Lorsque Thomas m’a proposé de l’accompagner à la Black Session de Mercury Rev ce lundi, j’ai immédiatement répondu par l’affirmative, trop heureux de pouvoir assister de visu à l’enregistrement de l’émission de radio qui berçât mon adolescence. Et puis…et puis je me suis rappelé que je devais également assister au concert donné par les groupes islandais Seabear et Borko à la Maroquinerie. Nous avions organisé un concours sur Indiepoprock.net qui permettait à 5 lecteurs, ainsi qu’un chroniqueur, d’assister au concert . Devant le peu d’entrain de mes collègues, je m’étais porté volontaire, quitte à faire une croix sur l’ami Bernard Lenoir…

Arrivé vers 20h, je récupère mon invitation et constate que le concert de Borko n’a toujours pas démarré. La Maroquinerie sonne le creux pour le moment, une cinquantaine de personnes attend, pour la plupart assises, dans la salle. Le barman m’explique que le groupe a du retard et que cela devrait débuter vers 20h30. Effectivement l’imposant Borko et sa bande débarquent au nouvel horaire prévu et s’excusent pour le retard. L’Islandais replet (Björn Kristiansson) nous parle des charmes de Paris en roulant les « r » comme tout bon islandais-parlant-anglais qui se respecte. C’est d’ailleurs marrant de constater que ce n’est heureusement pas le cas lorsqu’ils chantent. La musique de Borko ressemble à celle de leurs compatriotes de Múm ou à du post-rock à la Explosions in The Sky auquel on aurait ajouté une trompette et un chant plaintif. Mention pas mal, notamment pour le titre Dingdong Kingdom qui est selon son géniteur l’histoire de Lionel Richie dans un ascenseur…

[Mp3] Borko Dingdong Kingdom

La joyeuse et hétéroclite troupe de Seabear, emmenée par son leader Sindri Már Sigfússon, prend alors place sur la scène de la Maroquinerie. On constate que le batteur et le trompetiste de Borko sont de nouveau mis à contribution ce qui porte à 7 le nombre de musiciens sur une scène pas extensible. Le set débute par Arms et Cat Piano, 2 titres issus de leur album « The Ghost That Carried us Away« . Bienvenue en Seabear-ie, terre de folk et de pop lo-fi. La salle s’est un peu remplie (une toute petite centaine de personnes) mais les gens ont choisi de rester assis par terre ou sur les marches de la Maroquinerie. Le groupe déroule une dizaine de titres dont les très bons I Sing, I Swim et Seashell. Ce dernier clôt le set dans une montée finale époustouflante sur laquelle le groupe met le public à contribution (chœurs). Après un rappel, nous sommes de nouveau sollicité mais cette fois-ci c’est hors de la salle que ça se passe. Le groupe nous dit qu’il va jouer 2 titres à l’extérieur. Ca sent le concert à emporter cette histoire !!

Effectivement en sortant je croise Chryde qui rejoint le groupe, certainement pour leur expliquer la marche à suivre. Le public joue bien entendu le jeu et tout ce petit monde se retrouve dans la partie bar-restaurant en plein air de la Maroquinerie. Au bout de quelques minutes, on entend le groupe arriver vers nous depuis la rue (?). Ils passent au milieu de nous pour se poster entre les tables et interpréter 2 titres acoustiques dans la grande tradition des concerts à emporter de la Blogothèque. Je ne sais pas trop ce que cela donnera, notamment au niveau du son, mais c’était une belle communion avec le public. J’espère que Bernard Lenoir ne m’en voudra pas…

[Mp3] SeabearLibraries

[Mp3] Seabear Arms

[Vidéo] SeabearI Sing, I Swim

Site Officiel (leur 1er Ep y est dispo en téléchargement gratuit).

Seabear on Myspace.