Une fois n’est pas coutume je ne vais pas parler musique et encore moins Canada ou Grande-Bretagne mais cinéma Norvégien. La production cinématographique de ce pays est assez faible en quantité (je reviendrais sur la qualité) et pourtant, hasard ou coïncidence, je viens de voir coup sur coup 2 films récents de ce pays. La Norvège est un peu en retrait sur le plan culturel par raport à ses voisins Scandinaves (Suédois et Finlandais) mais l’arrivée de jeunes talents pourrait changer la donne.

                                         

Le premier fim qu’il m’a été donné de voir ce nomme Den Brysomme Mannen. Il est sorti en France en mars 2007 sous le titre Norway Of Life mais la véritable signification du titre original est : l’ Homme qui dérange. Le film a reçu 4 récompenses cette année au festival du film fantastique de Gérardmer dont  le Grand Prix du Jury et 3 Amanda Awards (l’équivalent norvégien des Cesar). Il m’a fait penser à la série culte Le Prisonnier puisque à la manière de Patrick Mc Goohan, le héros de Norway Of Life veut fuir non pas une île mais une vie aseptisé qui n’est pas la sienne.  Véritable OVNI cinématographique, ce film est aussi une critique de notre société de consommation et de l’uniformisation des sociétés occidentales. Pas avare d’humour et de gore (dont une tentative de suicide un peu gore qui prête plutôt à rire), le film n’est pour autant pas dénué de défauts (notamment une certaine lenteur, un côté contemplatif un peu usant).

Uno est le premier film d’Aksel Hennie, réalisateur mais également comédien principal du film. Sorti en 2006, le film a été primé dans de nombreux festivals (Angers et Rouen en France). Aksel interprète David, un jeune sans véritable avenir qui passe ses journées à la salle de gym avec ses potes. Sa vie bascule lors d’une garde à vue lorsqu’il choisit de « balancer un ami » pour rejoindre son père gravement malade.  Il trouve du réconfort auprés de sa mère et de son frère handicapé tandis que ses anciens amis veulent lui faire payer sa trahison. Véritable uppercut cinématographique, Uno m’a pris aux tripes dés le début pour ne desserer son étreinte qu’au terme d’1h et 38 mn. Bien interprété et réalisé, le film baigne dans une étrange lumière jaune qui lui donne un côté esthétique. Le célèbre jeu de cartes qui a donné son nom au film rythme celui-ci au gré des parties disputées par David et son frère. A noter également une bande son plutôt pas mal avec notamment un titre interprété par Tom McRae.