janvier 2009


Connus ou inconnus, voués à la gloire ou aux gémonies, cette nouvelle rubrique aura pour but de présenter en quelques lignes des groupes qui je l’espère feront parler d’eux dans les semaines/mois à venir.

Cat People : Du post-punk espagnol qui a le goût de rosbeef. Rien de novateur mais suffisament bien foutu pour que ceux qui ont aimé Interpol et consorts y trouvent leur compte. L’album est en écoute sur leur page Myspace.

Handsome Furs : Le retour du stakhanoviste Dan Boeckner et sa fiancée Alexei Perry. Ce projet en forme de boutade a gagné ses lettres de noblesse sur la foi d’un premier album enthousiasmant. Le successeur (« Face Control ») arrive bientôt. En écoute le 1er single I’m Confused [mp3].

Team Ghost : Ex moitié de M83, Nicolas Fromageau avait laissé son compère Anthony Gonzalez aux commandes du vaisseau après 2 albums, les meilleurs soit dit en passant. Le voici de retour avec son nouveau projet qui sonne comme du…M83. La preuve avec A glorious time [mp3]. Le reste est sur la page Myspace.

Baden Baden : Quintet français qui a tout pour être l’une des révélations folk rock de l’année dans l’Hexagone, au même titre que Cocoon ou The Delano Orchestra, dont j’avais parlé ici bien avant le buzz. Alors pourquoi pas ? En écoute les titres The Book page 1 [mp3] et Could You Could You [mp3]. En concert gratuit le 5 février à l’OPA. Le reste est sur la page Myspace.

Screaming Lights : Tout justes sortis de l’adolescence et déjà une belle aisance scénique comme aperçu hier lors de la soirée Rock is Dead? à la Flêche d’Or. A écouter l’efficace single GMN [mp3], le reste est sur la page Myspace.

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Le Bataclan affiche complet ce 16 janvier 2009 pour la venue d’Animal Collective dans la capitale, l’un des premiers « grands » concerts d’une année que l’on espère pas avare du genre. Que l’on soit amateur de viande rouge ou végétarien, il est bien difficile en ce début d’année de ne pas manger du Animal Collective à toutes les sauces, certains osant même des rapprochements pour le moins douteux avec Radiohead. Si la presse spécialisée a pris fait et cause depuis un bon moment pour le psyché-folk de Panda Bear & co, il est plus étonnant de voir la presse généraliste se pâmer devant les New-Yorkais. Il est donc moins étonnant de constater que de nombreux curieux se sont déplacés ce vendredi soir afin d’assister au concert dont tout le monde parle, quitte à n’avoir jamais jeté une oreille à « Merriweather Post Pavilion », ni à ses prédécesseurs.

Bien que plus accessible sur le dernier opus du groupe, la musique d’Animal Collective n’en reste pas moins parfois difficile d’accès et notamment en version live. Avant ce concert, on pouvait craindre qu’elle perde ce côté sauvage, barré, qui fait à la fois sa force et sa faiblesse selon le camp que l’on défende. A voir les mines déconfites d’une partie du public 1h30 plus tard, il faut croire que ce n’est pas en 2009 que l’on réussira à mettre Animal Collective dans une cage dorée et on ne peut que s’en réjouir.

Premier choc pour les néophytes, l’interaction avec le public se voit réduite à la portion congrue durant le set des New-Yorkais. Muets et quasi-autistes derrière leurs séquenceurs, Panda Bear, Avey Tare et le Géologiste ne sont pas beaucoup plus bavards que lors de leur derniers passages dans la capitale. Peu importe, après tout on est venu pour écouter de la musique et notamment les titres de « Merriweather Post Pavilion ». C’est peu dire que le groupe nous a entendu puisque la quasi-totalité du dernier album est au programme du set de ce soir. In The Flowers ouvre le bal de belle manière, dommage que des problèmes de son gâche le moment où le morceau décolle réellement. L’éclairage est minimaliste, tout juste distingue t’on les visages des 3 acolytes, celui du Géologiste profitant comme toujours de la lumière de sa lampe frontale. Certains titres perdent un peu de leur saveur en version live, ua gré des expérimentations du trio. C’est notamment le cas de Also Frightened ou Lion in a Coma, vite compensés par un Summertime Clothes qui réveille un peu un public apathique. Avec ses boucles psyché, Guy’s Eyes se révèle comme un des meilleurs titres du set, Panda Bear et Avey Tare jouant au jeu du chat et de la souris avec leurs voix. Daily Routine subit également un lifting spécial, planant à souhait. Les fans de longue date ne sont pas oubliés et accueillent avec grand plaisir les titres les plus anciens au menu du soir : Leaf House, Flesh Canoe ou un Fireworks brillant de mille feux. Le set se conclut par un Brothersport taille XXL avant que le groupe ne revienne pour 2 titres supplémentaires, Banshee Beat et l’excellent My Girls.

Entre ceux qui se sont laissés porter par le vent du buzz et ceux qui regrettent le grain de folie des débuts, ce concert aura généré plus de déception qu’autre chose. Il aura surtout prouvé à ceux qui voulaient en faire une machine marketing que Animal Collective n’est pas Radiohead et que malgré le côté plus accessible de son dernier album, ils ne seront jamais complètement domestiqués. Encore une fois, on s’en réjouit…

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Combien de temps la France va t’elle encore ignorer l’existence de l’homme le plus grand sur Terre ? Un bout de temps encore si l’on en juge par le fait que « Shallow Grave« , l’album de Kristian Matsson a.k.a The Tallest Man on Earth, est sorti un peu partout dans le monde en mars dernier mais toujours pas dans l’Hexagone.

Si son patronyme semble pour le moins usurpé, le suédois a tout de même de sérieux atouts à faire valoir dans le domaine de la musique. Il est présenté, comme beaucoup avant lui, comme le nouveau et énième rejeton de Bob Dylan. C’est faire beaucoup d’honneur à cet illustre inconnu me direz-vous. Pourtant, si le jeu des comparaisons est toujours un peu vain, il fautavouer qu’il y à quelque chose de Robert Zimmerman chez Kristian Mattson.

Même voix nasillarde, même ballades folk à la guitare acoustique, la ressemblance est frappante même si l’on n’est pas un spécialiste du grand Bob. Il serait cependant dommage et simpliste de limiter « Shallow Grave » à un plagiat, aussi bon soit-il. Passé le jeu des comparaisons, il reste un superbe album de folk, l’un des plus beaux et des plus touchants de 2008 avec le Bon Iver. S’il est bien difficile d’extraire tel ou tel titre du lot, on retiendra cependant l’introductif I Won’t Be Found, idéale mise en bouche ; Shallow Grave, le titre éponyme interprété au banjo ; ou encore Where Do My Bluebirds Fly et The Gardener, probablement les plus beaux fruits de ce verger folk.

A défaut d’être, comme il le prétend, le plus grand homme sur terre, Kristian Matsson signe avec son premier album l’une des plus belles découvertes de l’année écoulée. N’hésitez pas à mesurer son talent.

The Tallest Man On Myspace.

Site officiel.

The Tallest Man On Earth – I Won’t Be Found [mp3]

The Tallest Man On Earth – Where Do My Bluebirds Fly [vidéo]

The Tallest Man On Earth – The Gardener [vidéo]

Se prendre une claque. L’expression est passée dans le langage courant et on à tendance à l’employer à tort et à travers. On est tout fier de dire qu’on « s’est pris une claque » alors que bon ya quelques années de ça on faisait pas le fier quand c’était le cas, hein. Et bien figurez-vous que je m’en suis pris une de claque. Non pas celle-là, l’autre. La visuelle. Oui une claque visuelle devant une série anglaise, une série à ne pas mettre entre toutes les mains cependant.

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Diffusée entre le 27 et 31 octobre sur la chaîne payante E4, Dead Set comporte 5 épisodes pour une durée totale d’environ 140 minutes. L’histoire suit l’enregistrement de l’émission de télé-réalité Big Brother (le Loft Story anglais), véritable émission culte en Grande-Bretagne puisqu’ils en sont à la 8 ou 9ème édition. Hypnotisés par ce qui se passe devant leur écran, les téléspectateurs ignorent ce qui se passent sur les autres chaînes et notamment les alertes du gouvernement suite à une contamination transformant les gens en…zombies.

Créé par Charlie Brooker (écrivain et journaliste pour The Guardian), Dead Set a été diffusée en Angleterre en prime-time et a rencontrée un vif succès puisque plus d’un million de personnes ont vu le premier épisode. Il faut avoir vu la série pour ce rendre compte de l’ampleur du phénomène : imaginez vous, au mieux à peine sorti de table, en train de regarder une série dans laquelle des morts-vivants dévorent tripes et boyaux dans un réalisme cru et jamais vu (ou presque). Pour avoir vu un paquet de films de zombies, de films gore et autres choses du genre, je dois admettre que rarement j’avais vu un film de zombies aussi malsain et réaliste. Oui, l’adjectif « réaliste » peut faire sourire quand on parle de films de zombies mais dans le cas de Dead Set on oublie assez rapidement ce genre de préjugés.

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Hommage aux films de zombies des années 70-80, mais également aux plus récents « Dawn of the Dead » et « 28 jours plus tard« , la série se veut également une critique de notre société comme le veut la tradition du genre initiée par Romero. La télévision et plus précisément la télé-réalité est ici le prisme choisi pour dénoncer la société actuelle. Le parallèle est vite trouvé entre les zombies se trouvant de chaque côté de l’écran. Le plus amusant est que c’est Endemol, la société de production hollandaise qui a fait de la télé-réalité son fonds de commerce, qui est derrière cette critique…de la télé-réalité. Un bon moyen de se faire un peu de pub gratuitement. Autre fait amusant, la vraie présentatrice de l’émission « Big Brother » interprète ici son propre rôle, de même que d’anciens participants de l’émission. Imaginez Benjamin Castaldi, Loana et Félicien (Coum-coum) en zombies décérébrés !!! Ouais non c’est pas un bon exemple. En zombies assoiffés de chair fraîche ?? C’est mieux mais autant regarder Dead Set.

Trailer de la série.

Il s’est fait attendre cette année mais le voilà. Plus de détails dans les posts précédents.

01. Bon IverFor Emma, Forever Ago

02. Last Shadow Puppets – The Age of The Understatement

03. Get Well Soon – Rest Now, Weary Head !

04. Shearwater – Rook

05. Fleet Foxes – s/t

06. Eddie Vedder – Into the Wild OST

07. Emily Jane White – Dark Undercoat

08. Deerhunter – Microcastle

09. Wolf Parade – At Mount Zoomer

10. Frightened Rabbit – The Midnight Organ Fight

11. MGMT – Oracular Spectacular

12. The Notwist – The Devil, You + Me

13. Girl Talk – Feed The Animals

14. The Walkmen – You & Me

15. TV On The Radio – Dear Science

16. No Age – Nouns

17. The Gutter Twins – Saturnalia

18. British Sea Power – Do You Like Rock Music ?

19. Syd Matters – Ghost Days

20. Why ? – Alopecia

21. Swell – South of the Rain And Snow

22. The Dodos – Visiter

23. Sigur Ros – Með Suð í Eyrum Við Spilum Endalaust

24. Department of Eagles – In Ear Park

25. Okkervil River – The Stands In

26. Crystal castles – s/t

27. Beach House – Devotion

28. Audrey – The Fierce and The Longing

29. Unwed Sailor – Little Wars

30. Foals – Antidotes

31. Pete and The Pirates – Little Death

32. Mates of StateRe-arrange us

33. Polite SleeperSeens

34. The Futureheads – This is Not The World

35. Styrofoam – A Thousand Words

36. Death Cab For Cutie – Narrow Stairs

37. Hercules & Love Affair – s/t

38. The Accidental –There Were Wolves

39. Cloud Cult – Feel Good Ghosts

40. Friendly Fires – s/t


Ce n’était pas forcément voulu mais c’est finalement plutôt logique de terminer mon tour d’horizon de l’année 2008 en…2009. Au passage, bonne année à tous ceux à qui je ne l’ai pas encore souhaité (ça c’est fait). Derrière les groupes ayant monopolisé l’attention des médias, parfois très loin derrière, arrivent les sans-grade, ceux qu’il fallait découvrir en 2008. CQFD. Catégorie volontairement un peu fourre-tout (sinon je vous faisais des posts sur l’année 2008 jusqu’à la fin 2009, surtout au rythme auquel je les écrits), elle va de la vrai découverte (The Dodos, Metronomy…) à la confirmation de talents déjà connus (Syd Matters, British Sea Power…).

Parmi les plus chevronnés de la catégorie des CQFD, honneur à notre Syd Matters national dont j’ai maintes fois évoqué le talent ici (ses 2 premiers albums figuraient dans mes tops 2004 et 2005). Pourquoi parler de Syd Matters ici alors ? Déjà car c’est un clin d’oeil au concours du même nom (CQFD), organisé par les Inrocks, dont Syd Matters fut le premier vainqueur en 2004. Ensuite car son troisième album, « Ghost Days« , sorti en tout tout début d’année, a sombré dans l’oubli avant que l’on soit sorti de l’hiver. On a souvent tendance (moi le premier), à oublier les albums du début de l’année, que bien souvent on a commencé à écouter en fin d’année précédente (ah oui ? mais coment c’est possible ?). C’est également de cas pour les anglais de British Sea Power, dont le troisième album « Do You Like Rock Music ? » a fait les beaux jours de mes esgourdes en janvier dernier. Plus rock que le décevant « Open Season », le nouvel opus des BSP a redonné un peu de crédit à des Britanniques proches de la banqueroute. Au rayon confidentiel, Yoni Wolf et sa bande du label Anticon ont leur mot à dire. « Alopecia« , troisième album de Wolf au sein de son groupe Why? n’a pas eu la reconnaissance qu’il méritait pourtant. Adeptes d’un « hip-hop abstrait », moitié folk, moitié hip-hop, moitié électro (oui je sais, ça fait 3 moitiés mais les maths ont jamais été mon fort, comme Nelson), les Californiens ne courent pas après le succès et il le leur rend bien. Dommage. Toujours au rayon hip-hop, un rayon que je connais très mal je le concède, le talent de sampleur fou de Gregg Gillis a fait des merveilles sur le nouvel album de Girl Talk (« Feed The Animals« ). Dans une veine proche de Belges de 2 Many DJ’s, Gillis pousse l’exercice dans ses derniers retranchements en mixant près de 25 morceaux en un seul. Le résultat est bluffant et particulièrement efficace.

Dans la catégorie CQFD, petit tour d’horizon rapide par continent de ce qu’il fallait découvrir en 2008. Rassurez-vous, il y à une séance de rattrapage en 2009. Outre-Atlantique pour commencer, à force de persévérance et sur les conseils avisés de Cécile, j’ai aimé le folk de Department of Eagles, celui de The Dodos également et surtout celui d‘Eddie « Pearl Jam » Vedder sur la BO du magnifique film de Sean Penn, « Into The Wild« . J’ai aimé également le retour de Swell, avec le seul David Freel aux commandes, le duo Gregg Dulli/Mark Lanegan au sein de The Gutter Twins, la country-folk mélancolique de Sera Cahoone, les mélodies de Grand Archives et Headlights, les arrangements de Cloud Cult, la power-pop des Canadiens de Born Ruffians, le post-rock instrumental de Unwed Sailor ou le revival italo-disco de Chromatics et Glass Candy. J’ai aimé également les duos, électroclash pour les canadiens de Crystal Castles, pop évanescente pour les franco-américains de Baltimore Beach House, pop naïve pour le couple à la ville comme a la scène Mates of State ou noisy lo-fi pour les Californiens de No Age. J’ai particulièrement aimé le nouvel album de Deerhunter, combo d’Atlanta que je ne connaissais jusqu’à présent que de nom, qui jouit d’une belle aura auprès du public indé américain (à l’instar de Deerhof et Xiu Xiu) mais qui reste plutôt confidentiel de ce côté ci de l’Atlantique. Coupables d’un double album qui mélange noisy, ambient, shoegaze, post-punk…, « Microcastles/Weird Era Cont » a pour seul défaut sa sortie un peu tardive en cette fin d’année afin de figurer plus haut dans mon classement.

Outre-Manche, la sélection va être beaucoup plus rapide, un peu à cause du manque de qualité de la production britannique depuis quelques années, un peu du fait que je me retrouve moins dans ce qui sort des usines à tubes de sa gracieuse majesté. Dans un ordre plus ou moins chronologique, j’ai aimé le premier album de l’ex-Catchers Dale Grundle au sein de son nouveau projet folk, The Sleeping Years, j’ai apprécié le post-punk des jeunôts These New Puritans (par contre en live c’est une horreur), le folk de The Accidental, Noah and the Whale ou encore Dark Captain Light Captain, la power-pop de Pete & The Pirates et enfin l’électro-rock de Metronomy et Friendly Fires. J’ai particulièrement aimé le nouvel album des Ecossais de Frightened Rabbit, que je ne connaissais pas auparavant et qui malgré ses airs de power-pop mainstream regorge de bons morceaux.

Ce n’est pas un secret pour toi si tu fréquentes ce blog depuis quelque temps, les artistes français ont trés peu voix au chapitre parmi ces pages. C’est dommage ? peut être, c’est surtout pas ma tasse de thé la plupart du temps sur un plan musical alors quand en plus ils chantent dans la langue de Molière…Hormis Syd Matters, cité plus haut, j’ai bien aimé l’album des filles de Hopper (RIP), le post-punk de Poni Hoax, le folk de The Delano Orchestra et d’Orouni ou la découverte de Mangrove. Dans un périmètre plus large hors de nos frontières, j’ai aimé l’électro-pop belge de Styrofoam, le post-rock au féminin des Suédoises d’Audrey, les sucreries pop de l’Islandaise Emiliana Torrini ou des Danois d’Efterklang, bien que leur album soit sorti en 2007. Toujours plus loin de chez nous, mention spéciale aux Philippins de Moscow Olympics pour l’exotisme et pour le mélange post-punk/shoegaze de leur premier album « Cut The World« .

En cadeau, quelques uns des meilleurs titres de 2008 en mp3 ou vidéo :

  • British Sea Power – Remember Me [vidéo]
  • Why? -Song of The Sad Assassin [vidéo]
  • Girl Talk – In Step [mp3] [vidéo]
  • Department of Eagles – No One Does it Like You [mp3]
  • The Dodos – Red and Purple [mp3]
  • Chromatics – Running up That Hill (Kate Bush cover) [mp3]
  • Cloud Cult – Everybody Here is a Cloud [vidéo]
  • Crystal Castles – Untrust Us [mp3]
  • Unwed Sailor – The Garden [mp3]
  • Beach House – Gila [mp3] [vidéo]
  • No Age – Eraser [vidéo]
  • Deerhunter – Nothing Ever Happened [mp3]
  • These New Puritans – Elvis [mp3] [vidéo]
  • Noah and The Whale – Shape of my Heart [mp3]
  • Metronomy – Heartbreaker [mp3] [vidéo]
  • Poni Hoax – Antibodies [vidéo]