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Bon allez je vais vous épargner ce choix cornélien et je reviens aux affaires avec le compte-rendu de l’édition 2008 de la Route du Rock, que je promets moins houblonné que celui de l’an passé.

Le duo train/camping a été remplacé par le BMW/Hôtel, autrement plus agréable. Oui je me suis embourgeoisé. La météo capricieuse et le ciel qui prévoyait de s’abattre sur nos têtes de festivaliers le samedi avaient eu raison de mes dernières résistances. La veille du festival, on a donc certainement récupéré la dernière chambre d’hôtel encore libre à St Malo car oui pour ceux qui en douteraient, la cité corsaire attire les foules au mois d’août et pas seulement pour son festival rock.

Les trombes d’eau qui s’abattent sur nous lors du trajet en voiture ne font qu’aggraver notre pessimisme météorologique. C’est finalement sous un franc soleil que nous arrivons à destination, prenons nos quartiers à l’hôtel et repartons vers le site du fort de Saint-Père pour la 1ère soirée de la Route du Rock version 2008.

Après avoir récupéré les accréditations Indiepoprock, on entre sur le site qui n’a pas changé depuis l’an dernier. Les stands de galette-saucisse sont toujours là, l’espace labels et fanzines également, tout comme le bar VIP. Le temps de faire le tour du site et déjà le premier groupe a fait son entrée sur scène. Les War On Drugs sont américains, plus ou moins inconnus en France et ce n’est pas près de s’arranger après leur prestation devant une audience plus que clairsemée. J’avoue avoir écouté leur set d’assez loin, ça avait l’air pas mal…Cette soirée du jeudi est celle qui nous intéresse le moins à vrai dire. On file au bar VIP pour prendre l’apéro après le set des Américains et c’est finalement de là bas que l’on assiste au concert de The Dø, sur l’écran géant prévu à cet effet. J’ai un peu de mal avec le duo franco-finlandais sur disque mais en concert ça passe beaucoup mieux et pas seulement pour le jolis minois d’Olivia.

Les choses sérieuses commencent pour nous avec l’arrivée vers 22h des Tindersticks. Je n’ai jamais vraiment fait l’effort de m’intéresser à la discographie des Anglais mais l’occasion est belle de rattraper cette lacune. Le moins que l’on puisse dire c’est que les dandys ont la classe, Stuart Staples, leur leader, en tête. Son chant me fait penser à un mélange de Matt Berninger (The National) et d’Antony Hegarty (Antony and the Johnsons). Les cuivres et cordes qui accompagnent le groupe magnifient les compositions sombres et torturées de Staples. Belle découverte pour ma part même si le cadre d’un festival en plein air n’est peut être pas le plus approprié pour apprécier la musique plutôt mélancolique des Anglais.

On reste plus ou moins dans la même tranche d’âge avec le groupe suivant, j’ai nommé les Breeders. Pour les avoir vu il y a peu avec Gino à la Cigale, je sais à quoi m’attendre avec les sœurs Deal. Des titres de 2-3 minutes chrono, un jeu de scène à minima, des sœurs Deal qui arrêtent pas de papoter entre les morceaux (surtout Kim), un backing band transparent et des titres entrés dans la légende que l’on prend toujours autant plaisir à entendre. Peu de surprises donc mais un concert sympa malgré la pluie qui fait une apparition heureusement fugace. Il est un peu plus d’1h20 du matin quand les Cold War Kids entrent en scène. La fatigue commence un peu à se faire sentir et la pluie a plus que rafraichit l’atmosphère. Je regarde le début du concert dans les premiers rangs avant de rejoindre mes camarades au bar. Les Américains sont toujours aussi impressionnants en live même si je ne raffole pas de leur blues rock fiévreux hormis 2-3 singles. Le dernier groupe prévu au programme de cette première soirée promet heureusement de réchauffer nos pieds et réveiller nos esprits endormis. Il est presque 3h du mat’ quand les Foals débarquent avec les titres de leur bien nommé premier album, « Antidotes« . Les poulains d’Oxford sont réputés pour leurs prestations scéniques énergiques et le public encore présent ne demande qu’à s’enflammer après une soirée plutôt mollassonne. Malgré le fait que Yannis Philippakis et sa bande soient faits comme des Mickeys (comprenez bourrés comme des coings), on prend pas mal de plaisir sur les Cassius ; Olympic Airways ; Two Steps, Twice et autres Heavy Water. On regrettera une interprétation un peu en dedans de la bombe Hummer mais dans l’ensemble le set des Anglais fut vivifiant et nous fit oublier la fatigue. Il est presque 4h du mat’, l’heure de regagner notre chambre d’hôtel que je n’échangerais pour rien au monde avec une place au camping vu le froid régnant sur le fort de Saint-Père.

Vous-ai je dit que je m’étais embourgeoisé ?

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