Vendredi 17 Août, dernière journée de la 17ème édition de la Route du Rock. Le réveil est quelque peu difficile (voir post précédent), une averse nous fait craindre une journée galère mais ce sera finalemant la seule, le soleil dardant ses rayons le reste de la journée. Qui dit soleil dit plage et c’est donc à celle de Bon-Secours que se déroulait le début des concerts. On écoute de loin cette sieste musicale remplaçant au pied levé Lucky Pierre  puis retour au fort de Saint-Père pour ne pas manquer les 1ers concerts particulièrement alléchants de la soirée.

On doit quitter à regret la conférence de presse d’Electrelane pour se précipiter voir le concert des Texans de Voxtrot qui débute avec une dizaine de minutes d’avance. Le public est encore trés clairsemé, les festivliers ont visiblement choisit de prolonger la journée à la plage. Dommage car le set de Voxtrot fut l’un des trés bons concerts de cette Route du Rock avec un mélange de titres issus de leur 1er album éponyme et d’autres provenant de leurs 2 premiers EP (notamment le trés Smithien The Start of Something). J’attendais avec impatience Electrelane qui m’avait enchanté un soir de mars 2007 du côté de l’Olympia. Les 4 filles de Brighton ont peut-être livré pour cette dernière journée LE concert de la Route du Rock 2007, c’est en tout cas l’avis de nombreux festivaliers et je suis pas loin de le partager. Leur mélange d’expérimentations soniques et de krautrock (non ce n’est pas sale) a emporté le public de plus en plus nombreux à commencer par les fans de Sonic Youth. Mia, la jolie guitarite a pu constater qu’elle avait un certain succés auprès des mâles français…

Albert Hammond Jr, échappé des Strokes, avait la lourde charge de faire le liant entre les sets d’Electrelane et Sonic Youth. On profita de ce moment pour reprendre quelques forces (galette saucisse + cidre) puisque l’ami Albert sera également présent à Rock en Seine. A noter toutefois une belle reprise du Old Black Dawning de Franck Black. Retour à l’espace presse pour faire l’interview de Sandra, l’attaché de presse du festival, ce qui nous fait malheureusement manquer le début du set de Sonic Youth. Le concept était connu depuis longtemps, les New-Yorkais devaient interpréter dans l’ordre leur album « Daydream Nation« . 70 minutes plus tard le groupe refit son apparition sur scène avec un nouveau membre (Mark Ibold) pour jouer 6 titres de « Rather Ripped » leur dernier opus en date. Même si je ne suis pas un fan ultime de la bande à Kim Gordon, j’ai énormément de respect pour leur carrière et c’était malgré tout un évènement à ne pas manquer même si ce n’est pas ce que je retiendrais du festival.

Retour au bar pour le set de Turzi avant de rejoindre la fosse pour le bouquet final LCD Soundsystem. Il est plus de 2h30 du matin et le public est encore nombreux pour voir la bande à James Murphy. On passe la moitié du set dans les 1ers rangs à danser sur les tubes du groupe (Daft Punk is playing at my house, North American Scum ou l’excellent All My Friends) avant de faire un repli stratégique vers le côté de la scène pour souffler. Notre accréditation ne nous permet pas d’aller backstage (loges + scène) mais pourtant nous tentons le coup au culot. 2 minutes plus tard nous sommes sur le côté de la scène en train de regarder le set de LCD Soundsytem, feignant d’être blasé comme une partie des personnes présentes alors que l’on a qu’une envie c’est de danser et sauter dans tous les sens. Je prends quelques photos discrètes afin d’immortaliser l’instant puis sur notre lancée on tente de toucher le Graal à savoir les loges des artistes mais cette fois-ci on nous fait comprendre gentiment que l’on a rien à faire là. On retourne donc dans le bar presse bondé où se prépare la grande soirée de clôture à laquelle tout le monde participe (presse + festivaliers). Je rejoins ma tente vers 6h du mat’ alors qu’il y a encore pas mal de monde en train de se déhancher sur des mix de The Rakes/Interpol/Abba/Prodigy. Réveil à 10h afin de plier bagages et tentes et rejoindre la gare dans une navette que l’on espérait plus voir arriver. A l’année prochaine je l’espère.