Pas de place pour le pathos Meg Ryan/Thom Hanks ici mais l’histoire d’un duo créatif hyperactif. Ben Gibbard et Chris Walla, la trentaine tout juste sonnée, fourbissent leurs armes depuis 1998 au sein de Death Cab For Cutie (DCFC). Ce projet solo de Gibbard (l’album « You Can Play These Songs With Chords« , sorti en 1997 sur cassette avant d’être réédité sur CD en 2002) est rapidement devenu un groupe à part entière. Nos 2 acolytes s’entendent vite comme larrons en foire. Ils composent et interprètent la quasi-totalité des titres du désormais quatuor.

En 1998, « Something About Airplanes » est le premier album en formation complète. Il sort sur le label de Seattle, Barsuk Records. Chris Walla n’y pousse pas encore la chansonnette mais il se charge du mixage et de la production.

[Mp3] DCFCChampagne From a Paper Cup

En 2000, toujours chez Barsuk, « We Have The Facts and We’re Voting Yes » reprend les mêmes ingrédients que son prédécesseur avec un Gibbard auteur/compositeur et un Walla qui agit dans l’ombre (production et chœurs).

Les stakhanovistes indés sont de retour en 2001 avec « The Photo Album » puis en 2002 avec la réédition de l’album solo de Gibbard (« You Can’t Play… ») sous l’appellation DCFC, augmenté pour l’occasion de 10 nouveaux titres dont une reprise de This Charming Man des Smiths.

[Mp3] DCFC A Movie Script Ending

[Mp3] DCFCWait

[MP3] DCFC This Charming Man (via Captain Obvious)

Le syndrome de la feuille blanche est un concept totalement inconnu de Ben Gibbard et Chris Walla. « Transatlanticism« , leur 4ème album en 6 ans (sans compter les projets arallèles, j’y reviendrais) sort en 2003, toujours chez Barsuk, et sonne le début de la reconnaissance commerciale pour le quatuor. Des tubes à la pelle (The New Year, Title and Registration, The Sound of Settling, Tiny Vessels…), popularisés par leur apparition dans bon nombre de films ou séries hollywoodiennes (Six Feet Under, Californication, Mean Creek…). Gibbard est toujours aux fourneaux mais Walla prend de plus en plus de place sur le plan vocal.

[Mp3] DCFCTitle and Registration

[MP3] DCFC – The New Year (via Under The Rotunda)

[MP3] DCFC Transatlanticism (via Cause=Time)

Gibbard et Walla continuent leur rythme d’écriture éffréné, au prix sûrement d’interminables nuits blanches (oui bon il fallait bien que je le case quelque part). L’histoire ne dit pas s’ils les ont passé avec Meg Ryan et/ou Tom Hanks… »Plans » voit le jour en 2005, succés immédiat aux Etats-Unis (plus de 900 000 albums vendus rien que chez l’Oncle Sam). DCFC bascule dans le monde du marketing : 2 DVD voient le jour dont l’un qui suit le groupe en tournée (Drive Well, Sleep Carefully). On y voit un groupe plutôt pépère, à l’opposé des clichés sur la vie des groupes de rock en tournée. Si le succès commercial est au rendez-vous, les critiques indés reprochent au groupe un côté mainstream de plus en plus affirmé. Perso, j’ai aussi moyennement accroché sur cet album, hormis le single Soul Meets Body qui est un vrai bijou.

[Mp3] DCFCSoul Meets Body

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