mars 2010


The Kissaway Trail : J’avais particulièrement apprécié le premier album de ce groupe danois, un peu trop influencé par Arcade Fire pour que l’on daigne lui accorder plus d’importance qu’un intérêt curieux, mais un vrai talent pour composer des morceaux pleins d’emphase comme je les aime (souvenez vous de La la Song ou de 61). Ils sont de retour avec leur second opus intitulé « Sleep Mountain« , ça fleure toujours aussi bon le Arcade Fire et ses ersatz (Fanfarlo, Spinto Band) et moi j’en demande pas plus.

The Kissaway TrailNew Year [Mp3]

The Kissaway TrailSDP [Vidéo]

Frightened Rabbit : J’ai découvert ces Ecossais sur leur second album et ils sont vite devenus incontournables, au point de truster la première place de mes charts LastFM. Après une parenthèse live d’excellente facture (« Quietly Now!« ), les Glaswegians reviennent avec du matériel tout neuf, dans la lignée de leurs travaux précédents. Têtes de gondoles de la nouvelle scène écossaise avec leurs compatriotes de We Were Promised Jetpacks et The Twilight Sad, les Frightened Rabbit sont dans une veine plus pop-rock que les 2 groupes susnommés. Le nouvel album se nomme « The Winter of Mixed Drinks » et est un peu décevant par rapport à son prédécesseur qui, il faut le dire, regorgeait de tubes.

Frightened RabbitNothing Like You [Vidéo]

Frightened Rabbit Swil Until you Can’t See Land [Vidéo]

Villeneuve : Qui se souvient de « First Date« , le premier album de Benoit de Villeneuve, sorti en 2005 ? J’avais bien aimé cet album et notamment les titres chantés par Mélanie Pain, c’était une période où j’écoutais beaucoup d’electronica et notamment M83 que je venais de découvrir ou « Something Wrong« , l’album de Bardi Jóhannsson  sous le pseudo Bang Gang. Je croyais Villeneuve perdu pour la patrie et ô surprise, 5 ans plus tard un nouvel album débarque dans les bacs. Plus intimiste que son prédécesseur, « Dry Marks of Memory » dévoile un pan plus sombre et mélancolique de la musique de Villeneuve. Mélange de krautrock, de post-rock et d’electronica (on pense très fort à M83), ce nouvel album nécessite un temps d’adaptation mais s’avère finalement plutôt digeste. Un come-back surprenant.

Villeneuve Death Race [Vidéo]

J’ai, d’habitude, un peu de mal avec les mangas. Les dessins et surtout les univers me laissent froid. Je dis d’habitude parce que j’ai, depuis peu, fait la découverte d’un auteur de manga pas comme les autres. Je le connaissais sans vraiment le connaître, j’avais feuilleté un tome du « Sommet des dieux » à la bibliothèque à côté de chez moi mais je n’avais pas cherché à aller plus loin. Son nom est Jiro Taniguchi et je dévore désormais ses mangas les uns après les autres. J’ai commencé par « Un Zoo en Hiver« , un récit que l’on devine autobiographique, sur les débuts d’un mangaka (dessinateur de manga) dans le Japon des 60’s. Une belle histoire qui se dévore du début à la fin, jouant juste ce qu’il faut sur la corde sensible. J’ai été impressionné par les dessins de Taniguchi, on croirait lire le storyboard d’un film, et l’histoire est beaucoup plus mature que ce à quoi les mangas m’avaient habitué.

Du coup j’ai enchainé avec « Le journal de mon Père » qui lui n’est pas autobiographique même si le récit pourrait le laisser croire. L’histoire se passe également dans les années 50-60, à Tottori, une petite bourgade qui est la vraie ville de naissance de Taniguchi. Son héros revient sur les lieux de son enfance suite au décès de son père qu’il n’avait pas vu depuis très longtemps. Au cours des discussions avec les membres de sa famille, il apprend à mieux connaître ce père qu’il tenait pour responsable du divorce de ses parents. Une nouvelle œuvre à la fois magnifique et émouvante. Je viens de commencer « Quartier Lointain  » qui est en cours d’adaptation au cinéma avec des acteurs français…

Je dois être dans une période japonophile ? nipponophile ? puisque, en plus des mangas, mes livres de chevet sont écrits par des auteurs japonais. Après avoir enfin lu « Les Bébés de la Consigne Automatique » de Ryû Murakami, qui trainait depuis genre 10 ans dans ma bibliothèque, j’ai enchaîné avec « La Fin des temps » de Haruki Murakami (aucun lien fils unique). Deux récits extrêmement différents mais en même temps assez proches dans leur approche originale, à la fois violent, drôle et dramatique pour le premier nommé, fantastique et également plutôt drôle chez le second.

Pour finir ce post fourre-tout, un petit mot sur les deux derniers films que j’ai vu. Le premier vient de récolter une flopée d’Oscars dont celui historique de meilleur réalisateur pour Kathryn Bigelow, la première femme à l’obtenir. Il faut dire qu’elles n’ont été que 4 dans l’histoire des Oscars à avoir eu les honneurs d’une nomination pour ce titre si prisé. Son film « Démineurs » (‘The Hurt Locker » en VO) a remporté l’Oscar du meilleur film au nez et à la barbe de l’archi-favori « Avatar« , oeuvre de James Cameron qui est, pour la petite histoire, l’ex-mari de Bigelow. Je le disais, la polémique n’a pas tardé à faire son apparition autour des titres décernés à « Démineurs », jugé par de nombreux observateurs comme un film…mineur (ah ah ah). Je me suis laissé happé par cette histoire de tête brûlée du déminage au suspense constant mais c’est vrai que je trouve que les 6 statuettes récoltées par le film sont un poil exagérées. Un bon film sur le conflit en Irak néanmoins.

Enfin ! C’est un peu ce qui ressort de ma séance ciné de lundi à la Cinémathèque. Enfin car cela faisait un moment que je voulais participer au ciné-club de Jean Douchet mais les séances défilaient sans que je me décide à prendre une place. La projection de « The Van » de Stephen Frears était l’occasion rêvée car j’allais enfin (oui encore) pouvoir achever la trilogie Barrytown. Ecrite par l’auteur irlandais Paddy Doyle, elle a été adaptée au cinéma successivement par Alan Parker (« The Commitments« ) et Stephen Frears (« The Snapper » et donc « The Van« ). Ces 3 tranches de vie ont pour dénominateur commun la famille Rabbite, une famille des quartiers pauvres de Dublin, tout ce qu’il ya de plus irlandaise. On partage leurs joies et leurs peines avec bien souvent le pub comme cadre et la Guiness comme exutoire. L’humour est omniprésent dans les 3 films et doit beaucoup à la prestation de l’excellent Colm Meaney en père de famille excentrique. A quelques jours de la Saint-Patrick on ne pouvait rêver meilleur cadeau.

En attendant d’héberger moi-même ce blog, j’en suis réduit à des subterfuges pour vous proposer de la musique à écouter. Vidéos, mp3 plus ou moins gratuits, pages Myspace, telles sont les 3 principales sources dans lesquelles je vais piocher ce qui m’intéresse et, je l’espère, pourrait vous intéresser. Vous trouverez dans ce billet un petit échantillon de titres qui ont fait plus qu’attirer mon attention ces dernier(e)s jours/semaines. Je reviendrais plus longuement sur certains d’entre eux dans un futur proche.

Folded Light – Landscapes : Une certaine idée de la pop, ensoleillée, cela va de soi pour des Californiens. Plus complexe qu’il n’en a l’air au premier abord, le second album du duo (« Kelly« ) est injustement snobé par…à peu près tout le monde. Pour la peine il est disponible en écoute intégrale sur leur page Myspace et sur Last FM.

The National – Terrible Love : Dire que j’attends le nouvel album de The National (« High Violet« ) serait une insulte à mon impatience. Impatience qui a encore grandie suite à la performance live du groupe de Matt Berninger au Jimmy Fallon show.

Born in Alaska – Dark Winters : Après la Californie et New-York direction non pas l’Alaska, comme leur pseudo aurait pu le laisser croire, mais….Saint-Lô. Oui saint-Lô en Normandie, fief  de ce quatuor découvert par hasard sur la page Facebook d’une amie, dont je ne me lasse pas d’écouter les 3 titres pour l’instant disponibles. La suite, vite.

Lightspeed Champion – Dead Head Blues : Américain élevé en Angleterre dès son plus jeune âge, Devonté Hynes est à l’image de sa musique, apatride. Après le succès de « Falling off The Lavender Bridge« , l’ex leader des Test Icicles confirme avec « Life is Sweet ! Nice to Meet You » qu’il est bien l’un des petits surdoués de la pop actuelle, peu importe les frontières.

Broken Bells – The High Road : L’album de Broken Bells pouvait il être autre chose qu’une réussite en prenant le parti de réunir le savoir-faire de James Mercer ( The Shins) et de Danger Mouse (Gnarls Barkley). La réponse est non.

She & Him In the Sun : She & Him ou le duo qui va casser la baraque cette année.  Pourquoi cette année et pas il y à 2 ans pour leur premier album ? Parce que, depuis, le grand public a appris à connaître la jolie Zooey Deschanel dont la carrière cinématographique a sensiblement décollée avec quelques comédies bien senties (500 Days of Summer ; Gigantic).

Gorillaz – Stylo : Pour finir, l’une des vidéos les plus buzzées et stylées du moment avec le caméo de Bruce Willis en justicier de la route.

3 films ce week-end, cela faisait bien longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Le premier, samedi soir, est de loin le moins bon des trois. On cherchait un film pop-corn, où l’on ne réfléchit pas trop, on a été servi avec Daybreakers.

L’histoire est, malgré quelques défauts, ce qu’il y a de plus intéressant dans ce film fantastique. Nous sommes en 2019 et les vampires pullulent sur Terre, au point d’avoir reléguer les humains au rang de simple bétail. Pour continuer à se nourrir, les vampires doivent trouver un substitut au sang humain. C’est la mission qui est assignée à Edward Dalton (Ethan Hawke), mais celui-ci va petit à petit prendre fait et cause pour les humains…Quelques bonnes idées scénaristiques donc, notamment un rythme de vie nocturne et non plus diurne, mais le film s’embourbe assez vite dans sa médiocrité. Celle des acteurs, malgré un casting XXL (Sam Neill, Willem Dafoe), celle des scènes d’action franchement ridicules et celle d’un final bâclé qui laisse un goût amer dans la bouche.

Un dimanche après-midi ensoleillé mais glacial. Une actualité cinéma chargée, un monde fou au MK2 Bibliothèque et un premier film pour oublier que l’on a perdu aujourd’hui un très grand songwriter.

Une Education, de Lone Scherfig, avec Peter Sarsgaard et Carey Mulligan, est l’histoire de Jenny, une jeune anglaise de 16 ans fascinée par la France, qui travaille d’arrache-pied afin d’intégrer la prestigieuse université d’Oxford. Sa vie bascule le jour où elle rencontre David, un homme deux fois plus âgé qu’elle, qui va lui faire découvrir tout ce que son éducation, uniquement tournée vers la réussite scolaire, lui avait jusque là refusé, à commencer bien sûr par l’amour. L’action se situe dans les années 60, à Londres, c’est d’ailleurs un des points forts du film grâce à quelques références historiques bien senties. Le scénario est signé Nick Hornby (excusez du peu), à partir de l’essai autobiographique de Lynn Barber. Porté par deux excellents acteurs (trois si l’on ajoute Alfred Molina dans le rôle du père de Jenny), le film n’est pas gnan-gnan pour 2 sous, contrairement à ce que pourrait laisser croire son résumé.  Il montre notamment la difficulté pour une jeune anglaise des 60’s de se faire une place dans une société encore très conservatrice. Une belle réussite.

Dans la foulée, je me précipite vers le second film de l’après-midi qui va bientôt commencer. Je m’installe dans la salle, le film commence et là je réalise que je me suis trompé non pas de salle mais de film lors de ma réservation. Je reconnais les premières minutes de « A Serious Man » des frères Coen alors que je souhaitais voir « A Single Man » de Tom Ford. Je dérange toute la rangée, quitte la salle un peu honteux… et m’aperçoit que, par chance, le film de Tom Ford est projeté dans la salle d’à côté. La salle n’est pas pleine et le film pas encore commencé, je m’installe, soulagé.

A Single Man donc, le premier film du couturier Tom Ford, se passe également dans les années 60 et voit un professeur d’université qui a du mal à se remettre de la mort de son compagnon, envisager pour la première fois de mettre fin à ses jours. Dans le rôle du professeur, Colin Firth est absolument impeccable, de même que Julianne Moore en quinqua névrosée. La photo est superbe, la musique très belle et l’histoire fonctionne plutôt bien, malgré quelques longueurs au début. Seul petit point noir, Tom Ford abuse un peu des effets de style type ralenti pour accentuer le côté évanescent de la vie du héros. Trop de ralentis tue le ralenti ! Un beau film esthétique malgré tout.

Ce qui surprend à la première écoute de cet album d’Eamon Grath, c’est le timbre de vieux loup de mer de ce jeune canadien et le rendu live des morceaux de son « 13 Songs of Whiskey and Light « . A peine 20 piges au compteur  et déjà 18 albums à son palmarès, enregistrés chez lui, et n’ayant probablement jamais dépassé la porte du garage hormis pour quelques concerts dans des bars louches. Une centaine de morceaux dont le natif d’Edmonton n’a gardé que la substantifique moelle, soit 13 chansons bourrées d’énergie, de passion et d’un peu de bourbon.

Tantôt folk, tantôt blues, tantôt rock, le tout dans un esprit punk, voilà à quoi ressemble les chansons d’Eamon McGrath. La production est à minima, ce qui explique le rendu live et donne parfois une impression d’amateurisme ou de fraîcheur bienvenue, selon que l’on apprécie ou pas l’univers du Canadien. Quelques titres sortent du lot, notamment l’introductif Welcome to the Heart au piano, un Machine Gun Cowboy que l’on a du mal à croire écrit et interprété par un gamin d’à peine 20 ans (« I’m going up to heaven soon »), un Last Man Standing en forme de lendemain de gueule de bois ou encore le déchirant Desperation, Alberta.

S’il est trop tôt pour dire si un songwriter est né, on est sûr d’une chose, Eamon McGrath a du talent et de la volonté à revendre et l’on suivra avec attention ses futurs travaux, à commencer par le premier album qu’il enregistrera en studio cet été.

Eamon McGrath on Myspace.

Après 3 épisodes on peut d’ores et déjà dire que How to Make It in America, la nouvelle série HBO, sera l’une des séries à suivre en 2010 et au delà. On note beaucoup de points communs avec Entourage, notamment le fait que la série est produite par « Marky » Mark Wahlberg, sauf que l’action se situe ici à New-York et non à Los Angeles. La grosse pomme est d’ailleurs un élément essentiel de la série, il n’y à qu’à jeter un oeil au générique pour s’en convaincre. NYC l’hypercative, la ville qui ne dort jamais, synthétise à elle seule l’esprit d’initiative US, l’American Dream comme on dit là-bas.

How to Make It in America est en quelque sorte une série sur ce fameux rêve américain après lequel courent de nombreux citoyens et immigrés aux Etats-Unis. On suit ici les aventures de Cam (Victor Rasuk) et Ben (Bryan Greenberg), deux amis qui vivent de petits boulots, jusqu’au jour où ils décident de monter leur propre boîte à partir de rien, ou en tout cas vont tenter de le faire. Il y a également Rene (Luis Guzman), qui sort de taule et veut lancer sur le marché une nouvelle boisson énergisante mais doit se frotter à la concurrence. Il y a également toute une flopée de personnages secondaires qui cherchent également leur voie, les uns dans l’art, les autres dans l’humanitaire…

La bande-son est soignée, comme souvent dans les séries US, et fleure bon les rues de NYC. Hip-hop, gangsta rap, disco, rock, tout y passe ou presque.  Comme promis voici l’excellent générique qui donne un bon aperçu du côté arty de cette série que l’on prend un grand plaisir à regarder.

Je vous avais parlé, il y a un mois de ça, de mon coup de coeur pour l’album de Wing & Tusk, « The Secret of Toadflax Tea« .  A ce moment là j’avais commandé l’album sur leur site et il tardait un peu à arriver. L’attente a pris fin cette semaine et ô surprise ce n’est pas un mais deux albums qui m’ont été envoyé par le groupe. Je me suis demandé ce que j’allais faire de cet album dont personne n’a entendu parler, hormis les quelques lecteurs de ce blog, et vu qu’il avait eu l’air de plaire à certains d’entre vous je me suis dit que le faire gagner serait certainement la meilleure chose à faire.

Que vous soyez lecteur régulier ou simplement de passage, peu importe, il n’y a pas de contrôle à l’entrée, chacun peut tenter sa chance. J’espère seulement que cela en intéressera quelque uns… Pour cela il suffit simplement de laisser un petit commentaire sur ce post afin que j’ai votre adresse mail pour vous contacter et vous envoyer le CD.  Fin du concours le 12 mars, d’ici là vous pouvez toujours jeter une oreille à quelques morceaux ici.

EDIT : Fin du concours, la gagnante (oui c’est une gagnante) va être prévenue par mail. Un grand merci à tous pour votre participation, ça m’a donné envie de réitérer l’expérience.

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