janvier 2008


 

Ils sont peu nombreux les songwriters français à pouvoir se vanter de susciter une telle attente dans le microcosme pop/folk indépendant. Jonathan Morali est de ceux là, lui la partie immergée de l’iceberg Syd Matters, projet solo (Syd Project) devenu grand en 2002 grâce à sa victoire au concours CQFD des Inrocks. Entouré par 4 musiciens, le parisien a depuis démontré l’étendue de son talent sur ses deux premiers albums, unaniment salués par la critique. Deux petites années après le dépouillé “Someday We Will Foresee Obstacles”, le retour de Syd Matters aux affaires est l’un des évènements de ce début d’année 2008

Composés pour la plupart dans l’intimité et la solitude de son appartement, les 15 titres qui composent « Ghost Days » sont le fruit de nuits et jours passés à gratter des mélodies sur sa guitare, de nuits et des jours qui se succèdent pour ne former plus qu’un, des jours fantômes qui donnent leur nom à ce troisième album. Les 15 titres qui composent celui-ci baignent dans une douce nostalgie ouatée avec Jonathan Morali dans le rôle du marchand de rêves, capable de sa voix chaude de rendre joyeuse et belle toute la mélancolie contenue dans ses arpèges de guitares et ses nappes de synthé.

Le magnifique Everything Else qui ouvre le bal donne le ton de l’album, moins dépouillé que son prédécesseur. Jonathan s’appuie toujours sur une base de guitare et /ou synthé à laquelle il n’hésite plus à adjoindre des arrangements de cordes et de cuivres portés par des chœurs célestes. On retrouve tout ou partie des éléments de ce cocktail sur Louise, Me and My Horses ou encore Nobody Told Me. A noter également les cordes de cette guitare malienne, pincées sur It’s a Nickname et Big Moon, hommage assumé au Pink Moon de Nick Drake auquel est souvent comparé Syd Matters.

Pour autant, si la production peut apparaître plus riche que par le passé, « Ghost Days » n’est pas à proprement parler un album de studio. Le groupe a en effet souhaité garder un côté authentique sur certains titres, Me and My Horses en étant le parfait exemple en forme de clin d’oeil, Jonathan Morali s’y reprenant a 2 fois pour débuter le morceau après s’être excusé (sur la fin d’Interlude). L’on n’évoquera pas ici toute la richesse de cet album que l’on découvre à chaque nouvelle écoute, on se contentera pour finir de saliver à l’idée de voir ces « jours fantômes » prendre vie lors de la tournée à venir aux 4 coins de l’Hexagone.

Everything Else et Anytime Now sont en écoute dans la Radio-blog.

Site Officiel

Syd Matters on Myspace

Publicités

Prenons 2 articles sur 2 sites d’information et n’ayant en apparence aucun lien entre eux. Le premier traite des dessous de la 1ère chaîne télévisuelle française, le second de l’annonce de la suppression souhaitée des encarts publicitaires sur le service public. Pourtant en lisant attentivement ces articles, on pourrait penser à une quelconque connivence entre le chef de l’Etat et la 1ère chaîne nationale (Roh l’aut’, jamais de la vie)…

Encore un coup de la transparence.

Comme l’an passé, nous avons concoté avec l’ami Gino un podcast regroupant une partie des morceaux qui ont rythmé notre année. Sur les 20 morceaux, 6 sont le fruit d’un commun accord immédiat. Les autres ont dû franchir censure, boycott et autres coups en dessous de la ceinture pour s’extirper de la masse. Pour écouter le résultat c’est ici.

Tracklist:
Frank Black – Threshold Apprenhension
The New Pornographers – Myriad Harbour
Pull – Hey girl
Tunng – Bullets
Idlewild – If it takes you home
The National – Fake Empire
The Little Ones – Lovers who uncovers
Maximo Park – Our Velocity
John Vanderslice – Kookaburra
The Kissaway Trail – La La Song
Film School – Two Kinds
Los Campesinos – You! Me! Dancing!
Voxtrot – Kid Gloves
Bat for Lashes – What’s a girl to do
Motion City Soundtrack – This is for real
Patrick Watson – Drifters
Arcade Fire – No cars go
Fields – Charming the flames
Modest Mouse – Dashboard
Editors – Escape the nest

« Page précédente