Il fallait être motivé pour se rendre au Zénith en ce mercredi 21 novembre, jour ordinaire de conflit social à la RATP et à la SNCF. Peu ou pas de métros, des aggressions verbales et physiques, la routine. L’heure de trajet habituelle pour se rendre dans l’enceinte de la porte de Pantin voit donc son tarif doubler et le concert de Blonde Redhead débuter sans nous. La salle est bien plus remplie que ce que j’imaginais même si elle affiche quelques places libres dans les gradins. Difficile de s’immerger dans le set de Blonde Redhead aussi rapidement et en étant placé tout en haut des gradins du Zénith. Le son est pas terrible et quand on connaît la façon dont le trio torture celui-ci, cela n’arrange pas les choses. La majorité des titres interprétés par les New-Yorkais proviennent du dernier album « 23 » avec tantôt Kazu au chant (23, The Dress…), tantôt avec Amedeo Pace (SW, Spring and By Summe Fall), l’un des 2 jumeaux italiens qui complète le trio. Moins sensuelle qu’en juin dernier, Kazu n’en possède pas moins un jeu de scène hypnotisant même au fin fond des gradins du Zénith.

Blonde RedheadThe Dress

On peut dire que l’ardoise qu’Interpol me « devait » depuis 3 ans est effacée. En effet un soir de novembre 2004, alors qu’ils interprétaient Hands Away, un de mes titres préférés, ils s’étaient subitement arrêtés de jouer pour cause de batteur malade (plus de précisions dans ce post). Cette fois-ci j’ai eu droit à un Hands Away en bonne et dûe forme, ce fut même un des meilleurs titres du set des New-Yorkais, à moins que je ne sois pas trés objectif…Le début dudit set fut un peu mou du genou et entaché de problêmes techniques sur Pionneers to the Falls notamment. Le groupe alterne entre les titres de ses 3 albums (6 pour « Turn on the Bright Lights », 5 pour « Antics » et 7 pour le dernier « Our Love to admire »), dans un style qui lui est propre, sans fioritures. Peu de place est laissée à la fantaisie dans le jeu des américains si ce n’est dans le jeu de jambes de Daniel Kessler, le guitariste aux faux airs de Guillaume Canet, ou les trop rares apparitions au 1er plan de Carlos Dengler, le bassiste. Le chant de Paul Banks a gagné en justesse, la section rythmique joue son rôle avec brio, il n’y a guère que l’énième gars aux synthés qui essaie de tirer le groupe vers le bas. Le groupe récite son répertoire de façon trés  trop professionnelle, le service minimum au niveau émotion est ici assuré mais on a beau le savoir on attend toujours qu’un déclic puisse survenir. Ce ne fut pas le cas malheureusement ce soir là même si certains titres ont tiré leur épingle du jeu en fin de set, à savoir Lighthouse, Evil et surtout Not Even Jail avant un rappel 100% « Turn on The Bright Lights » avec Untitled, Stella Was a Driver… et PDA.

Interpol Not Even Jail (live)