En vrac


Week-end de Pâques sous le soleil, comme mon jeu de mot pourri en titre le laisse entendre.

Vendredi soir j’ai eu la chance d’interviewer Sébastien Schuller pour Indiepoprock. Première interview en face à face donc un peu nerveux, d’autant plus que j’adore cet artiste. Finalement il était aussi mal à l’aise que moi au début, donc ça m’a mis à l’aise et lui aussi pour le coup et tout s’est super bien passé. 35 minutes d’interview quand même, où on a évoqué son mariage, le nouvel album, la loi HADOPI, Paul Thomas Anderson, le jet-lag… Ya plus qu’à retranscrire tout ça…

Samedi soir je suis retourné voir Handsome Furs en concert, à la Maroquinerie cette fois-ci. Dan Boeckner et Alexeï Perry étaient encore plus chaud bouillants que l’autre fois. Je serais pas surpris d’apprendre qu’on les a surpris en plein ébat sur scène d’ici peu. Super concert encore une fois.

2 petites vidéos trouvées sur le net, filmées il y à peu à Minneapolis, qui montrent  le côté punk du duo en live :

En parlant de concerts, on arrive dans la période où on ne sait plus où donner de la tête et du porte-monnaie. C’est toujours comme ça au mois d’avril-mai, pareil pour octobre-novembre.Voici quelques dates que je recommande pour le mois d’avril (en rouge celles où je serais présent) :

Mardi 14 avril : Thee, Stranded Horse + Ballake Sissoko (Café de la danse)

Mercredi 15 avril : Whitest Boy Alive (La Maroquinerie)

Jeudi 16 avril : Camera Obscura (La Maroquinerie)

Nina Kinert (Centre culturel Suédois)

Vendredi 17 avril : Matt Bauer + Troy Von Balthazar (Nouveau Casino)

Samedi 18 avril : Au Revoir Simone + Lily Frost + Diving With Andy (Théâtre de l’Alhambra)

Sunset Rubdown (La Maroquinerie)

Vandaveer + Los Chicros (Divan du Monde)

Lundi 20 avril : Our Broken Garden + Juana Molina (La Maroquinerie)

Mardi 21 avril : Enter Shikari (La Maroquinerie)

Hjaltalin (Nouveau Casino)

Micachu + Wildbirds & Peacedrums (Point Ephémère)

Orouni + Benjamin Fincher (Le Motel)

Mercredi 22 avril : Loney dear + Marie Modiano (Point Ephémère)

Cranes + Scary Mansion + Tamara Williamson (La Maroquinerie)

Vendredi 24 avril : Bonnie Prince Billy + Susanna (La Cigale)

Samedi 25 avril : Battant + Telepathe (La Maroquinerie)

Dimanche 26 avril : A Camp + St Vincent (La Maroquinerie)

Lundi 27 avril : Andrew Bird + Laura Marling (La Cigale)

Clare & The Reasons + Fryda Hyvönen (Théâtre Marigny)

Mardi 28 avril : Calogero (non je déconne)

Mercredi 29 avril : The Rumble Strips (La Flêche D’or)

Jeudi 30 avril : Yeah Yeah Yeahs (Bataclan)

Fisherspooner (Nouveau Casino)

Alaska in Winter (La Flêche D’or)

General Elektriks (La Maroquinerie)

Horace Andy ( La Belleviloise)

Flowers From The Man Whot Shot Your Cousin + Morning Star (Bellushi’s)

…and he’s still hungry !!

Souvenez vous.

 

Je ne sais ce qui se passe dans la tête d’un ado qui atteint sa majorité en 2008 mais dans la mienne, en 1992 déjà, la fièvre citoyenne faisait son effet. Je me souviens que l’on nous avait appelé à voter cette année là pour le référendum sur le traité européen de Maastricht. J’avais pris très à cœur mon « super-pouvoir » civique puisque je m’étais coltiné le dit traité dans son intégralité. Particulièrement indigeste !! Cela n’avait pourtant en rien entamé mon enthousiasme à mettre mon premier bulletin dans l’urne.

Le dépucelage citoyen effectué, je commençais de plus en plus à m’intéresser à la politique. On abordait pourtant très peu ce sujet à la maison, non pas que mes parents n’aient pas d’avis sur la question mais leur éducation avait laissé quelques traces. Ma mère me racontait que les premières fois où elle put voter, ce n’était même pas elle qui choisissait le bulletin mais mes grand-parents. Elle se contentait de le mettre dans l’urne…C’était une autre époque.

Des élections municipales me permirent de remettre le couvert quelques années plus tard et surtout de suivre mon premier dépouillement des votes. Celui-ci eut lieu dans le village de mes parents, 1200 âmes environ, où tout le monde se connaît et où les rancunes sont tenaces. Il n’y manquait que le curé pour rejouer une scène de « Don Camillo »…

Avec les potes, la politique avait un temps de parole presque aussi important que les comics, la musique, le foot et…les filles. J’ai dit presque !! On ne peut pas dire qu’il y avait vraiment de débat si ce n’est pour choisir la nuance : rose ou rouge ?

L’une des élections les plus marquantes reste bien évidemment celle du 21 avril 2002, 1er tour des présidentielles. On se souvient tous plus ou moins de ce que l’on avait choisit de voter (ou pas) ce jour là. La journée était belle dans le Sud-Ouest, on avait décidé d’aller se balader au Pays Basque avec mes parents chez qui j’étais en convalescence longue durée. On était au préalable passé au bureau de vote. Je me souviens également que le retour fut beaucoup moins joyeux, abasourdi que nous étions par les résultats crachotés par l’auto-radio.

Ce dimanche, j’ai comme d’habitude mis mon bulletin dans l’urne. Pour ne rien regretter, parce que je suis comme beaucoup un idéaliste qui pense que l’on peut changer les choses avec un bout de papier, tout du moins ne pas les subir. Verdict dans une semaine.  

Lui : Si tu reviens j’annule tout !!

Elle : Casse toi, Pov’ con !

Prenons 2 articles sur 2 sites d’information et n’ayant en apparence aucun lien entre eux. Le premier traite des dessous de la 1ère chaîne télévisuelle française, le second de l’annonce de la suppression souhaitée des encarts publicitaires sur le service public. Pourtant en lisant attentivement ces articles, on pourrait penser à une quelconque connivence entre le chef de l’Etat et la 1ère chaîne nationale (Roh l’aut’, jamais de la vie)…

Encore un coup de la transparence.

Mes encouragements n’auront pas suffit…la France vient d’être battue dans son 1/4 de finale à Bercy, aprés 2 prolongations par les vice-championnes du monde,  les Roumaines. J’étais présent pour le match d’ouverture de la coupe du monde de rugby (perdu contre l’Argentine faut-il le rappeler), maintenant le hand-ball…

Vous avez dit chat noir ?

Il faut certainement avoir eu une de ces bêtes à poils à la maison pour comprendre que cette vidéo m’a fait mourir de rire (merci Marie). Un de mes 1ers post sur ce blog était déjà un petit strip qui traitait également des réveils que nous imposent nos amis à 4 pattes.


Pour les chats la grasse mat’ ça n’existe pas, ils s’en branlent ils dorment toute la journée. L’heure c’est l’heure, encore mieux réglés qu’une montre suisse. Oubliez vos réveils , simulateurs d’aube ou autres gadgets pour vous réveiller le matin et adoptez un chat. A l’heure à laquelle vous aurez pris l’habitude de le nourrir, le chat se réveillera instantanément et ce 365 jours par an. Si par malheur vous avez une envie pressante pendant la nuit, le fauve vous attendra sournoisement derrière la porte pour qu’une fois soulagé il puisse commettre ses actes de sauvagerie animale : ronronnements, miaulements et autres frottements à vos jambes. Tout cela n’a bien sûr qu’un but : vous induire en erreur sur l’heure présente afin que vous vous dirigiez la tête dans le cul vers l’endroit où vous rangez le Graal, j’ai nommé les croquettes !!! Mais pris d’un accés de lucidité (ou de flemme), vous choisissez de retrouver la chaleur de votre lit.

Qu’importe l’animal est têtu et il attendra donc l’heure H pour passer au plan B. L’une des techniques les plus courantes consiste pour lui à passer innocemment sur votre tête genre t’es-là-je-t’avais-pas vu ? ou bien à s’étirer négligement pile-poil dans votre oeil ou si ces techniques sont sans effet à employer les armes chimiques en vous collant son derrière sous le nez. Efficace. Il existe evidemment un grand nombre de variantes selon le degré de fourberie de votre chat.

Pour finir, malgré les chamailleries, un petit strip pour rétablir la vérité sur notre cohabitation :

En ce moment au musée Maillol se tient une expo sur le photographe américain Usher (Arthur) Fellig, communément appelé Weegee. C’est la 1ère fois que ses photos sont exposés en France. Il fut l’un de 1ers à mesurer la portée du fait divers, traduisant au travers de son objectif la force tragique mais surtout visuelle des drames, des incendies ou des accidents. Toutes les nuits il arpente les rues de New-York dans son automobile transformé en laboratoire photo. Il arrive bien souvent le premier sur les lieux des crimes grâce à une radio piratant les ondes courtes de la police. Ses photos de gangsters morts en pleine rue, face contre terre, les yeux dans le vide ont largement influencé les films noirs hollywoodiens.

Elevé dans le Lower East Side, un des quartiers les plus pauvres de la grosse Pomme, il se fait le témoin de la pauvreté et de son cortège de malheurs. L’enfance, le monde de la rue, les marginaux et laissés pour compte ou encore le sommeil (qui ressemble étrangement à la mort) sont parmi ses thèmes privilégiès. Il fut également un des premiers à condamner la ségrégation raciale subie par les noirs en Amérique dans les années 40. On est bien loin du rêve américain.

Une expo à ne pas manquer si comme moi vous restez dans la capitale tout l’été. Prévoir d’arriver tôt malgré tout car le bouche à oreille fonctionne bien.

Le marketing viral prend de plus en plus d’ampleur au fur et à mesure que notre société devient dépendante des nouveaux moyens d’information. J’avais bien aimé celui de la SNCF l’an passé et là je viens de tomber sur un nouveau qui m’a aussi interpellé. Tout avait commencé comme souvent par une pub anodine dans le métro qui vantait les mérites du rentring, sans pour autant aborder rééllement le sujet. Et puis aujourd’hui une page dans un quotidien gratuit développe un peu plus cette soit disant « nouvelle tendance ». L’encart est préfixé du mot « publicité » ce qui prouve bien que nous avons affaire là à du marketing viral. Un prétendu journaliste interviewe la prétendue figure emblématique du rentring, Tchéky Rebal. Avec un nom comme ça c’est clair qu’on a qu’une envie c’est rentrer chez soi !!! Car oui le principe du rentring tel qu’il nous est exposé est simple, cela consiste à rentrer chez soi au lieu de sortir…

Un rapide coup d’oeil sur le site spécialisé dans ce genre de phénomènes (Culture Buzz) m’apprend que c’est Orange qui se cache derrière tout ça. L’opérateur téléphonique propose un nouveau forfait telephonique, ADSL, tricot et que sais-je encore, qui ferait se sentir mieux chez soi qu’à l’extérieur. Mouais bon finalement le marketing viral c’est intéressant jusqu’à ce qu’on découvre ce qui se cache derrière, aprés ça me donne des boutons. C’est grave docteur ?

La Cigale, vendredi soir 19h, les anglais de Mumm-Ra ont déjà débuté leur show depuis un bon 1/4h quand je fanchis les portes de la célèbre salle parisienne pour cette édition 2006 du festival des Inrocks. Le groupe commence à faire parler de lui Outre-Manche grâce à quelques singles bien sentis (ici la vidéo de Out of the question). Un rapide coup d’oeil sur la scène et dans le public m’avertit que la majorité de la salle ne doit justement pas avoir la majorité (civile). Les quelques titres de Mumm-Ra que j’entends sont plutôt pas mal, ça sautille partout sur scène, c’est pas trés original niveau musical (very pop-rock british) mais ça lance assez bien la soirée. Ils ont également un canard en plastique que le chanteur a exhibé pendant un morceau, bon j’ai pas encore compris sa signification mais ça avait l’air de lui tenir à coeur.

Le temps de boire une bière avec Amélie et les 1ères notes de Back again des Boy Kill Boy résonnent. Sans être particulièrement agés, ce sera la seule fois de la soirée où l’on aura l’impression de voir des adultes sur scène. Les 4 Londoniens pratiquent une sorte de mélange émo/post punk/new wave où le synthé tiens une place prépondérante. Civil Sin, Suzie, On My own ou encore Six minutes font leur effet aussi bien sur l’album que sur scène. Les Boy Kill Boy prennent le flambeau des mélodies 80’s catchy aux Killers qui leur ont laissé de bonne guerre sur leur dernier opus Sam’s Town. Tout ça n’a une fois de plus rien d’original mais c’est loin d’être désagréable (hormis leur tentative de ballade pseudo-folk).

Le rideau rouge s’ouvre ensuite sur le seul groupe non-Britannique de la soirée, les Américains de Spinto Band. Contrairement à l’ordre établi qui veut que le groupe entre sur scène aprés l’ouverture du rideau, les membres du groupe sont déjà derrière prêt à dégainer Crack The Whip lorsque celui-ci s’ouvre. Démarre alors un festival de wouh-ouh, de têtes qui bougent dans tous les sens, d’échange d’instruments en plein morceau..bref les Spinto Band sur scène c’est Fraggle Rock. Did I Tell You et Brown Boxes (au kazou)sont particulièrement réussies, ce n’est malheureusement pas le cas du tube Oh Mandy qui souffre d’un problême de son évident (on n’entendait quasiment pas la fameuse mandoline). Si les mélodies ne sont pas toujours au rendez-vous, l’énergie et la folie scénique des Spinto Band fait mieux que contrebalancer. On vient d’assister au seul concert à vraiment retenir de cette soirée…qui n’est pas finie.

En effet les Kooks sont attendus (c’est peu de le dire) pour clôturer la soirée. La salle est remplie à moitié par des adolescentes même pas prépubères qui poussent des cris suraigus à la moindre évocation des Kooks par les différents groupes se relayant sur scène. Même si cela doit paraître évident, autant vous dire tout de suite que ça m’a profondément gonflé (pour pas dire plus). Je ne suis pas un grand fan des Kooks. J’aime bien quelques morceaux (Naïve, See the world, Ooh La) et j’ai bien du mal à comprendre l’enthousiasme de la presse Rock et la Hype qui accompagne le groupe mais bon pourquoi pas. Par contre il va falloir m’expliquer, à la vue de leur performance de la Cigale comment on peut présenter ce groupe comme l’avenir du Rock !!!  On a eu de la chance, le chanteur s’appellait Luke et non Patriiiiiiiick !!!

Au final cette soirée ne restera pas dans les mémoires, sauf si on avait 14 ans. Mention spéciale quand même aux bargeots Spinto Band.

Aujourd’hui expo Friedlander au Jeu de Paume. Ce célèbre photographe américain expose envion 500 photos jusqu’au 31 décembre 2006. On y suit de façon chronologique ses différentes périodes (photos de rues, autoportraits, nature et grands espaces, photos de nus…). J’ai particulièrement apprécié la subjectivité d’une grande partie de ces clichés et notamment les photos prises depuis sa voiture, dans le rétro ou bien celles à travers les vitrines de magasins…

Quelques exemples du travail de Friedlander ci-dessous :

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