Lunes 21 de Septiembre :

On roule toute la nuit dans le bus pour Uyuni. Les 6 premières heures se passent pas trop mal, les 6 dernières sont affreuses. La route n’a de route que le nom, c’est un chemin de pierres défoncé sur lequel on a l’impression que le bus va se disloquer. Impossible de dormir dans ces conditions, d’autant qu’il pèle sévère dans le bus malgré les couvertures. On arrive un peu dans le gaz vers 7h30 à Uyuni où l’on est assailli par les agences proposant un tour dans le Salar. On en choisit une au hasard et on poireaute jusqu’à 10h30 au chaud devant un petit déjeuner copieux. On décolle finalement dans notre 4×4 vers 11h. Notre groupe est constitué, en plus de nous 3, de 2 Français et d’un Suisse, plus Lucio notre chauffeur-cuisinier-guide. On commence par le désert des trains puis on entre de plein pied dans le fameux Salar de Uyuni, ce désert de sel grand comme 2 départements français. Etrange impression d’être sur terre mais de ne pas voir l’horizon. On visite un hôtel de sel abandonné puis on part pour l’île del Pescado, un îlot de terre posé sur le désert, recouvert de cactus géants. On mange dans ce paysage de carte postale puis on file vers notre point de chute de la soirée, un hôtel de sel. Tout est en sel ou presque, de la table aux tabourets en passant par le lit. On pose nos affaires et on repart voir le coucher du soleil sur le Salar…

Martes 22 de Septiembre :

La nuit a été un peu mauvaise, pas trop fraîche malgré l’altitude. Les murs en sel sont de remarquables isolants thermiques, un peu moins phoniques…Levés de bonne heure on part pour 2 bonnes heures de route sur des pistes défoncés vers tout un tas de lagunes dont certaines abritent des flamants roses. Encore une fois le paysage est à couper le souffle, on est à court de superlatifs. On est sorti du Salar, on roule désormais dans le Sud Lipetz, cette région de la Bolivie et du Chili que l’on croirait sortie de l’imagination d’un peintre. Cela tombe plutôt bien puisque se profile le désert de Siloli et l’arbol de piedra, un rocher en forme de d’arbre que l’on retrouve dans certains tableaux de Dali. Le soir tombe vite ici (vers 17h30) et le froid et le vent glacial ne vous donnent pas envie de vous attarder. Dernière étape de la journée avant la tombée de la nuit, la Laguna Colorada, une lagune rouge sang située à 4500m d’altitude où pullulent les flamants roses. Seul hic il y a un vent terrible et on a pas envie de s’attarder après avoir pris quelques photos. On loge un peu plus loin, dans un refuge sans eau ni électricité, la nuit promet d’être glaciale…

Miércoles 23 de Septiembre :

…et elle le fût. On ne sait pas trop jusqu’à combien le thermomètre est descendu mais dans ces habitations il n’y a pas une énorme différence entre dedans et dehors. On avait heureusement un bon sac de couchage mais malgré cela j’ai un peu grelotté pendant la nuit pour avoir oublié de mettre mes chaussettes… Le réveil matinal est encore plus rude que d’habitude, on a pas envie de quitter la chaleur du sac de couchage. On part voir les geysers d’El Sol de Mañana situés à presque 5000m d’altitude puis direction une source d’eau chaude dans laquelle on peut se baigner. On trempe juste les jambes vu qu’on se tient tous une bonne crève avec tous les écarts de température que l’on se prend depuis 1 semaine et 1/2. On part ensuite pour le désert de Dali et la magnifique Laguna Verde au pied du volcan Licancabur. Il est 10h lorsque l’on arrive à la frontière Chilienne. On quitte Lucio et Patrick (le Suisse) qui repartent sur Uyuni. Pour nous commencent les formalités un peu chiantes pour entrer au Chili. Les Chiliens sont hyper pointilleux comme j’avais pu m’en apercevoir il y à quelques années lors du périple en Argentine. Un bus nous emmène jusqu’à San Pedro de Atacama, on perd plus de 2000m d’altitude d’un coup. On passe la douane puis on se pose dans un hôtel à San Pedro. La ville est un peu morte et ne semble vivre que du tourisme. Il est trop tard pour commencer une excursion et on  a du sommeil à rattraper…

Jueves 24 de Septiembre :

Après avoir fait le tour des agences la veille, on a choisit un tour d’une journée dans le Salar de Atacama et les Lagunas Altiplanicas. D’autres tours nous intéressaient plus (geysers d’El Tatio et Vallée de la Luna) mais la perspective de devoir encore se lever à 3h du mat’ après quasi 3 nuits blanches nous a découragé. Les paysages ressemblent au Salar de Uyuni mais en moins bien. On passe quand même encore une bonne journée à plus de 4000m d’altitude. Le soir on décide de quitter San Pedro plus tôt que prévu pour retourner au Pérou.

Viernes 25 de Septiembre :

On roule toute la nuit jusqu’à Arica, à la frontière Chilo-Péruvienne. Un taxi nous fait parcourir l’heure de route séparant Arica de Tacna au Pérou. On partage le taxi avec un couple anglo-irlandais très sympathique, que l’on avait déjà croisé dans le Salar de Uyuni. Ils partent pour Ica et nous pour Arequipa. On arrive en fin d’après-midi à Arequipa, une belle ville coloniale entourée des volcans El Misti, Chachani et Pichu Pichu.

Sábado 26 de Septiembre :

La journée est consacrée à la visite de la ville, de la Plaza de Armas à la Compania en passant par le Monastère de Santa Catalina, une véritable ville dans la ville. Arequipa est la deuxième ville du Pérou après Lima et c’est une ville où l’on se sent bien. On planifie nos activités pour les jours à venir, moins culturelles et plus sportives (VTT + Rafting).

Sábado 26 de Septiembre :

On part vers 8h en mini-bus pour monter jusqu’à 5000m, presque en haut du volcan Chachani où nous attend une descente vertigineuse et parfois assez technique jusqu’à Arequipa. Une bonne quarantaine de km de descente, sur des pistes défoncées oú guettent des pierres saillantes. On s’arrête de temps em temps pour laisser passer les troupeaux de vigognes ou pour changer une roue crevée. Pas de bobos à signaler. Demain, rafting.

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