février 2008


Une soirée placée sous le signe de l’éclectisme et de la nouveauté au Point Ephémère avec deux jeunes groupes dont on n’entend pas forcément encore beaucoup parler dans l’Hexagone, les Canadiens de Land of Talk et les Texans d’Oh No ! Oh My ! Deux jeunes formations qui ont sorti leur premier album il y a peu et qui tentent de se faire connaître un peu mieux du public européen par le biais de cette tournée qui faisait escale en ce 19 février sur les quais du Canal Saint-Martin.

Après que les Dijonnais de Jaromil aient allumé les premières mèches, le trio Montréalais de Land of Talk arrive sur scène afin d’installer ses instruments et faire la balance en direct. Comme il est de coutume dans cette salle, le groupe ne repart pas dans les loges mais démarre son set dés la fin du soundcheck. Elisabeth Powell nous présente brièvement son groupe dans un bon français (ils sont Canadiens anglophones) avant d’entamer Magnetic Hill issu de leur seul et unique album « Applause Cheer Boo Hiss ». Ce titre résume à lui seul l’ambivalence de Land of Talk, mélange de pop sucrée à la Cardigans et de guitares saturées à la Dinosaur Jr. De sa voix légèrement éraillée, Elisabeth souffle le chaud et le froid, la section rythmique façon bûcheronne  se chargeant d’alimenter le brasier en combustible. On retiendra outre le furieux Speak To Me Bones, les sucreries douce amères Sea Foam, Summer Special et Breaxx Baxx. Le public ne s’y trompe pas et leur réserve une belle ovation largement méritée. 

Changement de registre avec les Texans d’Oh No ! Oh My !, plutôt adeptes de mélodies pop/folk décalées saupoudrées de bidouillages électro. C’est d’ailleurs avec leur titre le plus électro (I Love All You the Time), son intro façon transe music et ses paroles délirantes (« I love you all the time, except when you drink wine ») que le quatuor ouvre le bal. Le synthé vintage est à l’honneur en ce début de concert avec le moins enjoué mais tout aussi efficace I Have No Sister. La guitare acoustique reprend le dessus sur l’empathique et festif The Party Punch, rythmé par handclaps et chœurs foutraques. Assurément le meilleur titre du « Between the Devil and The Sea EP » et l’un des touts meilleurs de leur répertoire, le genre de morceau à s’écouter le matin pour surfer sur l’adrénaline du bonheur jusqu’au soir.

Malgré leur jeune âge, le groupe semble bien rôdé à l’exercice de la scène, faisant preuve d’une grande assurance. Ils n’hésitent pas à jouer avec le public, balancent quelques vannes entre 2 morceaux. L’ambiance est décontractée, loin du maniérisme dont certains aiment à s’entourer. Les deux barbus du groupe se partagent le chant, l’un  possède d’ailleurs un timbre de voix pas si éloigné (et en plus juste) de celui si particulier d’Alec Ounsworth (Clap Your Hands Say Yeah !). Farewell To All My Friends n’est lui pas sans rappeler Grandaddy, d’autres barbus célèbres qui ont malheureusement cessé leur collaboration pileuse et folklorique. Les titres défilent, de Jane is Fat à Reeks and Seeks, repris dans plusieurs spots publicitaires français. C’est finalement sur le superbe The Backseat et ses harmonies vocales que les Texans quittent la scène avant de revenir interpréter quelques titres dont un dernier sur les chapeaux de roues, histoire de clôturer la soirée comme elle avait commencé.

Land of Talk on Myspace.
Oh No! Oh My! on Myspace.

[Mp3] Oh No! Oh My!The Party Punch

[Vidéo] Land of TalkSpeak To Me Bones

Publicités

Lui : Si tu reviens j’annule tout !!

Elle : Casse toi, Pov’ con !

 

Le capitaine Chris Garneau et moi-même sommes heureux de vous accueillir à bord de l’album « Music For Tourists » de la Fargo Team. Notre trajet durera approximativement 47 minutes, le long de 11 titres magnifiquement interprétés au piano, parfois accompagnés de menus arrangements de cordes, harmonium et autre glockenspiel. Originaire de Boston mais désormais établi à New York (Brooklyn), notre captain vous a concocté un plan de vol fait de ballades pop baroque au piano sur lesquelles il dépose sa douce voix légèrement androgyne.

Formé à l’école de pilote/songwriter « Elliott Smith« , le pilotage de Chris Garneau n’est pas sans rappeler quelques experts du genre, de Antony à Chan Marshall en passant par Sufjan « Magic » Stevens. Nos hôtesses, Mel Ancoly et Melody, répondront à tous vos besoins au cours de ce voyage minimaliste et magnifique. Des violons et violoncelles se trouvent à l’avant (Castle-Time, Relief) et à l’arrière de l’appareil (Not Nice, Sad News), un harmonium au milieu (Hymn). Le duo piano/voix est lui partout. A noter qu’une reprise d’Elliott Smith (Between The Bars) apparaîtra à la fin du voyage. Dépressurisation des glandes lacrymales garanties.

Si vous aussi vous voulez avoir droit à votre « golden ticket », embarquez dés à présent sur « Music For Tourists », un vol d’un peu moins d’une heure où la sensibilité, l’émotion et les rêveries solitaires qui s’en dégage devraient donner à beaucoup l’envie de voyager. En compagnie de Chris Garneau cela va de soit…
P.S : Seul petit regret, l’absence de 3 titres (dont un très beau Saturday) par rapport à l’édition américaine, sortie en mars 2007.

[Mp3] Chris GarneauCastle Time
[Mp3] Chris GarneauNot Nice
[Mp3] Chris Garneau – Black and Blue 

Site Officiel.
Chris Garneau on Myspace.

 En concert Dimanche 24 février à la Cigale en compagnie de Caribou et José González.

Je suis un quatuor américain résidant à New-York dans le quartier de Brooklyn. Je pratique un mélange psyché-folk-tribal enthousiasmant sur mon dernier album sorti en 2007. Je suis…je suis…Animal Collective ? Bien Yeasayer essayé mais raté. « All Hour Cymbals », premier album de Yeasayer fait en effet parfois penser à la bande à Panda Bear et Avey Tare avec un côté « world » sans doute plus marqué. Assez inégal, l’album démarre sur les chapeaux de roues en dardant les rayons électro-folk de Sunrise et les rythmes tribaux de Wait For The Summer avant le grand huit hypnotique 2080. S’il s’essouffle un peu sur la durée, le premier opus des New-Yorkais marque probablement l’avènement d’un futur grand. En concert ce soir au Nouveau Casino.

[Mp3] YeasayerSunrise

[Mp3] Yeasayer2080

Site Officiel.
Yeasayer on Myspace.

Semaine un peu particulière puisque se produisent sur Paris un bon paquet de groupes dont je vous ai parlé ici même, parfois dans un même post. Ca commence demain par Oh No! Oh My et Land of Talk au Point Ephémère et The Delano Orchestra à la Boule Noire puis Le Loup vendredi à la Maroquinerie et enfin Caribou dimanche à la Cigale.

Parmi les autres artistes à se produire dans la capitale cette semaine, il en est un que j’ai découvert un peu par hasard il y a quelques années et que je ne pourrais malheureusement pas voir pour sa première date française. A Mains d’Oeuvres mercredi, Rocky Votolato se produira pour la première fois en France avec Jenny Hoyston et Exsonvaldes pour compléter l’affiche. Le songwriter italo-américain a débuté en tant que guitariste/chanteur du groupe émo Waxwing au milieu des 90’s. Influencés par Fugazi, le groupe devient rapidement un des plus intéressants de Seattle aux côtés de Death Cab For Cutie et autres Pedro The Lion. Peu avant la séparation du groupe et comme souvent dans ces cas là, le bonhomme se lance dans une carrière solo dans un style diamétralement opposé à celui de ses débuts. De l’émo-punk au folk-rock il n’y a qu’un pas que Rocky franchit allégrement.

« Suicide Medicine » est le premier album qui me tombe entre les oreilles mais déjà le troisième de l’étalon folk italien. Produit par Chris Walla (guitariste de Death Cab For Cutie), l’album balance entre folk et country et regorge de superbes ballades mélancoliques  interprétées à la guitare acoustique, parfois soutenue par un harmonica. Outre le titre éponyme, je retiendrais Automatic Rifle, Montana et Alabaster.

 « Makers » son quatrième album, le premier chez Barsuk, confirme le talent de compositeur folk/alt country grâce à des morceaux tel que She Was Only In It For The Rain, White Daisy Passing ou The Night’s Disguise. Je n’ai par contre pas écouté « The Brag and Cuss« , sorti l’an dernier toujours chez Barsuk.

Site Officiel.
Rocky Votolato on Myspace.

Rocky VotolatoWhite DaisyPassing

 

La première édition des soirées Mignon avait pour cadre le Café de la Danse et pour invités le Lyonnais François Virot et British Sea Power. Un peu intimidé, le gone prend place sur la scène avec sa guitare. Assise par terre en face de lui, une amie se charge des percussions en tapant ou gratouillant sur une guitare sèche. Le batteur de Clara Clara interprète ici ses compositions d’obédience folk/country, agrémentée de quelques reprises dont une du rappeur Jay Z. Une agréable mise en bouche.

Changement radical de registre avec la tête d’affiche de la soirée, les Anglais de British Sea Power (BSP). Le quatuor de Brighton est pour l’occasion accompagné par une violoniste New-Age (Abi Fry du groupe Bat For Lashes) et par un sixième membre qui alterne entre claviers et cuivre (cornet). Forts d’une flatteuse réputation scénique et d’un nouvel album salué par la critique, les Anglais entrent en scène au son de All In It, le titre d’ouverture de leur dernier opus. Le set démarre pied au plancher avec Lights Out For Darker Skies, toujours issu de leur dernière production, qui confirme le retour des Anglais à un rock plus brut après un virage pop sur le second album.

Le groupe ne s’y trompe pas et la majeure partie des titres joués ce soir là provient de leurs albums les plus rock. De leurs débuts fracassants avec « The Decline of British Sea Power », les Anglais ont conservé ce savant mélange entre la force brute des Pixies et la délicatesse de David Bowie (Fear of Drowning, Remember Me, Favours in The Beetroot Fields). Les titres de « Do You Like Rock Music ? » représentent, sans surprise, la majorité de la set-list. Si certains expriment sur scène tout leur potentiel (le superbe No Lucifer, l’instrumental The Great Skua ou le bombardement d’Atom), d’autres ont bien du mal à confirmer leurs bonnes dispositions aperçues sur l’album et à éveiller un public léthargique (Waving Flags, Canvey Island).

Le collectif multiplie les artifices : accoutrements excentriques, drapeaux ornant les amplis, samples de bruits divers et variés (corbeaux, vagues…) en introduction de leurs morceaux, mais la lumière a du mal à s’allumer dans les yeux du public du Café de la Danse. Hamilton et Yan, les 2 frères Wilkinson, échangent guitare et basse en plus du chant. Abi Fry tente d’apporter un peu de douceur avec son violon mais il est trop souvent noyé derrière les guitares. Un Spirit of St Louis dantesque laissera tout de même un sillon indélébile dans les oreilles de tout amateur de rock saturé avant que le soufflet retombe peu à peu. Le groupe quitte la scène et ne revient même pas interpréter le rappel initialement prévu. Une petite forme qui ne remet pas en cause le talent et la qualité de BSP et notamment de leur nouvel album « Do You Like Rock Music ? ».

British Sea Power on Myspace.

British Sea PowerNo Lucifer (Live @ Jools Holland)

J’avais pourtant réussi à passer entre les gouttes, à me libérer des chaînes que Gino et Cécile avait tenté de me mettre autour du cou. Un peu par fainéantise, beaucoup par pudeur. Je parle assez peu de moi sur ce blog, par choix plus que par nécessité. Et puis Lyle m’a tagué récemment avec une chaîne des révélations insignifiantes. J’ai pas mal hésité et puis je me suis dit que ce serait peut être amusant à faire et à lire, je l’espère en tout cas.

La règle du jeu veut que :
– J’écrive le lien de la personne qui m’a tagué
– Je précise le règlement sur mon blog
– Je mentionne six choses sans importance sur moi
– Je tague six autres personnes en mettant leur lien
– Je prévienne ces personnes sur leur blog respectif.

C’est parti…
1) Je suis abonné aux surnoms depuis que je suis tout petit. Cela a commencé par Tito à l’école primaire (même l’institutrice m’appelait comme cela) puis Toto au lycée « grâce » à Gino sans oublier CPP (soit Capitaine par pitié, ce qui était je tiens à le signaler une boutade) pendant mes années de footballeur amateur.

2) J’ai un jour, sans le vouloir, réussi à faire pleurer de rire une prof d’histoire-géo. A la question posée oralement, que signifie « antédiluvien », j’ai bondi de ma chaise pour répondre tel Moïse sur le Mont Sinaï : DIGNE DU DELUGE !!! Hilarité générale et notamment professorale. Elle m’en reparlait à chaque fois que l’on se recroisait…

3) J’ai pendant des années était un incorrigible maladroit, au point d’être surnommé « Pierre Richard » (voir point 1). J’étais le genre de personne qui constamment renversait quelque chose sur soi ou les autres, trébuchait dans la rue, disait à voix haute en lisant le menu du restau universitaire « C’est quoi ce R.U. de merde ? » alors que la directrice dudit R.U. était juste derrière… Et puis ça s’est estompé. Bon j’en fais encore quelques unes hein.

4) Je ne mange pas de ce pain là. Lors de mon voyage au Viêt-Nam l’an dernier, nous avions pour habitude avec mes compagnons de voyage, Seb et Erwan, de nous faire interpeller dans la rue par des rabatteurs pour les différents restaus locaux. Sur l’île de Cat-Ba, une demoiselle s’est précipitée vers moi, me proposant de façon très tactile un « Boum-Boum Miam-Miam ». Croyant qu’il s’agissait encore d’un restau je lui expliquais gentiment que nous avions déjà mangé. Après m’en être difficilement débarrassé, je constatais qu’il s’agissait d’un salon de massage…

5) J’ai la « poisse du rail ». Chaque fois ou presque que je redescends dans le Sud-Ouest, soit mon train a du retard (dans le meilleur des cas), soit une personne ou un animal se jette sous les rails, soit le train tombe en panne dans la gare dans laquelle je m’apprêtais à monter, soit il y a un incendie sur les voies, soit un Allemand de 150 kilos dégoulinant de sueur, qui ne s’est ni douché ni changé depuis 1 semaine hérite de la dernière place dans la cabine couchette que je partage avec mes compagnons de voyage…

6) J’ai signé des autographes du nom de Zizou. Lors d’un stage IUFM dans un collège de ma région, certains élèves m’ont trouvé une ressemblance avec Zizou. Au bout de quelques jours, 2/3 élèves sont venus me demander de leur signer un bout de papier du nom de Zizou. J’ai d’abord refusé, un peu gêné, mais voyant que ça leur faisait plaisir j’ai cédé à leur demande. 5 minutes après, une dizaine d’autres se pointaient stylo et bout de papier à la main….

Histoire de ne pas être le seul à me mouiller et puisque c’est la règle, je renvoie la patate chaude à Gino, Cécile, Fred, Marie, Mica et Damoon.

Page suivante »