A un moment où on ne parle, à juste titre, que de la qualité de la scène clermontoise, on découvre un somptueux album de pop-folk qui n’a pas pris sa source dans le Massif Central mais dans le Ballon d’Alsace. C’est en effet à Strasbourg que l’on trouve trace de Jacques Speyser et de ses acolytes du projet Original Folks, un projet en gestation depuis 4 ans. « Common Use » est un témoignage de ces 4 années de la vie d’un groupe, avec ses joies, ses peines, ses doutes et le départ de 2 membres (Pierre Walter et Stephan Nieser, qui apparaissent tout de même sur la pochette de l’album).

C’est donc désormais sous la forme d’un quintette qu’Original Folks œuvre pour le label strasbourgeois Herzfeld. Ce premier album, s’il ne reflète plus la situation actuelle du groupe, a permis de rassembler, de fédérer, autour de Jacques Speyser, instigateur du projet et songwriter des 12 titres qui composent l’album. C’est également lui la pierre angulaire des compositions de « Common Use », lui que l’on entend au milieu des arpèges de guitares, sa voix chaude à la Matt Berninger nous rassurant dans cet océan de mélancolie.

Ni vraiment pop, ni vraiment folk, ce premier album d’Original Folks navigue entre les influences d’Outre-Manche et d’Outre-Atlantique, sans que l’on sache vraiment laquelle a sa préférence. Ce que l’on sait en revanche, c’est que Jacques Speyser s’y connaît pour trousser des mélodies qui n’ont rien à envier à ce qui se fait de mieux hors de l’Hexagone. De l’introductif Daze, sobre et aérien, au diptyque Six-wired bird of paradise dans une version chantée et une instrumentale, en passant par Holy Ghost, slowcore tendance Great Lake Swimmers, ou encore Passer-By et Golden Age, « Common Use » tutoie l’excellence et nous fait croire en de beaux lendemains qui chantent du côté de l’Alsace.

Original Folks on Myspace.

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