mars 2009


On ne sait si c’est la reformation de My Bloody Valentine l’an passé qui a réveillé la noisy qui sommeillait en eux mais toujours est il que le genre semble se portait de mieux en mieux. Oh je sais ce que vous allez me dire, tout a déjà été dit blabla, ça ne révolutionne pas la musique blabla…Oui vous avez raison, 1000 fois raison mais…je m’en fous. Jai arrêté d’apprécier que les trucs qui ont révolutionné la musique avant même d’avoir commencé. Trop peur d’écouter toujours les 3-4 mêmes disques.

Bon j’en étais où ? Oui, la noisy se porte bien, c’est les O.R.L. qui vont être contents. Parmi les groupe les plus recommandables du moment, j’ai envie de parler de The Joy Formidable, un trio Gallois qui a un peu un nom de secte (ah si quand même !) mais dont les premiers morceaux résonnent bien comme il faut dans me oreilles. Ces petits malins ont mis leur premier album (en fait un 8 titres), « A Balloon Called Moaning« , en téléchargement sur le site du NME et la mayonnaise a semble t’il bien prise.

2 vidéos pour apprécier leur musique, une non-officielle et une officielle qui fout un peu la gerbe  :

The Joy FormidableWhirring

The Joy FormidableCradle

La vidéo de Austere, censurée par Youtube, peut être vue sur leur site.

The Joy Formidable on Myspace.

Le matin, plutôt que de vous réveiller alors que vous êtes en plein dans un rêve avec…en plein rêve quoi…les chats ils feraient mieux de se lever sur leurs petites pattes, de se bouger le cul et d’aller voir s’il reste pas des croquettes de la veille dans leur gamelle plutôt que de nous REVEILLER !!!!

Au lieu de ça ils vous font leur danse de Saint-Guy, leur regard enjôleur, jusqu’à ce que vous ayez pitié d’eux (et de votre sommeil) et que vous vous leviez sur vos petites pattes, que vous bougiez vous-savez-quoi, que vous trouviez au radar la cuisine (oui pourtant c’est pas immense chez vous mais vous avez vraiment la tête dans le cul) et que vous vous aperceviez, aprés quand même avoir vérifié 3 fois et vous être pincé 4 fois, qu’il reste bien assez de croquettes de la veille pour satisfaire son altesse.

Regard admiratif et aimant du chat qui croit que son maître a développé le don d’ubiquité.

Regard incrédule et haineux du maître qui verrait bien son chat subir le même sort que Marie-Antoinette.

Si le chien est le meilleur ami de l’homme alors le chat est le meilleur ami…de la croquette. Et dire que ce week-end on change d’heure, je la soupçonne de me préparer un sale coup…

A l’époque de « Dance Party in the Balkans », le premier album d’Alaska in Winter, on avait parlé que de la collaboration apportée par Zach Condon (Beirut) aux travaux de Brandon Bethancourt, un ami d’enfance ayant décidé lui aussi de se lancer dans la musique. L’ami Condon avait fait bénéficier Bethancourt de ses talents de chanteur et de musicien (trompette et ukulélé) sur quelques titres remarqués. Les deux américains possèdent en effet les mêmes racines, ancrées dans le Nouveau-Mexique, et le même goût pour l’aventure, la découverte de nouveaux territoires, de nouvelles cultures et notamment celle des Balkans où ils ont tous les deux résidé.

Auparavant, Bethancourt a passé un hiver seul dans une cabane au fin fond de l’Alaska à composer sa musique et comme le barbu Justin Vernon (Bon Iver), il en est revenu avec un joli nom de groupe et quelques magnifiques morceaux. Depuis, le premier album est passé par là et Bethancourt a posé ses valises en Europe : Paris, Europe de l’est puis Berlin. Son installation dans la capitale allemande se fait nettement sentir sur « Holiday » et pas seulement parce que le nom de la ville a été donné au meilleur titre de l’album.

Ce Berlin, parlons-en, tant il est représentatif de la nouvelle direction prise par Bethancourt sur son nouvel opus. Gonflé aux beats électro et aux synthés tantôt rétros, tantôt futuristes, le titre n’a pas grand chose à envier à ceux d’un duo de DJ français et casqués. Avec ses voix vocodorisées, Berlin n’est que la clé pour pénétrer dans l’immensité glacée de « Holiday ». Pour expliquer les différences entre ses 2 albums, Bethancourt n’hésite pas à mettre en avant son expérience berlinoise, à commencer par la vivacité de la scène électro locale, comme en témoigne le diptyque Highlander (Pt. 1 et 2) ou plus encore le triptyque Streetgang (Pt. 1, 2 et 3).

Les tonalités plus folk ne sont pour autant pas complètement mises au placard, on est ici loin d’une électro bling-bling. Pour s’en convaincre, un petit détour du côté de Knorrpromenade, ballade électro-folk emmené par un banjo et une voix féminine enjôleuse ou plus encore du côté du superbe Keep Your Boots Clean and Everything You Step On is Dirt qui mélange de la même façon banjo et synthés mais cette fois-ci avec la voix vocodorisée du sieur Bethancourt. Cette « escapade berlinoise » » se termine par un remix de Close Your Eyes, titre présent sur « Dance Party in the Balkans », sur lequel on peut entendre Zach Condon donner de la voix. Débarrassé de cette étiquette un peu trop voyante, Brandon Bethancourt livre un album dont il est bien difficile de décrocher.

Alaska in Winter on Myspace.

Alaska in WinterBerlin

A sculpture is a sculpture
Marmelade is marmelade
And a sculpture of marmelade is a sculpture
But it isn’t marmelade

The Wave Pictures on Myspace.

Fin 2006, je découvre au hasard de lectures de tops de fin d’année anglo-saxons, l’existence de Natasha Khan et de « Fur & Gold », premier album de l’entité Bat For Lashes. Mars 2007, je me décide à parler sur ce blog de l’album que j’ai le plus écouté en ce début d’année et m’interroge sur le peu de feedback reçu par celui-ci sur la blogosphère française. « Fur & Gold » voit finalement le jour l’été suivant dans l’Hexagone, un comble pour un pays qui l’a plus ou moins vu naître sur le plan artistique puisque l’anglaise avait participé au concours CQFD des Inrocks début 2006. Il faut dire que les Inrocks lui avait préféré les poseurs de Rock’ roll…Sans commentaire.

La mayonnaise prend avec le public français, le buzz est amplifié par l’adoubement que reçoit le groupe de Natasha par Thom Yorke et Björk. L’Islandaise demandant même à ce que le groupe de Brighton figure avec elle au line-up de Rock en Seine. Il faut dire qu’il y a plus que que des similitudes entre ces 2 fées de la pop et pas seulement d’un point de vue musical.

Deux ans presque jour pour jour après mon 1er post sur Bat For Lashes, voici que débarque Daniel, le premier single de « Two suns », le nouvel album prévu pour début avril. On y voit une Natasha Khan arborant dans le dos un tatouage géant à l’effigie de Daniel LaRusso, le héros de « Karaté Kid ». Natasha Khan avoue en effet être fan de ce film et de sa B.O. qui a berçé son adolescence. Le titre est un hommage aux amours d’adolescents et à l’innocence qui caractérise cette période de la vie. Cet aspect vintage se ressent également à l’écoute du single. Les nappes de synthés et les beats sont dans la grande tradition des 80’s pour un résultat plus « électro » que précédemment. Entièrement écrit par Natasha, « Two Suns » est inspiré par la relation que la belle a entretenu avec William Lemon, chanteur du groupe Moon and Moon, auquel est dédié le magnifique titre au piano, Moon and Moon, que l’on avait déjà pu apprécier en live. Inspirée par le « Last Exit to Brooklyn » d’Hubert Selby Jr, l’anglo-pakistanaise avait choisie d’émigrer à Brooklyn auprès de son cher et tendre. Leur relation s’est peu à peu détériorée et 3 mois après elle repartait pour Brighton, scellant la fin de leur idylle.

Pendant sa période new-yorkaise, Natasha eut cependant l’idée de s’inventer un alter-ego blond répondant au doux prénom de Pearl. Un morceau du nouvel album a d’ailleurs pour nom Pearl’s Dream. Le nom du nouvel album est également une référence à ces 2 « personnages », la brune Natasha figurant sur la pochette de devant tandis que la blonde Pearl occupe la pochette de derrière. On peut voir quelques photos de Natasha avec sa perruque blonde sur le site officiel du groupe.

Bat for Lashes on Myspace.

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