Belle affiche que celle présentée par la Maroquinerie 2 soirs de suite puisqu’elle promettait de regrouper Sebastien Schuller au piano solo, Gravenhurst et Animal Collective. Cette première date affiche complet depuis un bon bout de temps, les 3 artistes étant plutôt du genre « oiseaux rares » dans nos contrées.

La présence de Sebastien Schuller avait je dois dire en grande partie motivé ma venue tant j’avais adoré son premier album « Happiness » et le concert donné en 2005 à la Cigale. Malheureusement je franchis les portes de la salle au moment où Sebastien terminait son set, non pas en solo comme annoncé mais en formation « complète » (juste le temps d’apercevoir Guillaume de Chirac, le leader de Landscape). Apparement le début du set s’est fait seul au piano comme prévu mais je n’en sais pas plus (nouveaux morceaux ?). J’espère que j’aurais l’occasion de le voir à St Malo puisqu’il est programmé sur la plage.

Les anglais de Gravenhurst étaient les suivants sur la liste, je dois avouer que je connais assez peu leur répertoire. J’avais seulement écouté leur dernier album en date (« Fires in Distants Buildings« ) qui sonnait assez noisy il me semble. Le groupe est pourtant plutôt catalogué dans le rayon folk mélancolique mais au vu de leur prestation ce soir là je pense qu’il faut revoir l’étiquette. Talbot semble être revenu à ses premiers amours noisy du temps de son précédent groupe Assembly Communications. Toutes guitares dehors dés The Velvet Cell, les anglais n’ont pas quitté des yeux leurs pédales d’effets pour un set énergique et résolument shoegaze (pour les non-initiés voir ici la signification de ce mot barbare).

Gravenhurst The Velvet Cell


Les New Yorkais d’Animal Collective avaient donc pour tâche de clôturer la soirée et de présenter en avant-première des titres de leur futur opus « Strawberry Jam » (en septembre chez Domino). Comme pour Gravenhurst, j’ai découvert ce groupe avec leur dernier album en date (« Feels » sorti en 2005) et je n’ai pas encore fait l’effort d’écouter le reste de leur discographie déjà conséquente (7 albums entre 2000 et 2005). Le groupe avait pour habitude se présenter sur scène maquillé ou portant des masques d’animaux mais rien de tout ça ce soir là. Avey Tare, le Geologiste et Panda Bear, les 3 membres présents ce soir là, ont tous des vrais noms dans la vraie vie, je vous laisse chercher l’origine de leurs surnoms (j’ai vérifié pour le dernier, aucun lien avec Chantal Goya et Pandi Panda). Lampe frontale vissé sur la tête, le Géologiste s’active derrière son sampler et justifie pleinement le sien de surnom. Avey Tare alterne entre un clavier et un sampler plus le chant tandis que Panda Bear (dont c’était l’anniversaire) est soit debout derrière son sampler soit debout derrière sa batterie !! Difficile de décrire le style Animal Collective, surtout en live, tant cela part un peu dans tous les sens (electro par ci, noisy par là, experimental partout). Je n’ai reconnu aucun morceau alors qu’ils en ont apparement joué certains de « Feels ». Le début du set fut trés bon puis il y a eu un long passage assez chiant ou trop barré pour moi, je sais pas, et enfin les derniers morceaux furent dantesques et ont réveillé le public avec leurs rythmes tribaux. Bref du grand nimporte naouac, soit génial soit trés chiant. S’ils arrivent à rendre tout leur set aussi intense que son début et sa fin ça peut faire trés mal mais les gars sont tellement barrés (et sous acides) que ça peut aussi bien être le contraire qui se produit.

Animal CollectiveGrass