J’étais passé à côté de leur premier album, « The Snow Magic » en 2008, mais la sortie en début d’année de l’EP « Bright Bright Bright » avait éveillé ma curiosité. Il contenait notamment le superbe Something For Myself, magnifique ballade au piano interprétée par Nona Marie Invie, appuyée par une batterie discrète et un duo contrebasse/accordéon. Dark Dark Dark navigue en effet au confluent de diverses influences (folk, jazz, americana, musique des Balkans), rien d’étonnant pour un groupe disséminé aux 4 coins des Etats-Unis (New-York, Nouvelle-Orléans, Minneapolis…).

On retrouve avec plaisir Something For Myself sur leur nouvel album, « Wild Go« , c’est d’ailleurs le seul rescapé de l’EP. Pour autant, les 10 titres qui composent l’album sont dans la continuité de « Bright Bright Bright » et s’ éloignent un peu de l’americana de « The Snow Magic« , que j’ai écouté depuis. En effet, sur le premier album de Dark Dark Dark, le chant était majoritairement dévolu à Marshall LaCount et les mélodies tournaient autour de son banjo, tandis que Nona Marie Invie était chargée des choeurs en arrière-plan. Pour tout vous dire je préfère de loin la formule actuelle, recentrée autour du piano et de la voix chaude de Nona Marie Invie. Ajoutez à cela, clarinette, banjo, accordéon et vous obtenez un album tour à tour mélancolique (Daydreaming ; Robert) et sautillant (In Your Dreams ; Celebrate), un album que l’on prend plaisir à écouter, seul ou à deux, lovés sous la couette. L’une des très belles surprises de cette année 2010.

Chronique écrite pour Indiepoprock.

L’album en écoute sur Spotify.

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