Depuis qu’Interpol a dépucelé toute une génération de jeunes américains en remettant au goût du jour la cold-wave sur le somptueux « Turn on The Bright Lights« , on attendait que la relève pointe le bout de son imper.On avait découvert il y à 3 ans de cela les Texans d’I Love You But I Have Chosen Darkness mais depuis, pas grand chose d’intéressant à se mettre sous la dent. C’est désormais de l’histoire ancienne puisque une nouvelle formation new-yorkaise, The Fatales, marche sur les traces de Paul Banks &co et réalise un premier album prometteur.

Ce jeune quatuor américain a pris le temps de finir ses études avant de donner suite à un premier EP sorti il y à 5 ans. Moins marqué que ses illustres aînés par le poids des références, The Fatales n’en reste pas moins un énième groupe de cold-wave dont le seul tort est d’arriver après une longue liste de suiveurs. Peu importe, le talent est là, présent dès les premières notes de piano de Evergreen.Le quatuor prend son temps pour installer un climax à la fois sombre et romantique (piano, cordes) avant de sortir brutalement de la brume. La rythmique est lourde, chargée d’éclair, les nuages noirs ne sont troués que par le chant envoûtant de Wayne Seltzer.

Le quatuor habille les silences et tisse patiemment sa toile mélodique, tantôt sombre et aride comme un paysage Lovecraftien (Islands of Fortune ; Darkened Country ou le superbe Old Painter), tantôt aérienne et cinématographique comme du Badalamenti sur un épisode de Twin Peaks (Stadtpark), tantôt plus électronique comme un bon vieux tube new wave (Vanishing Act). Vraie belle surprise dans un registre qui a justement trop souvent tendance à tourner en rond, « Great Surround » impose d’emblée The Fatales comme l’une des découvertes de l’année.

Site Officiel (avec l’album en écoute intégrale).

The Fatales on Myspace.

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