Crédit photo : Heather Cate

Je vous avais parlé ici du petit coup de cœur de fin d’année que j’avais eu pour les Californiens de Letting Up Despite Great Faults et leur premier album autoproduit. Pour tout vous dire, c’est la pochette de leur album qui m’avait séduite au départ, je trouvais cette photo vraiment belle, incongrue mais belle. C’est ensuite avec leur musique que ces Américains ont fait vibrer la fibre shoegaze/mid tempo qui sommeille en moi. J’avais évoqué à l’époque de mon billet leur filiation évidente avec la clique Sarah records (The Field Mice en tête), Slowdive ou The Postal Service mais j’aurais tout aussi bien pu parler de M83, Galaxie 500 ou plus près de nous de The Pains of Being Pure at Heart avec qui ils partagent les mêmes influences. Leur musique agit comme un bain de jouvence sur mes oreilles, peut être à cause de la candeur adolescente qui s’en dégage. Ca ne révolutionnera pas l’histoire de la musique mais ça aura bien égayé mon quotidien cet hiver et c’est déjà beaucoup.

Ce n’est pas votre serviteur qui va se plaindre du retour en force du shoegaze et de la dream pop chez nos amis anglo-saxons, bien que, comme tout revival, celui-ci n’apporte pas grand chose au genre. S’il ne fait que répéter ce qui a déjà été fait avant, il n’en reste pas moins intéressant pour les nostalgiques de cette époque ou pour les quelques nouveaux adeptes qu’il arrive à attirer dans ses filets mélodiques. Parmi les très bonnes surprises de cette fin d’année, forcément calme en terme de sorties d’albums, on citera volontiers le groupe californien Letting Up Despite Great Faults, dont le patronyme rend hommage à un titre de Blonde Readhead sur « Melody Of Certain Damaged Lemons« .

A l’instar de leurs compatriotes de The Pains of Being Pure at Heart, ces jeunes américains ont dû être élevé au biberon Sarah Records, ce label anglais emblématique des 90’s, garant d’une certaine idée de la pop naïve (twee pop). A l’écoute des 9 titres de leur premier album, on pense irrémédiablement aux groupes de l’écurie Sarah Records (The Field Mice en tête) pour tout le côté pop romantique qui se dégage de leurs morceaux. A cela les Californiens y ajoutent une pincée d’electronica, qui n’est pas sans rappeler The Postal Service, le projet de Ben Gibbard et Jimmy Tamborello. Le meilleur exemple de ce délicieux mélange est donné par le single In Steps ou le nom moins réussi Folding Under Stories Told, les deux premiers titres de l’album.

The Colors Aren’t You or Me remet, lui, au goût du jour la dream pop et le shoegazing pratiqués notamment par les anglais de Slowdive, avec ces guitares et ces choeurs gorgés d’effets. Si certains titres comme So Fast : You et Photograph Shakes jouent à fond la carte electronica, « Letting up Despite Great Faults » n’en reste pas moins une véritable déclaration d’amour à ces styles musicaux qui ont enveloppé les 90’s d’un voile romantique et vaporeux. Une délicieuse friandise de fin d’année.

Site officiel.

Letting Up Despite Great Faults on Myspace.

Letting Up Despite Great FaultsIn Steps [Mp3]

Letting Up Despite Great FaultsThe Colors Aren’t You or Me [Mp3]