#20

John Grant – Queen of Denmark


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#19

Man/Miracle – The Shape of Things


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#18

Wild Nothing – Gemini


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#17

Josh Ritter – So Runs The World Away


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#16

Tamaryn – The Waves


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#15

Zola Jesus – Stridulum II


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#14

I Like Trains – He Who Saw The Deep


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#13

The Morning Benders – Big Echo


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#12

The Besnard Lakes – are The Roaring Night


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#11

The Radio Dept – Clinging to a Scheme


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#30

Spoon – Transference


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#29

Efterklang – Magic Chairs


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#28

Crocodiles – Sleep Forever


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#27

Active Child – Curtis Lane EP


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#26

Deerhunter – Halcyon Digest


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#25

Ariel Pink’s Haunted Graffiti – Before Today


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#24

Florent Marchet – Courchevel


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#23

Mumford and Sons – Sigh No More


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#22

Dark Dark Dark – Wild Go


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#21

Evening Hymns – Spirit Guides


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Comme tous les ans depuis que je gribouille sur ce blog, je me suis prêté de bon gré à l’exercice futile mais agréable du top albums de l’année. Une année 2010 que je classerai dans les années moyennes, avec beaucoup de bons albums mais peu que j’écouterais encore dans 10 ans. Je n’ai pas la prétention d’avoir écouté tout ce qui est sorti en 2010, je vous livre seulement les 40 albums que j’ai le plus apprécié, en espérant pourquoi pas vous donner envie d’en écouter, et surtout acheter, quelques uns.

#40

Jenny & Johnny – I’m Having Fun Now


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#39

The Tallest Man on Earth – The Wild Hunt


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#38

The Coral – Butterfly House


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#37

Crystal Castles – s/t (II)


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#36

Maximum Balloon – s/t


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#35

Xiu Xiu – Dear God, I Hate Myself


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#34

Wavves – King of The Beach


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#33

Karaocake – Rows & Stitches


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#32

Villagers – Becoming a Jackal


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#31

No Age – Everything in Between


L’album en écoute sur le site de Sub Pop.

L’annonce du septième album de Trembling Blue Stars aurait dû nous remplir de joie, si elle n’avait été accompagnée d’une laconique mention nous prévenant que ce serait le dernier album du groupe de Robert Wratten. « Fast Trains and Telegraph Wires » sera donc le chant du cygne d’un groupe qui n’aura malheureusement jamais connu le succès qui aurait dû être le sien. Bâti sur les cendres des groupes The Field Mice/Northern Picture Library et sur la fin de sa relation avec Annemari Davies par un Robert Wratten un peu dépressif, Trembling Blue Stars a traversé les années 90 et 2000 en ne déviant pas de sa trajectoire pop mélancolique.

Sur ce septième et donc dernier album, Robert Wratten s’est entouré de ses fidèles collaborateurs : Beth Arzy, Keris Howard, le fidèle parmi les fidèles Iann Catt et son ex-compagne Annemari Davies, présente sur deux titres, auxquels on peut ajouter la chanteuse du groupe 80’s MIAOW, Cath Caroll, sur The Imperfection of Memory. Une manière pour Wratten de rendre hommage à cet entourage fidèle qui le suit pour certains depuis la fin des 80’s et l’éPOPée The Field Mice.

La page Trembling Blue Stars se referme donc avec les 11 titres de « Fast Trains and Telegraph Wires », auxquels viennent s’ajouter les 7 autres de l’EP « Cicely Tonight Volume One ». L’atmosphère y est moins sombre que sur le précédent et néanmoins excellent « The Last Holy Writer », comme si Robert Wratten paraissait désormais apaisé au moment de tourner la page. La mélancolie n’est pourtant jamais très loin chez Trembling Blue Stars, c’est d’ailleurs elle que l’on voit sourdre derrière les meilleurs titres (In Arrivals ; Frosting ; The Dark World of The Broken). Si le fantôme de The Cure semblait flotter sur les précédents travaux des Londoniens, c’est désormais celui de New Order époque « Get Ready » qui apparaît au détour de certains titres (My Face For The World To See). Guitares acoustiques, une pointe d’électro chère à Iann Catt (St Etienne), et le mix vocal entre la voix chaude de Robert Wratten et les chœurs féminins et le tour est joué.

Les 7 titres de l’EP « Cicely Tonight Volume One » proposent une vision plus expérimentale de la musique de Robert Wratten, à l’image de instrumentaux Radioactive Decay et Outside. Comme un clin d’oeil à ces 15 années de songwriting au sein de Trembling Blue Stars, Wratten conclut par un approprié No More Sad Songs, catchy à souhait, qui nous fera encore plus regretter la fin de cette belle et mélancolique aventure.

L’album en écoute sur Spotify.

Difficile de trouver des infos sur Beta Radio sur la toile, pourtant Ben Mabry et Brent Holloman n’ont pas particulièrement la tête de perdreaux de l’année. Les deux comparses se sont rencontrés il y a plus de 10 ans de cela et ont commencé à jouer ensemble, d’abord pour eux puis pour les amis. Le duo a pris son temps pour peaufiner ses morceaux, trouver son style et vient seulement de sortir son premier album, autoproduit, intitulé « Seven Sisters« .

On a ici à faire à un album folk de facture assez classique mais ne dit-on pas que les plus belles choses sont souvent les plus simples ? Beta Radio est là pour le confirmer avec ses mélodies basées sur quelques accords de guitare folk, un banjo, une trompette et une paire de balais pour la batterie, rien que du classique mais diablement efficace quand on sait y faire. Ce savoir-faire se nomme ici Darden Road ; Where Losers Do ; Either Way ou plus encore Brother, Sister, le morceau qui vaut à lui seul l’intérêt que vous devez porter à cet album.

L’album est disponible en écoute en streaming ou sur Spotify.

J’étais passé à côté de leur premier album, « The Snow Magic » en 2008, mais la sortie en début d’année de l’EP « Bright Bright Bright » avait éveillé ma curiosité. Il contenait notamment le superbe Something For Myself, magnifique ballade au piano interprétée par Nona Marie Invie, appuyée par une batterie discrète et un duo contrebasse/accordéon. Dark Dark Dark navigue en effet au confluent de diverses influences (folk, jazz, americana, musique des Balkans), rien d’étonnant pour un groupe disséminé aux 4 coins des Etats-Unis (New-York, Nouvelle-Orléans, Minneapolis…).

On retrouve avec plaisir Something For Myself sur leur nouvel album, « Wild Go« , c’est d’ailleurs le seul rescapé de l’EP. Pour autant, les 10 titres qui composent l’album sont dans la continuité de « Bright Bright Bright » et s’ éloignent un peu de l’americana de « The Snow Magic« , que j’ai écouté depuis. En effet, sur le premier album de Dark Dark Dark, le chant était majoritairement dévolu à Marshall LaCount et les mélodies tournaient autour de son banjo, tandis que Nona Marie Invie était chargée des choeurs en arrière-plan. Pour tout vous dire je préfère de loin la formule actuelle, recentrée autour du piano et de la voix chaude de Nona Marie Invie. Ajoutez à cela, clarinette, banjo, accordéon et vous obtenez un album tour à tour mélancolique (Daydreaming ; Robert) et sautillant (In Your Dreams ; Celebrate), un album que l’on prend plaisir à écouter, seul ou à deux, lovés sous la couette. L’une des très belles surprises de cette année 2010.

Chronique écrite pour Indiepoprock.

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Long time no see…Un peu de mal à revenir sur le plancher des vaches, comme d’habitude après des vacances à l’étranger. Beaucoup de choses à écrire, à poster pourtant, à commencer par un compte-rendu du Iceland Airwaves avec lequel je vous ai saoulé avant de partir. Ca arrive, mais avant un peu de lumière sur quelques groupes qui tournent en boucle sur ma platine en ce moment. Séquence nostalgie.

Tamaryn : Trio originaire de San Francisco qui sonne comme la crème dreampop/shoegaze des 90’s (Cocteau Twins, Ride, Lush), Tamaryn reprend à son compte l’adage « c’est dans les pots qu’on fait les meilleures soupes » sauf que « The Waves » s’avère être une soupe particulièrement savoureuse pour les nostalgiques de 4AD époque Heavenly voices.

Twin Shadow : Georges Lewis Jr a grandi en Floride, vit à New-York et est originaire de République Dominicaine. Ce savoureux mélange a donné Twin Shadow et un premier album intitulé « Forget » dont la production a été confiée à Chris Taylor de Grizzly Bear. Tantôt crooner à la Morrissey (voir morceau ci-dessous), tantôt plus groovy, ses morceaux baignent dans une douce saveur ouatée, cotonneuse, qui fleure bon les 80’s.

Crystal Castles : En plus d’avoir signé l’un des tout meilleurs albums électro de l’année (j’en parle ici), le duo canadien vient de s’acoquiner avec Robert Smith pour un titre qui prouve après l’association avec 65daysofstatic que le leader de Cure a toujours la côte auprès de la jeune génération.

Crocodiles : Je vous en ai déjà parlé il y a peu dans la même rubrique donc je ne vais pas trop m’attarder sur le sujet Crocodiles, d’autant que c’est ENCORE un groupe qui revisite les années 80/90 et que vous devez commencer à en avoir un peu marre. Dommage car son album est vraiment très bon et pour l’avoir vu en live au Iceland airwaves ça vaut également le détour si l’on est fans de Jesus & Mary Chain et autres Black Rebel Motorcycle Club.

Still Corners : Encore un groupe pour nostalgiques, cette fois-ci c’est la pop vaporeuse de Mazzy Star et la sublime voix de Hope Sandoval qui s’invitent au bal du revival. On pense également à Julee Cruise et à la BO de Twin Peaks signée Angelo Badalementi. Ensorcelantes et rêveuses, les quelques pistes que l’on a pu écouter du projet Still Corners laissent augurer de très belles choses pour l’avenir de ces Londoniens. A noter la très jolie pochette de leur dernier EP qui illustre ce post.