Il sera en ligne dés que j’aurais récupéré les photos mais en attendant je vous donne la primeur du live report de Maxïmo Park que l’on trouvera sur Indiepoprock.net bientôt.

Repéré il y a 2 ans avec leur 1er album « A Certain Trigger », Maxïmo Park avait, au cours de la tournée correspondante, démontré un talent certain pour les performances live, en particulier grâce aux sauts de cabri de Paul Smith son chanteur. Avec la sortie de « Our Earthly Pleasures » l’occasion était donnée au quintet de Newcastle de confirmer (ou pas) leurs bonnes dispositions scéniques.

Le duo de Brighton Blood Red Shoes composé de la ravissante Laura-Mary Carter à la guitare et du bondissant Steven Ansell à la batterie était chargé d’ouvrir les hostilités et de mettre en appétit le public du Bataclan. Cette formation atypique fait bien entendu penser aux White Stripes mais la ressemblance s’arrête là tant le pop-punk hargneux des anglais va à contre-courant du blues-rock des américains. Sans temps mort ni bla-bla inutile, le duo confirme sur scène l’énergie entraperçue à l’écoute de leurs premiers singles (A.D.H.D. et It’s Getting Boring By The Sea notamment). Le duo fonctionne à plein avec d’un côté la fougue de Steven Ansell martelant ses fûts comme un demeuré tout en assurant au chant et de l’autre le charme de Laura-Mary Carter avec sa voix aigue et ses riffs acérés. Malgré une légère impression de répétitivité vers la fin du set qui démontre une fois de plus les limites d’un tel attelage (guitare/batterie), les Blood Red Shoes ont semble t’il réussit à convaincre le public et à s’extraire de la masse de nouveaux groupes anglais qui viennent chaque semaine inonder nos oreilles. 

A les voir débarquer sur scène les uns après les autres avec le toujours bondissant Paul Smith pour fermer la marche on se dit que ce concert de Maxïmo Park va faire monter un peu plus la température d’une salle ressemblant pourtant déjà à un sauna. C’est chose faite avec l’énergique Girls Who Plays Guitar, titre qui ouvre également le dernier opus du groupe. L’enchaînement des titres Parisian Skies et Graffiti n’est pas anodin et ne passe pas inaperçu puisque ces 2 titres font références à la France (« I’ll do graffiti if you sing to me in French »). Paul Smith s’essaie à quelques mots en français mais on s’aperçoit vite que le bonhomme est plus doué pour sauter dans tous les sens que pour pratiquer la langue de Molière. 
Peu importe puisque arrive le single Our Velocity qui finit d’embraser la salle. Lorsque Lukas Wooler n’est pas derrière son clavier à faire la danse du robot, il se joint à Paul Smith au milieu de la scène pour bondir dans tous les sens. Un vrai duo de marsupilamis. Certes on pourrait reprocher à Smith d’en faire parfois un peu trop dans son jeu de scène mais pour une fois que l’on voit un groupe pas blasé de jouer on ne va pas s’en plaindre. 
Le frontman paie sa débauche d’énergie et on le voit souvent avoir du mal à reprendre son souffle entre les titres. Les nouveaux morceaux passent plutôt bien en live (Books From Boxes, Russian Litterature, Karaoke Plays) et n’ont rien à envier à l’applaudimètre aux désormais classiques I Want You To Stay ou Kiss You Better. Pourtant 2 titres de « A Certain Trigger » vont déchaîner plus que de raison l’assistance et le pourtant très sage bassiste Archis Tiku, à savoir Apply Some Pressure et Limassol qui clôt un set intense. Le rappel ne se fait pas trop attendre et est à l’image du concert un mélange d’ancien et nouveau titre avec tout d’abord le très pop Sandblasted And Set Free et pour finir l’exalté Going Missing

Si l’on peut regretter l’absence de titres tel que Your Urge ou The Coast Is Always Changing qui n’auraient pas dépareillé dans la setlist du soir, on reste une fois de plus admiratifs devant l’énergie et l’enthousiasme d’un des groupes anglais les plus excités et excitants du moment.

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