Avec The Big Pink, c’est une partie de mon adolescence qui refait surface. Le shoegazing n’était pas un terme barbare mais le courant musical qui faisait jaser dans les rédactions de presse. On s’enthousiasmait pour les sorties du label anglais 4AD (Pixies, Cocteau Twins, This Mortal Coil…) et pour les superbes pochettes signées Vaughan Oliver. Pour moi l’artwork d’un CD doit donner envie et ça 4AD l’avait très bien compris, faisant de leurs albums de véritables petites œuvres d’art. Pratiquement 20 ans plus tard, le label anglais n’est plus la référence en la matière, il a été racheté par Beggars, mais il reste une valeur sûre du marché (TV on The Radio, Bon Iver, Blonde Redhead…). Leur dernière trouvaille se nomme The Big Pink, un duo londonien qui dépoussière le shoegazing (le revival du moment) mais pas que. Ils y ajoutent une pincée d’électro et un chant vaporeux pour un résultat qui fait penser à un mélange entre le Velvet Underground et The Jesus & Mary Chain, un Black Rebel Motorcycle Club bis en moins rock. Leur premier album, « A Brief History of Love« , sortira en septembre, avec un superbe artwork digne de la grande époque 4AD. Le premier single, Velvet, tourne en boucle depuis un petit moment déjà sur ma platine. Produit par Alan Moulder, il combine l’eau et le feu, chant éthéré et guitares saturées, l’un des singles de l’année et l’une des plus belles vidéos également.

Pour les curieux, voir également la vidéo de leur concert au Point Ephémère en avril dernier sur Grandcrew.

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