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Juan Antonio Bayona, le réalisateur de « l’Orphelinat«  qui vient d’obtenir le Grand Prix à Gerardmer, serait pressenti pour réaliser le remake de « Jambon, Jambon » (Jamon, Jamon). Le casting aurait pour tête d’affiche l’excellent Kevin Bacon et Greg Serano et se déroulerait en Italie (Parme) et en Angleterre (York). La tournage de « Saw6 » a lui commencé à Toulouse…Toujours a Gerardmer, les espagnols ont trusté les prix puisque [REC], dont je vous parlais dans le post précédent, en a obtenu deux dont le prix du public. Voici 2 teasers pour vous donner un aperçu de la bête. Le premier est ce que vous allez voir et le second les réactions que cela peut engendrer.

Il a suffit d’une bande-annonce de quelques minutes cet été pour déclencher un buzz monstrueux autour du nouveau projet de J.J Abrams. Le bonhomme a depuis longtemps compris l’intérêt du marketing viral via internet (les sites autour de Lost étaient des modèles du genre) et Cloverfield n’a pas échappé à la règle (souvenez-vous). Producteur du film, l’ami J.J. a laissé le soin à Matt Reeves (réalisateur de The Yards) de le réaliser. Depuis cette bande-annonce plus que prometteuse, rien ou presque à se mettre sous la dent jusqu’à…l’avant-première du film hier soir (sortie officielle le 06/02).

Sans rien dévoiler du scénario, je dirais simplement que Cloverfield est la rencontre du Projet Blair Witch et de la Guerre des Mondes. Entièrement filmé en DV, caméra à l’épaule, Cloverfield joue à fond la carte du réalisme, de l’immersion du spectateur, à la manière de ce qui peut se faire dans certains jeux vidéos. Cette technique a tendance a se démocratiser (hormis chez les puristes) et l’on assiste de plus en plus a des films tournés intégralement en DV (+ de souplesse à moindre coût). Le choix du réalisateur est ici de montrer le film à travers les images filmées par un camescope. Il va falloir s’habituer à ce parti-pris scénaristique qui risque bien de faire des émules et qui correspond parfaitement à la « société de l’image » dans laquelle on vit. Les JT d’aujourd’hui n’hésitent plus à faire appel à des images d’amateurs pour illustrer les sujets les plus brûlants de l’actualité (le 11/09/2001, le Tsunami en Asie…). Le trés attendu [REC.] de Jaume Balaguero et Paco Plaza, suivra à la manière d’une équipe de journalistes, le travail de pompiers espagnols.

Pour en revenir à Cloverfield, c’est à travers les images d’un groupe d’amis que l’on va suivre le déroulement des évènements (vous avez vu comment je vous ménage le suspense ??!!). Problême : au bout d’une heure de caméra embarquée, d’images bougeant sans arrêt (Ah vous vouliez du réalisme), certains frolent la nausée. Le L.A Times rapporte que cetains spectateurs sont sortis en pleine séance pour vomir…d’autres ont chopé une migraine tenace…Bref, ça marche au delà de leurs espérances. Le film dure heureusement moins d’1h30.

Ni nauséeux, ni migraineux, je suis sorti scotché par ce vrai bon film de monstre, un film « intelligent » qui ne prend pas le spectateur pour un imbécile, chose plutôt rare dans les films de genre. Une suite est déjà prévue (vu que le film a réalisé un début tonitruant aux States) en prenant le même concept mais à travers les yeux d’un autre New-Yorkais avec son camescope. Pourvu qu’il nous fasse pas les 8 millions d’habitants de Big Apple…

 

Plus qu’une banale histoire d’amour ayant pour cadre l’Amérique des 60’s et les soubresauts de son histoire (flower power, émeutes, guerre du Viet-Nam), Across The Universe est une sorte de croisement entre « On connaît la chanson », « Hair » et un film des Beatles. Le réel intérêt du film de Julie Taymor se situe en effet dans son concept originel et original : un film musical baigné par les titres des Beatles. Les personnages du film sont ainsi prénommés  Jude (Hey Jude), Lucy (Lucy in the sky with Diamonds), Jojo (Get Back) ou Prudence (Dear Prudence).

Les acteurs interprètent eux mêmes les 33 titres des « Fab Four » dans des versions remixées plus ou moins réussies (mention spéciale au Let It Be gospel). Le film n’est pas dénué de défauts (mièvrerie de certaines reprises pour ne citer que le plus criant) mais sa fraîcheur est réjouissante dans un 7ème art trop souvent aseptisé. A ce titre, « Across The Universe » n’est pas sans me rappeller le « Moulin Rouge » de Baz Luhrmann. On notera également les caméos plus ou moins réussis  de Joe Cocker en SDF, Bono en gourou de Greenwich Village chantant I am the Walrus et Salma Hayek en infirmière sexy.

Across The UniverseStrawberry Fields For Ever

C’est l’histoire d’une séance de rattrapage cinématographique qui se transforme en hommage à Chan Marshall a.k.a. Cat Power. Je décidais le même soir de me farcir la tarte aux myrtilles de Wong-Kar-Wai (My Blueberry Nights) et le biopic de Todd Haynes sur Bob Dylan (I’m Not There) à la BO bien garnie.

My Blueberry Nights est le premier film de Wong-Kar-Wai, réalisateur de In The Mood For Love, à Hollywood.  Le bonhomme s’est entouré pour l’occasion d’un casting qui plaira autant aux femmes (Jude Law) qu’aux hommes (Nathalie « Marry me » Portman, Rachel Weisz et la chanteuse Norah Jones). Si les histoires respectives des 2 premières nommées sont loin d’être inoubliables, celle concernant Norah Jones (le fil conducteur du film) est beaucoup plus intéressante, moins pour son talent d’actrice encore balbutiant que pour l’apparition de Chan Marshall. La chanteuse de Cat Power donne la réplique à Jude Law dans le rôle de son ex-petite amie russe. Si l’apparition est de courte durée (moins de 5 minutes), sa présence est prolongée via le titre « The Greatest » (issu du dernier album en date ) qui est en quelque sorte le thème du couple Jude Law/Norah Jones.

[Mp3] Cat Power – The Greatest

I’m Not There promettait de faire revivre Bob Dylan sous les traits d’acteurs et actrice aussi différents que Cate Blanchett, Christian Bale, Heath Ledger ou encore Richard Gere. Le pari était osé, sur ce point là on peut dire qu’il est réussi, notamment grâce à la trés belle performance de Cate Blanchett sous les traits de Robert Zimmerman…ou plutôt une version fantasmée de celui qui se faisait appeller Bob Dylan. Si son personnage est celui qui se rapproche le plus du Bob Dylan que je connais, le film choisit de retracer des évènements trés précis de la carrière du chanteur qui échapperont à tous ceux (dont je fais partie) qui ne connaissent que peu ou pas la carrière et la vie personnelle de l’ami Bob. Bref, si le film peut se regarder et s’apprécier en tant que tel, on a souvent le sentiment de passer à côté de quelque chose, écueil auquel avait échappé il me semble le Control d’Anton Corbijn. Heureusement le film bénéficie d’une bande-originale de grande qualité, des morceaux du sieur Dylan revu et corrigé par quelques grandes figures actuelles (Sonic Youth, Yo La Tengo, Sufjan Stevens, Antony and the Johnsons, Stephen Malkmus…) ou pas (Eddie Vedder) de la scène indé. Parmi elles se trouve devinez qui, je vous le donne en mille : Chan Marshall. Ouahou c’est dingue, on est en pleine 4ème dimension…et moi je rame pour donner une cohérence à ce post.

[Mp3] Cat Power – Stuck Inside of Mobile with the Memphis Blues Again

Pour finir la belle sortira un nouvel album en janvier (Jukebox) et sera en concert à Paris, le 21 du même mois au Bataclan. Je serais si tout va bien parmi les chanceux, en espérant qu’elle ait rangé son penchant pour la bouteille à la cave…

Le week-end dernier fut arrosé même s’il n’est pas tombé une seule goutte sur la région parisienne. Vendredi soir,virée dans quelques bars indés du côté de Bastille. Samedi on prend les mêmes + de nouveaux compagnons de jeux afin d’aller assister au concert de The Sleeping Years et Kwoon au 1Bis. Le cadre est bucolique, les gérants et le public présent sont sympathiques. Je venais surtout pour le concert de The Sleeping Years, constitué pour l’occasion de Dale Grundle et d’une violoncelliste. L’ex-Catchers a déroulé pendant près d’une heure les titres présents sur ses 3 premiers EP + le titre Islands, présent sur une démo et sur l’album à venir selon Dale. Un seul titre (Summer is Nearly Over) pioché dans le répertoire de son ancien groupe mais une même émotion qui transpirait tout au long du set. Les EP vendus par Dale à la fin du concert sont partis comme des petits pains, de bonne augure pour la suite.

Le post-rock atmosphérique des parisiens de Kwoon m’avait conquis sur leur 1er album autoproduit. J’avoue avoir été un peu plus distant sur leur performance live, non pas à cause de la qualité de leur prestation mais pour cause de bavardages incessants avec mes joyeux convives. Pour autant, leur prestation m’a semblé de bonne facture lors de mes rares moments d’attention et notamment lors du morceau clôturant le set. La soirée n’était pas terminée puisque le 1Bis s’est alors transformé en « dance-floor », aux rythmes des Pulp, David Bowie, Blur, The Smiths et autres vieilleries indémodables.

Dimanche tranquille avec une séance cinéma pour terminer le week-end en beauté. L’esthétisme du futur imaginé par Julien Leclercq, c’est bien tout ce que l’on peut sauver du pauvre Chrysalis. La pauvreté du scénario, le jeu d’acteurs à la truelle, les dialogues insipides, le méchant trés-trés méchant (ou pathétique je sais pas trop), une fin que l’on devine au bout de 10 minutes de film, une poursuite plus digne d’un Navarro que du polar couillu que l’on nous avait vendu…En parlant de vendu, concernant le logo de Saint-Gobain, il était difficile de l’écrire plus gros !!! Dommage, je partais avec des a-priori plutôt favorables, les polars SF français ne sont pas légion dans nos salles. Pas sûr que Chrysalis ne soit un bon point pour la mue du cinéma de genre hexagonal.

Pour finir rien à voir avec tout ça mais le clin d’oeil des réalisateurs de Nip/Tuck dans la saison 3 (oui je suis à la bourre), lorsque les 2 chirurgiens défont le travail d’un « apprenti Docteur Frankenstein » en replaçant les morceaux sur les cadavres mutilés avec « Everything in its right place » de Radiohead comme bande sonore, était du meilleur goût si je puis dire…

[Mp3] Thom Yorke & Johnny Greenwood – Everything in its right place

Parmi les trés bonnes nouveautés de la rentrée télé aux USA, à noter 2 séries ayant pour héros un… anti-héros. Paradoxal. Les nerds, à ne pas confondre avec les geeks, ont le vent en poupe depuis quelques années dans les médias. Il faut dire que la société de ce début de 21ème siècle en fabrique à la pelle par le biais de la télévision, du cinéma ou encore des jeux vidéo. Le nerd du 20ème siècle était lui plutôt branché jeux de rôle ou Star Wars. Parmi les plus célèbres, citons Quentin Tarantino et Peter Jackson ou encore Kevin Smith qui revendique haut et fort son statut de nerd.

 

Il n’est donc pas étonnant de voir le nom de Kevin Smith figurer au générique de Reaper, nouveau show de la chaîne The CW. La série suit les pérégrinations de Sam (le nerd) qui voit sa vie basculer lors de son 21ème anniversaire lorsque le diable en personne (Ray Wise, fabuleux dans Twin Peaks dans le rôle du père de Laura Palmer) vient lui réclamer son âme. Sam apprend que ses parents lui ont en effet vendu celle-ci avant sa naissance. Il est désormais un « chasseur d’âmes  » (un reaper) pour le compte du diable qui met à sa disposition un arsenal plutôt hétéroclite (ramasse-miettes…) afin de l’aider dans sa basse besogne. On apprécie les choix musicaux qui rythment les épisodes (Devil’s Haircut de BeckLazy Eye des Silversun Pickups, The Perfect Crime 2 de The Decemberists…) et l’humour omniprésent dans ce croisement entre Ghostbusters et Clerks.

Le second anti-héros à avoir droit aux honneurs d’une série télé se nomme Chuck. Il est le personnage principal du nouveau show de NBC portant son nom. Chuck est le nerd par excellence jusqu’au jour où les secrets les mieux gardés du gouvernement US se retrouvent « incrustés » dans son cerveau. Il devient alors l’homme à protéger (et à abattre) à tout prix. Chaperonné par un duo d’agents secrets il va devoir aller au devant de missions plus ou moins périleuses…Mélange d’humour et d’espionnage, la série est une sorte de « The Office rencontre Alias« . Ici aussi la bande-son est particulièrment soignée puisque l’on y retrouve entre autres A Comet appears de The Shins, Don’t Make me a Target et Don’t You Evah de Spoon, Challengers des New Pornographers…).

[Mp3] Silversun Pickups – Lazy Eye

[Mp3] Spoon – Don’t Make me a Target

The New Pornographers – Challengers

Oz, Six Feet Under, Les Sopranos, Entourage, Carnivale, Rome, Deadwood, Sex and The City, The Wire…Le point commun entre toutes ces séries télés US devenues cultes est vous l’aurez compris leur appartenance à la chaîne à péage HBO. N’hésitant pas à traiter de sujets aussi délicats que la vie en univers carcéral, la mort, l’homosexualité…HBO s’est immédiatement démarqué de ses confrères qui nous resservent sans arrêt les mêmes sujets (polars, hopitaux) déclinés à outrance.

C’est donc toujours avec impatience que j’attends de voir les nouvelles séries HBO censées remplacer leurs glorieuses aînées passées à la postérité (Oz, Six Feet Under…et dernièrement les Sopranos). Du succés de ces nouveautés dépend en partie l’avenir d’une chaîne qu’on ne souhaite forcément pas voir disparaître. Malheureusement le non-conformisme de ces séries a parfois du mal à trouver son public aux Etats-Unis et les séries disparaissent rapidement, quelquefois sans que l’on ait droit à une fin digne de ce nom. Parmi les nouveautés d’HBO cete année, on sait déjà que « John From Cincinnati » ne sera pas renouvellé l’année prochaine à cause d’audiences insuffisantes. Il et vrai que cette série, qui suit une famille de surfeurs pour le moins bizarre, est un peu difficile d’accès au premier abord et dénote dans un paysage audiovisuel de plus en plus formaté.

 

La grande nouveauté HBO cette année se nomme « Flight of The Conchords » et se propose de suivre le duo de musiciens Néo-Zélandais qui a donné son nom à la série. Interprétant leur propre rôle, Jemaine Clement et Bret McKenzie débarquent à New-York afin de percer dans la musique. Le duo est célèbre au « pays du nuage blanc » (la Nouvelle-Zélande, suivez un peu) notamment grâce à leurs concerts, sorte de stand-up folk chanté. Ils se définissent eux-mêmes comme le 4ème groupe le plus populaire de leur pays…dans la catégorie (je cite) : guitar-based digi-bongo acapella-rap-funk-comedy folk duo.

 La série a repris et adapté ce concept puisque de nombreux titres folk aux paroles délirantes ponctuent les épisodes de cette série en passe de devenir culte. Le duo est également signé chez l’excellent label de Seattle, Sub Pop, chez lequel ils ont sorti un album (« The Distant Future ») récemment. Pour finir voici 2 morceaux que l’on peut entendre dans le 1er épisode et les paroles hilarantes qui vont avec.

Flight Of The ConchordsMost Beautiful Girl 

Lyrics : Looking at the room, I can tell that you.
Are the most beautiful girl in the…room.
(In the whole wide room).
And when you’re on the street, depending on the street.
I bet you are definitely in the top 3.
Good lookin girls on the street.
(Depending on the streets).
And when I saw you at my man’s place.
I thought…what, is she, doing…at my man’s place.
How did he get a hottie like that to a party like this?
Good one, Dave.
(Ooh, you’re a LEGEND, Dave).

I asked Dave if he’s going to make a move on you.
He’s not sure.
« Dave, do you mind if I do? »
He says he doesn’t mind.
But I can tell he kind of minds.
But I’m going to do it anyway.

I see you standing all alone by the stereo.
I dim the lights down very low.
You’re so beautiful.
You could be a waitress.
You’re so beautiful.
You could be a air hostess in the 60s.
You’re so beautiful.
You could be a part-time model.
But then I seal the deal, I do my moves.
I do my dance moves.

Lets travel through, just me and you.
As other dudes around you on the dance floor.
I draw you near, lets get out of here.
Lets get in a cab. I’ll buy you a kabob.
I can’t believe. I’m sharing a kabob.
With the most beautiful girl I have ever seen with a kabob.
Oh, why don’t we leave?
Lets go to my house.
We can feel each other up on the couch.
Oh no, I don’t mind taking it slow.

Cause you’re so beautiful…
Like a tree. Or a high class prostitute.
You’re so beautiful.
You could be a part time model.
But you’d probably still have to keep your normal job.
A part time model.
Spend part of your time modeling.
And part of your time next to me.

My place is usually a bit tidier than this.

Flight Of The ConchordsI’m Not Crying

Lyrics : I’m not crying.
It’s just been raining,
On my face.
And if you think you see the tear tracks down my cheeks,
Please, please, Don’t tell my mates.

I’m not crying
No, I’m not crying
And if I am crying
It’s not because of you
It’s because I’m thinking about a friend of mine who you don’t know who is dying
That’s right, dying
These aren’t tears of sadness because you’re leaving me,
I’ve just been cutting onions.
I’m making a lasagna
For one.

I’m not crying, noooo-ho-ho-ho.

There’s just a little bit of dust in my eye
Just from the path that you made when you said your goodbye.
I’m not weeping cause you won’t be here to hold my hand,
For your information there’s an inflammation in my tear-gland.
I’m not upset because you left me this way,
My eyes are just a little sweaty today.
They’ve been looking around a lot, searching for you,
They’ve been looking for you,
Even though I told them not to.

These aren’t tears of sadness, they’re tears of joy,
I am just laughing!
Haa haa haa haa, ha ha ha ha.

I’m sitting at this table called love
Staring down at the irony of life.
How come we’ve reached this fork in the road,
And yet it cuts like a knife.

 

Aprés Boulevard de la Mort de Quentin Tarantino voici Planet Terreur de Robert Rodriguez, le tout ne faisant qu’un sous le nom de Grindhouse, hommage totalement assumé aux films des 70’s projetés dans les drive-in. Aprés Une Nuit en enfer il y a quelques années, le duo de nerds Tarantino-Rodriguez récidive dans le film de genre et cette fois-ci ils se lachent totalement !!!

Que retenir :

  •  la pseudo bande-annonce de Machete est d’anthologie, m’étonnerais pas que ça fasse un film cette histoire…
  • Rodriguez s’est fourvoyé pendant des années dans des films bidons pour ados alors que c’est dans le comico-gore qu’il est le meilleur.
  • Tarantino aime les femmes qui ont des c….. (enfin façon de parler) et les monologues mais bon ça on le savait déjà.
  • Rose Mc Gowan
  • Tom Savini en flic maladroit. Les 2 nerds rendent hommage à l’ex pape des effets spéciaux aprés lui avoir confié le rôle de « Sex Machine » dans Une nuit en enfer.
  • La Bo de Boulevard de la mort qui vaut surtout pour April March et son « Chick Habit » ou si vous préférez « Laisse tomber les filles » (écrit par Gainsbourg et interprété par France Gall)
  • Le casting de Planet Terror à base de stars bankables (Bruce Willis) ou pas (Michael Biehn, Josh Brolin), d’habitués du petit écran (Naveen Andrews a.k.a. Sayid de « Lost », Freddy Rodriguez a.k.a. Rico de « Six Feet Under ») ou de MTV (Stacy « Black Eyed Peas » Ferguson) et bien entendu Tarantino himself.
  • Les strip-teases ou lapdance : aprés Salma Hayek lors de leur 1ère collaboration, c’est ici Vanessa Ferlito et Rose McGowan qui s’y collent.
  • Les fausses bandes-annonce qui prennent tout leur sens dans la version américaine (les 2 films à la suite l’un de l’autre) mais beaucoup moins dans le découpage voulue par les exploitants européens.

Vous voyez autre chose ?

Une fois n’est pas coutume je ne vais pas parler musique et encore moins Canada ou Grande-Bretagne mais cinéma Norvégien. La production cinématographique de ce pays est assez faible en quantité (je reviendrais sur la qualité) et pourtant, hasard ou coïncidence, je viens de voir coup sur coup 2 films récents de ce pays. La Norvège est un peu en retrait sur le plan culturel par raport à ses voisins Scandinaves (Suédois et Finlandais) mais l’arrivée de jeunes talents pourrait changer la donne.

                                         

Le premier fim qu’il m’a été donné de voir ce nomme Den Brysomme Mannen. Il est sorti en France en mars 2007 sous le titre Norway Of Life mais la véritable signification du titre original est : l’ Homme qui dérange. Le film a reçu 4 récompenses cette année au festival du film fantastique de Gérardmer dont  le Grand Prix du Jury et 3 Amanda Awards (l’équivalent norvégien des Cesar). Il m’a fait penser à la série culte Le Prisonnier puisque à la manière de Patrick Mc Goohan, le héros de Norway Of Life veut fuir non pas une île mais une vie aseptisé qui n’est pas la sienne.  Véritable OVNI cinématographique, ce film est aussi une critique de notre société de consommation et de l’uniformisation des sociétés occidentales. Pas avare d’humour et de gore (dont une tentative de suicide un peu gore qui prête plutôt à rire), le film n’est pour autant pas dénué de défauts (notamment une certaine lenteur, un côté contemplatif un peu usant).

Uno est le premier film d’Aksel Hennie, réalisateur mais également comédien principal du film. Sorti en 2006, le film a été primé dans de nombreux festivals (Angers et Rouen en France). Aksel interprète David, un jeune sans véritable avenir qui passe ses journées à la salle de gym avec ses potes. Sa vie bascule lors d’une garde à vue lorsqu’il choisit de « balancer un ami » pour rejoindre son père gravement malade.  Il trouve du réconfort auprés de sa mère et de son frère handicapé tandis que ses anciens amis veulent lui faire payer sa trahison. Véritable uppercut cinématographique, Uno m’a pris aux tripes dés le début pour ne desserer son étreinte qu’au terme d’1h et 38 mn. Bien interprété et réalisé, le film baigne dans une étrange lumière jaune qui lui donne un côté esthétique. Le célèbre jeu de cartes qui a donné son nom au film rythme celui-ci au gré des parties disputées par David et son frère. A noter également une bande son plutôt pas mal avec notamment un titre interprété par Tom McRae.

Je viens enfin de regarder le dernier épisode de la saison 3 de Lost mais je vous rassure si vous lisez ce blog et regardez Lost sur TF1 je ne vous spoilerai pas la fin de la saison. Pourtant vous le mériteriez, on a pas idée de regarder TF1 !!!!!! Je dirais juste que vous n’êtes pas au bout de vos surprises, que cette 3ème saison a bien relancé une série qui commençait à s’essoufler et que j’attends avec impatience janvier 2008 pour la suite. Aux dernières nouvelles il reste 3 saisons de 16 épisodes chacune.

Ah oui j’oubliais, les créateurs de Lost aiment les Beach Boys…et moi aussi.

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