La première soirée du festival Super ! Mon amour propose une soirée alléchante dans l’enceinte du Point Ephemere. En ce mercredi 11 février, le public parisien est invité à côtoyer successivement le Lyonnais François Virot et les Canadiens d’Handsome Furs.

Le premier nommé a commencé à faire parler de lui il y a quelque temps de ça, avec son groupe Clara Clara dans un premier temps puis en solo. Son premier album « Yes or No » est sorti en fin d’année dernière et on a pu le croiser sur scène lors de différentes premières parties. C’est également en ouverture d’un groupe plus chevronné qu’on retrouve le gone, seul avec sa guitare. François Virot est une sorte d’anti-héros, qui ne semble pas rechercher les lumières, qui semble même parfois gêné d’être là, devant nous. Les apparences lui importent peu, il est là pour jouer ses morceaux, comme il le ferait devant un parterre de potes. Et des morceaux il en a des bons, à l’image d’un Cascade Kisses, d’un Dummies ou d’un Say Fiesta . Quand il arrive à court d’imagination, il pioche dans les reprises les plus improbables, de Jay Z à Abba. François Virot est une sorte de Pierre Richard indé, un petit blond avec une chaussure noire, qui touche le public par son innocence et son côté je-m’en-foutiste, drôle et agaçant, c’est selon.

Tête d’affiche de la soirée, le duo Handsome Furs formé par Dan Boeckner et Alexei Perry. Couple à la ville comme à la scène, les Canadiens ont commencé leur collaboration chez eux avant de se voir proposer comme un défi de venir interpréter les morceaux sur scène. La formule a tellement bien fonctionné que Sub Pop les a signé pour leurs deux premiers albums. C’est justement en vue de la sortie prochaine de « Face Control », le successeur de l’excellent « Plague Park », que le duo est présent ce soir. Bien qu’anglophones, les canadiens font l’effort d’apprivoiser le public en distillant quelques phrases en français et notamment leur joie de se produire à Paris. Classique mais toujours bienvenu. Le set démarre avec Legal Tender, un nouveau titre bien dans la veine de ce que le duo a laissé entrevoir sur son premier album. Alexei Perry s’occupe de tous les bidouillages électroniques, synthé, boite à rythme, harmonium alors que Dan Boeckner assure voix et guitare saturée. Le couple enchaîne les nouveaux titres et quelques uns attirent déjà l’oreille à la première écoute (Evangeline; Radio Kaliningrad ; Nyet Spasiba) , laissant augurer un nouvel album au moins aussi réussi que le précédent mais dans une veine plus électro-vodka. Le premier album, parlons en. Il faut dire que le public, assez nombreux, du Point Ephémère est venu pour les titres de « Plague Park » et non ceux de « Face Control » qu’il ne connaît pas encore. Vœu exaucé. Alexei Perry est déchainée, jumpe derrière son synthé et lance des regards de braise à son fiancé. Ya pas à dire, ces deux là respirent l’amour passionnel à plein nez, le sexe aussi. Le couple échange un baiser durant le set et finit celui-ci vautrés l’un sur l’autre, un grand sourire illuminant leurs visages. Le nôtre aussi…

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