ne reviendrais pas sur le concert des Shins du 1er Avril car j’ai été particulièrement déçu par leur performance et cela n’a rien à voir avec le fait que le label a annulé au dernier moment l’interview que je devais faire de James Mercer. Si si j’vous jure.

Je tiens par contre à revenir sur le concert de Landscape qui a eu lieu vendredi dernier au Café de la Danse. J’arrivais tout juste pour le début du set de Carp, autre groupe du label Square Dogs. A l’image de la tête d’affiche de la soirée, le groupe de Benoit Guivarch pratique une sorte de post-rock mélancolique, un spleen tortueux qui n’est pas sans rappeller les écossais Mogwaï ou les Islandais Sigur Ros.

Aprés un court intermède (on ne badine pas avec les horaires au café de la danse), Landscape faisait son apparition pour ce qui devait être leur unique concert en formation complète.  Guillaume de Chirac a fait appel à de nombreux musiciens et chanteurs pour l’enregistrement de son second album, le bien nommé « With a Little Help From my Friends« . Il faut dire que le bonhomme a su se créer quelques amitiés au gré de ses nombreuses collaborations : Sébastien Schuller (qui aurait dû interpréter le morceau chanté par Armand Méliès), Nicolas Leroux d’Overhead… Si tous les chanteurs présents sur l’album ne purent répondre à l’invitation du concert (manquait à l’appel Syd Matters et Armand Méliès), on eu droit à un récital de la part de Benoit Guivarch (le chanteur de Carp) sur Slow Down et Someone Else (que je vous invite à écouter plus bas) et à une belle prestation de Nicola Leroux sur Born Wild. Surtout, la présence d’une section cuivres (dont 2 tubas) et de cordes (violon/violoncelle) a été un vrai régal pour mes oreilles et un vrai plus pour les ballades mélancoliques dont Landscape a le secret. Quelques titres de leur excellent 1er album « One » furent également joués, dans un style plus post-rock, ainsi qu’une trés belle reprise de In the Drugs de Low pendant le rappel.

[Mp3] Landscape – Someone Else