décembre 2009


Allez, une dernière petite fournée parce qu’il faut bien s’arrêter un jour, avant de proposer à mon tour le top albums de l’année, aussi futile qu’indispensable. On commence avec Wave Machines, une des révélations anglaises de l’année avec leur premier album « Wave If You’re Really There » qui mélange mélodies pop-rock avec une petite pincée d’électro. Sympathique, à l’image ce Punk Spirit, le meilleur titre à mon goût, à égalité avec The Greatest Escape We Ever Made.

Wave Machines on Myspace.

L’an dernier, le poil à gratter noisy-garage, au milieu de la ribambelle de groupes folk, se nommait No Age. Cette année encore, c’est d’une formule duo guitare-batterie que nous viennent les agités du bocal prêts à prendre à rebours les folkeux de tous poil. Brian King (guitare) et David Prowse (batterie) se sont rencontrés alors qu’ils officiaient chacun dans leur groupe, Japanese Scream pour David Prowse et Pleasure Droids pour Brian King. La contraction des deux a donné Japandroïds.

Après quelques EP, le duo a décidé de passer la vitesse supérieure avec un premier album en tout point remarquable. On ne ressort pas indemne d’une écoute de ce « Post-Nothing » tant les 8 titres qui le compose donnent envie de se lancer dans un pogo endiablé, même seul dans son salon. Les Canadiens font dans le rock-garage, un style qui s’accorde à merveille avec la formule du duo, comme l’avait démontré l’an dernier No Age dans une veine plus noisy. Pas ou peu de temps mort sur cet album, ça démarre pied au plancher avec l’excellent The Boys Are Leaving Town. Prowse semble avoir 8 bras tellement il martyrise les fûts et cymbales de sa batterie, tandis que King, pousse la disto à fond sur sa guitare.Le duo ne connaît pas la demi-mesure et on aime ça.

« Post-Nothing » est un album qui parle de leur quotidien plutôt ennuyeux à Vancouver (« We kept waiting/but still nothing changes/it’s a shame » sur Rockers East Vancouver), et prône l’hédonisme (« I don’t want to worry about dying / I just want to worry about sunshine girls » sur Young Hearts Spark Fire) en 8 brûlots noisy, témoignages d’une jeunesse qui en a marre du néant qui lui est proposé en guise de futur. De futur, ces deux-là semblent bien parti pour en avoir un de plus coloré que le ciel de Vancouver. Leur premier album restera, quoi qu’il arrive par la suite, comme l’un des meilleurs du genre cette année.

D’autres chroniques dithyrambiques chez Disso de Derrière la Fenêtre, Paul de Pomme de Pin, Benjamin de Playlist Society et Olivier de Feu à Volonté.

Japandroïds on Myspace.

Site officiel.

A l’écoute de l’album de Gliss, G. Clooney aurait eu cette phrase dénuée de sens : « Shoegaze, what else ? ». Le reste pour bientôt.

Gliss on Myspace.

Le Top Blogueurs 2009 : La sélection des meilleurs albums de l’année :

Le Top des Blogueurs regroupe 37 passionnés de musique réunis autour d’un classement des meilleurs albums de l’année avec pour objectif de défendre leurs coups de cœur et découvertes sans pour autant négliger les incontournables de 2009. Après de longs débats et plus de 580 disques cités, nous sommes heureux de vous présenter cet article collaboratif publié à l’identique sur tous nos blogs !

St Vincent - Actor St Vincent – Actor

Panda Panda : Dans le monde merveilleux d’Annie Clark, les instruments à vent et à cordes dansent ensemble d’une jolie manière, parfois balayés par l’horreur tapie dans un coin qui ressurgit sous la forme de déflagrations électriques et tordues, l’imaginaire de la belle étonne et ne ressemble à nul autre avec ses cent idées à l’heure. C’est donc tout naturellement et avec un plaisir immense qu’on retrouve ce drôle d’Actor à cette vingtième place. (A lire également la chronique d’Olivier)

Marie-Flore - More than thirty seconds if you pleaseMarie-Flore – More than thirty seconds if you please

Arbobo : Le parcours de trop de « grands » a fait oublier combien un premier disque pouvait être fort, déjà brillant, déjà puissant. Combien c’est rare de faire des débuts aussi bluffants. L’air de rien, Marie-Flore réussit à nous faire lever les poils du premier au dernier titre. Avec ses morceaux tout sauf standard, son sens de la mélodie et sa voix sortie d’un livre de sortilèges, on se demandait si elle saurait nous impressionner autant sur disque qu’elle le fait sur scène. Oui, évidemment, oui. (A lire également la chronique de Benjamin F)

The Tiny - Gravity & GraceThe Tiny – Gravity & Grace

Saab : Trop souvent, on voudrait intellectualiser la musique, qu’elle rentre dans un format cartésien nous permettant de différencier la bonne de la mauvaise. Mais la musique est essentiellement une question d’émotions et le groupe suédois The Tiny en témoigne avec leur troisième album Gravity and Grace, petit chef d’oeuvre inclassable entre folk boisé et pop de chambre. Le chant déchirant d’Ellekari Larsson y est inoubliable. (A lire également la chronique de Daniel)

The XX- S/TThe XX- S/T

Christophe : Le buzz est un fleuve intarissable qui prend sa source, selon les cas, à Londres ou Brooklyn. Concernant The XX, c’est de la capitale anglaise qu’est parti l’incendie cold-wave et il a tout ravagé sur son passage, jusqu’au line-up du groupe amputé depuis d’un de ses membres. Il y a comme toujours avec ce genre de phénomène, les « pour » et les « anti » mais une chose est sûre, The XX aura marqué d’une belle empreinte l’année 2009. (A lire également la chronique de Paul)

Fever Ray - Fever RayFever Ray – Fever Ray

Kris : Il se déroule toute une vie parallèle dans les univers perpétuels de The Knife, et aujourd’hui chez Karin Dreijer Andersson en solo sous le pseudo de Fever Ray. Chaque rythme, chaque production, chaque profondeur atteinte dans cet album sonne comme des anathèmes foudroyants du monde qui est le nôtre. Cette rugosité empathique, cette urgence apocalyptique, font de Fever Ray une expérience incontournable et impitoyable. (A lire également la chronique de Rod)

Benjamin Biolay - La SuperbeBenjamin Biolay – La Superbe

Romink : Conquis, comme tombé sous les charmes de La superbe. Un disque d’hiver, enivrant, enveloppant et compact à la fois malgré son format. Pudique et exhibitionniste, parfois dur, parfois tendre, il berce, stresse, repose et interroge. Comme une météorite qui pénètre l’atmosphère, le double album de Benjamin Biolay illumine l’automne et laissera, c’est certain, son empreinte dans la mémoire collective. (A lire également la chronique de JS)

Dominique A - La MusiqueDominique A – La Musique

Christophe : Depuis la mort de Bashung, ils ne sont plus très nombreux les artistes français capables de réconcilier les amoureux de chansons à texte,à la française, et les adeptes de mélodies pop-rock à l’anglo-saxonne. Dominique A est de ceux-là, sans doute même son plus beau représentant. Après presque 20 ans de carrière, il vient une nouvelle fois de prouver tout son talent sur un double album somptueux. (A lire également la chronique de Benoit)

Current 93 - Aleph at Hallucinatory MountainCurrent 93 – Aleph at Hallucinatory Mountain

Mr Meuble : Album à l’image du groupe, trouble, halluciné et vibrant. Les chants tibétains y côtoient les chants de Maldoror et milles expérimentations cathartiques. Un voyage fascinant qui sonne à la fois comme la bande son de l’apocalypse et celle de la rédemption. (A lire également la chronique de Twist)

Converge - Axe to fallConverge – Axe to fall

Systool : Inutile de le nier, Converge aura une fois de plus attaqué notre cortex de plein fouet via les constructions complexes et les guitares abrasives de Axe to Fall. Si on peut louer les collaborations de membres éminents de Neurosis, Cave In ou encore Genghis Tron, on sait pertinemment que tout le mérite revient à Jacob Bannon et à ses trois acolytes. Une écoute traumatisante, indispensable pour cette année 2009 résolument folky. (A lire également la chronique de Benjamin F)

Bill Callahan - Sometimes I Wish We Were An EagleBill Callahan – Sometimes I Wish We Were An Eagle

Dali : Il se cachait depuis longtemps derrière le pseudo Smog, Bill Callahan sortait cette année un deuxième album en son nom propre : Sometimes I Wish We Were An Eagle. Un disque folk mélancolique et doux, aux mélodies subtiles, en apparence un peu austère : à l’image de Callahan lui même, droit, un peu grave et d’une classe folle, qui se bonifie avec le temps, et les écoutes. (A lire également la chronique de Thibault)

DM Stith - Heavy GhostDM Stith – Heavy Ghost

Disso : Cet album est un chef d’œuvre empli de grâce et de douceur. Des fantômes sur la pointe des pieds dansent sur la mousse des sous-bois, les anges emplissent l’air de leurs chœurs et DM Stith, berger mystique d’une troupe céleste, nous envoute avec sa musique au charme gracile et glacial. (A lire également la chronique de Erwan)

The Limes - S/TThe Limes – S/T

Violette : Un « Groupe Super » où chacun apporte son énergie, sa douceur et sa poésie au petit édifice pour rendre ce premier disque, à première vue basique, unique une fois dans la platine. On ne peut s’empêcher d’être fier et rassuré de voir une jeune relève française sachant s’affranchir des frontières pour notre bien (essayez donc de lire cette phrase à haute voix !). (A lire également la chronique de Arbobo)

Vic Chesnutt - At the CutVic Chesnutt – At the Cut

Mmarsupilami : Vic Chesnutt, vingt ans de carrière, quinze albums et un couronnement de plus avec At The Cut. Les complices musiciens du label Constellation s’effacent pour créer une oppressante ambiance musicale faite de cordes, drones et menaces. La voix de Chesnutt zèbre et éclaire cet orage électrique de sa fulgurance. Prises au piège de l’humanité, les pierres en pleureraient… (A lire également la chronique de Thomas)

Cougar - PatriotCougar – Patriot

Anousonne : Cougar est une des surprises de l’année, mais amplement méritée tant Patriot a réussi à synthétiser le raffinement de Tortoise, l’intensité fleuve d’un Do Make Say Think tout en s’accordant des plongées mélodiques échappées du cerveau de Four Tet. Patriot est un album angulaire, instrumental, bruyant, puissant, jouissif, intense où Cougar redéfinit musicalement sa vision du post-rock. (A lire également la chronique de Martin)

Aufgang - S/TAufgang – S/T

Benjamin L : « 2 pianos, 1 batterie : ascenseur pour l’inouï », voila comment est vendu Aufgang par son label. En réalité, l’album est tout simplement un des projets les plus ambitieux de ce début de siècle. Un savant mélange entre musique électronique et musique classique, composé comme un mouvement symphonique, avec un début, une fin et surtout un contenu. Précis, incisif, puissant mais mélodieux, cet album pourrait, d’ici quelques années, servir de manifeste à une nouvelle génération de musique. (A lire également la chronique de Violette)

Danger Mouse & Sparklehorse - Dark Night of the SoulDanger Mouse & Sparklehorse – Dark Night of the Soul

Laurent : Un casting trop luxueux face à un producteur trop en vue, le tout magnifié par les images de David Lynch, Dark Night Of The Soul avait tout pour n’être qu’un feu de paille de plus. Mais c’était sans compter sur le songwriting de Mark Linkous qui insuffle ici une vraie cohérence via des instrumentations racées, écrin idéal pour les voix abîmées de Vic Chesnutt, Franck Black et Iggy Pop. Au final, une œuvre où les talents ne nuisent jamais à l’intimité. (A lire également la chronique de Ju)

Fuck Buttons - Tarot SportFuck Buttons – Tarot Sport

Ed Loxapac : Le duo Fuck Buttons transforme l’essai avec le magistral Tarot Sport. Bien aidés par la production d’Andrew Weatherall, ils réalisent un album épique, telle une déflagration sonique digne d’un moteur d’avion au décollage. Diffusant un air étrangement euphorisant, Tarot Sport franchit le mur du son en ne laissant derrière lui que cendres et poussières. (A lire également la chronique de Eddie)

Animal Collective - Merriweather Post PavilionAnimal Collective – Merriweather Post Pavilion

Sfar : 2008 déjà : un EP époustouflant, des versions live prometteuses d’un album à venir. Mi janvier 2009 : personne ne sort indemne de la sortie de Merriweather Post Pavilion. On évoque alors tout et son contraire : de l’œuvre géniale à l’imposture musicale. Une tournée, une année sont passées et l’album est toujours présent sur nos platines. CQFD. (A lire également la chronique de François)

Grizzly Bear - VeckatimestGrizzly Bear – Veckatimest

Mathieu G : Veckatimest possède une indéniable force mélodique, quelque chose qui redonne à la pop un peu de son sens originel, la bande son qui améliorerait les petits tracas de notre vie quotidienne. En étant à la fois acoustique et puissant dans ses constructions qui partent dans une multitude de directions ; Grizzly Bear vient de réaliser le grand moment pop de l’année. (A lire également la chronique de Julien)

Ramona FallsRamona Falls – Intuit

Lyle : Qui l’aurait cru en début d’année : un album du leader de Menomena classé ici ? Mais sous le nom de Ramona Falls, Brent Knopf, accompagné d’un tas d’amis, a mis de l’ordre dans la pop foutraque de son groupe pour en garder le meilleur : une musique aux influences variées, complexe dans ses arrangements mais extrêmement entrainante et accessible. Digne d’être plébiscitée par le plus grand nombre. (A lire également la chronique de Thibault)

Les participants au Top des Blogueurs 2009 :

Anousonne de Grandcrew ; Benjamin F de Playlist Society et du Ricard sa Live Music ; Benjamin L de Soul Kitchen, Benoit de Pop Revue Express, de Hop Blog et de Benzine ; une bonne partie de l’équipe de Dans le mur du son : avec Arbobo de Arbobo, Erwan de The man of Rennes steals our hearts, Lyle de J’écoute de la musique de merde, Thomas du Golb et de Culturofil, et Twist de I left without my hat ; Dali de This Is All About Audio Dynamite ; Daniel de Listen See Feel ; Disso de Derrière la fenêtre ; Ed Loxapac de Chroniques Electroniques ; trois Indie Pop Rockeurs avec Christophe de La Tête à Toto, Mathieu de Ramdom Songs et Paul de Pomme de Pin ; Eddie du Choix de Mlle Eddie ; François de Dans Mon Mange-Disque ; JS de Good Karma ; Ju de Des Oreilles Dans Babylones ; Julien de Des Chibres et Des Lettres et de Goûte mes Disques ; Kris d’Au bout du chemin et de Sound Of Violence ; Laure de Not For Tourists ; Laurent de Rocktrotteur ; Martin de Branche Ton Sonotone ; Mmarsupilami de Little Reviews ; Mr Meuble de Sous les pavés, la Plage ; Olivier de Feu à Volonté ; Panda Panda de Ears of Panda ; Pierre de Musik Please ; Rod du Hiboo ; Romink de My(Good)Zik ; Saab de With Music In My Mind ; Sfar de Toujours un coup d’avance ! ; Systool du Gueusif Online ; Thibault de La Quenelle Culturelle et Violette des Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes

Vous pouvez retrouvez l’intégralité des disques cités dans le classement ici

Chef de projet : Benjamin F / Conception et Logo : Laurent / Communication : Waaa

Cela faisait un petit moment que j’avais envie de vous parler de Lawn Factory, le projet solo de Maud Nadal (également chanteuse de Choice Dainties), que j’avais découvert un peu par hasard sur Myspace, en cherchant des groupes pour la rubrique Autoproduits d’Indiepoprock. Au moment où je me décide enfin à passer à l’acte, je m’aperçois avec effroi que Lawn Factory n’existe plus ! ou plutôt n’existe plus sous ce nom là mais sous celui de Myra Lee. Ouf !

Pas d’explications sur ce changement de nom mais peu importe, l’important est ailleurs, notamment dans les superbes titres qui composent le EP « After The Wind » de Lawn Factory/Myra Lee. Cinq titres sur lesquels on peut difficilement ne pas songer à Blonde Redhead (Oh My Knees), PJ Harvey (Old Man) ou aux regrettés Sundays (le magnifique Velib). Cinq chansons intimistes, d’obédience plutôt folk, qui vous feront dresser les poils sur les bras à chaque écoute.

Ce n’est pas votre serviteur qui va se plaindre du retour en force du shoegaze et de la dream pop chez nos amis anglo-saxons, bien que, comme tout revival, celui-ci n’apporte pas grand chose au genre. S’il ne fait que répéter ce qui a déjà été fait avant, il n’en reste pas moins intéressant pour les nostalgiques de cette époque ou pour les quelques nouveaux adeptes qu’il arrive à attirer dans ses filets mélodiques. Parmi les très bonnes surprises de cette fin d’année, forcément calme en terme de sorties d’albums, on citera volontiers le groupe californien Letting Up Despite Great Faults, dont le patronyme rend hommage à un titre de Blonde Readhead sur « Melody Of Certain Damaged Lemons« .

A l’instar de leurs compatriotes de The Pains of Being Pure at Heart, ces jeunes américains ont dû être élevé au biberon Sarah Records, ce label anglais emblématique des 90’s, garant d’une certaine idée de la pop naïve (twee pop). A l’écoute des 9 titres de leur premier album, on pense irrémédiablement aux groupes de l’écurie Sarah Records (The Field Mice en tête) pour tout le côté pop romantique qui se dégage de leurs morceaux. A cela les Californiens y ajoutent une pincée d’electronica, qui n’est pas sans rappeler The Postal Service, le projet de Ben Gibbard et Jimmy Tamborello. Le meilleur exemple de ce délicieux mélange est donné par le single In Steps ou le nom moins réussi Folding Under Stories Told, les deux premiers titres de l’album.

The Colors Aren’t You or Me remet, lui, au goût du jour la dream pop et le shoegazing pratiqués notamment par les anglais de Slowdive, avec ces guitares et ces choeurs gorgés d’effets. Si certains titres comme So Fast : You et Photograph Shakes jouent à fond la carte electronica, « Letting up Despite Great Faults » n’en reste pas moins une véritable déclaration d’amour à ces styles musicaux qui ont enveloppé les 90’s d’un voile romantique et vaporeux. Une délicieuse friandise de fin d’année.

Site officiel.

Letting Up Despite Great Faults on Myspace.

Letting Up Despite Great FaultsIn Steps [Mp3]

Letting Up Despite Great FaultsThe Colors Aren’t You or Me [Mp3]

Il y à 6 mois de ça, je ne me serais pas cru capable d’écrire ce post ou quoi que ce soit concernant Fever Ray. Pourtant, j’aime bien The Knife, le groupe électro de Karin Dreijer Andersson, même si je trouve ça un peu bizarre par moment. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé il y à peu, après 2 ou 3 écoutes infructueuses, de redonner sa chance à cet album jonglant ente new-wave et new-age. Cette fois-ci le charme a opéré et plutôt bien au point d’en faire, selon moi, l’un des meilleurs albums de l’année 2009 (on y reviendra…). Difficile de faire un choix entre If I Had a Heart, Dry and Dusty, Triangle Walks, When I Grow Up ou Seven. C’est finalement ce dernier qui emporte le morceau, si je puis dire, avec son clip pour lequel le terme bizarre semble un peu faible.

Fever Ray on Myspace.

Deux albums sinon rien cette année pour le Norvégien Erlend Øye. Du folk avec ces compatriotes de Kings of Convenience et de l’électro avec les Allemands de The Whitest Boy Alive. Ma préférence va aux premiers nommés mais mon titre préféré est aussi le plus dansant de tous, l’excellent Courage. Pas de vidéo officielle malheureusement mais un lien Youtube tout de même pour écouter le titre en bonne qualité.

The Whitest Boy Alive on Myspace.

Je ne sais pas si c’est la vidéo ou la chanson que je préfère dans ce titre des Flaming Lips. Je ne suis à vrai dire pas un grand fan du groupe de Wayne Coyne, pas un grand connaisseur non plus, je l’admets.  J’ai jeté une oreille curieuse à leur nouvel album, « Embryonic », sans grande conviction ni enthousiasme, excepté pour cette chanson (I Can Be a Frog) et la vidéo qui l’accompagne.

The Flaming Lips on Myspace.

Bon allez j’accélère vraiment la cadence sinon en 2011 on y est encore. On commence par Girls, qui a autant de détracteurs que de partisans, comme tous les groupes bénéficiant d’un gros buzz. Perso je me situe entre les 2, je trouve l’album très inégal mais avec quand même quelques titres bien sympathiques, entre surf music et shoegaze. Christopher Owens a contre lui d’avoir une tête à claques hyppie (mélange hype/hippie), d’avoir affublé son groupe d’un nom et d’un titre d’album (« Album« ) impossible à googliser…mais il faut bien reconnaître que le bougre sait écrire des chansons et notamment ce Hellhole Ratrace.

Girls on Myspace.

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