Se prendre une claque. L’expression est passée dans le langage courant et on à tendance à l’employer à tort et à travers. On est tout fier de dire qu’on « s’est pris une claque » alors que bon ya quelques années de ça on faisait pas le fier quand c’était le cas, hein. Et bien figurez-vous que je m’en suis pris une de claque. Non pas celle-là, l’autre. La visuelle. Oui une claque visuelle devant une série anglaise, une série à ne pas mettre entre toutes les mains cependant.

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Diffusée entre le 27 et 31 octobre sur la chaîne payante E4, Dead Set comporte 5 épisodes pour une durée totale d’environ 140 minutes. L’histoire suit l’enregistrement de l’émission de télé-réalité Big Brother (le Loft Story anglais), véritable émission culte en Grande-Bretagne puisqu’ils en sont à la 8 ou 9ème édition. Hypnotisés par ce qui se passe devant leur écran, les téléspectateurs ignorent ce qui se passent sur les autres chaînes et notamment les alertes du gouvernement suite à une contamination transformant les gens en…zombies.

Créé par Charlie Brooker (écrivain et journaliste pour The Guardian), Dead Set a été diffusée en Angleterre en prime-time et a rencontrée un vif succès puisque plus d’un million de personnes ont vu le premier épisode. Il faut avoir vu la série pour ce rendre compte de l’ampleur du phénomène : imaginez vous, au mieux à peine sorti de table, en train de regarder une série dans laquelle des morts-vivants dévorent tripes et boyaux dans un réalisme cru et jamais vu (ou presque). Pour avoir vu un paquet de films de zombies, de films gore et autres choses du genre, je dois admettre que rarement j’avais vu un film de zombies aussi malsain et réaliste. Oui, l’adjectif « réaliste » peut faire sourire quand on parle de films de zombies mais dans le cas de Dead Set on oublie assez rapidement ce genre de préjugés.

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Hommage aux films de zombies des années 70-80, mais également aux plus récents « Dawn of the Dead » et « 28 jours plus tard« , la série se veut également une critique de notre société comme le veut la tradition du genre initiée par Romero. La télévision et plus précisément la télé-réalité est ici le prisme choisi pour dénoncer la société actuelle. Le parallèle est vite trouvé entre les zombies se trouvant de chaque côté de l’écran. Le plus amusant est que c’est Endemol, la société de production hollandaise qui a fait de la télé-réalité son fonds de commerce, qui est derrière cette critique…de la télé-réalité. Un bon moyen de se faire un peu de pub gratuitement. Autre fait amusant, la vraie présentatrice de l’émission « Big Brother » interprète ici son propre rôle, de même que d’anciens participants de l’émission. Imaginez Benjamin Castaldi, Loana et Félicien (Coum-coum) en zombies décérébrés !!! Ouais non c’est pas un bon exemple. En zombies assoiffés de chair fraîche ?? C’est mieux mais autant regarder Dead Set.

Trailer de la série.