#10

Syd Matters – Brotherocean


L’album en écoute sur Deezer.

#09

The National – High Violet


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#08

Twin Shadow – Forget


L’album en écoute sur Spotify.

#07

Soso – Tinfoil on The Windows


L’album en écoute sur Spotify.

#06

65daysofstatic – We Were Exploding Anyway


L’album en écoute sur Spotify.

#05

Sufjan Stevens – All Delighted People EP


L’album en écoute sur Bandcamp.

#04

Owen Pallett – Heartland


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#03

Midlake – The Courage of Others


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#02

Caribou – Swim


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#01

Beach House – Teen Dream


L’album en écoute sur Spotify.

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Cliquez sur les images pour écouter les titres associés.

1) The Tallest Man on Earth aka Kristian Matsson revient avec un EP qui tente de casser un peu son image de Bob Dylan du pauvre. La preuve avec le titre The Dreamer interprété une fois n’est pas coutume à la guitare électrique

2) Owen Pallett y va aussi de son EP post-album, apparemment c’est de saison et on ne va pas s’en plaindre. En écoute le titre A Man With no Ankles, dans la lignée de ce que nous propose le Canadien depuis ses débuts sous le nom de Final Fantasy

3) Le duo canadien Japandroïds n’en finit plus de cracher son venin garage. Après la compile « No Singles » regroupant les premiers EP du groupe, le duo a entrepris de sortir 5 singles en édition limitée. Faisant suite aux excellents Art Czars et Younger Us, voici en écoute Heavenward Grand Prix

4) On continue dans les duos avec les Californiens de Crocodiles, aussi connus pour avoir été le premier backing band des Dum Dum Girls. Brandon Welchez est en effet le mari de Dee Dee, la chanteuse des DDG. Leur musique doit à peu près tout à Jesus & Mary Chain (pour l’originalité on repassera) mais tout comme les Black Rebel Motorcycle Club ils perpétuent l’esprit avec talent. En écoute le titre Sleep Forever

5) Gold Panda n’aura certainement pas la palme d’or du pseudo le plus élégant mais l’électro foutraque de ce jeune anglais pourrait bien décrocher la timbale si l’on en juge par la qualité de You, son tube électrorientisant

6) Un peu de folk pour finir en douceur avec Leif Vollebekk, songwriter québecois dont l’univers évoque à la fois Nick Drake,  Jeff Buckley ou Patrick watson. On a connu comparaisons moins flatteuse. En écoute le superbe In the Morning.

Tellement de concerts et tellement peu de temps pour en parler ici…L’un des derniers dont j’avais parlé était celui d’Owen Pallet a.k.a Final Fantasy, même si j’avais été un poil déçu par le rendu live (minimaliste) des titres de l’excellent « Heartland« . Parmi les rares très bons moments du concert, il y avait tout de même eut l’enchaînement des « deux Lewis » (Lewis Takes Action et Lewis Takes Off His Shirt), deux des meilleurs titres du nouvel album du Canadien, auxquels ils ne manquaient que les cuivres pour que la fête soit complète. Le second nommé vient d’avoir les honneurs d’une vidéo que l’on qualifiera…d’artistique pour être poli.

Je n’avais pas forcément prévu cette date dans mon agenda concert de ce début d’année, trop de groupes à voir en janvier/février, un problême de riche je sais. Grâce à Grandcrew (et Cécile qui m’a prévenu du début du concours) j’ai eu la chance d’assister au concert d’Owen Pallett à la Maroquinerie.

Le trajet jusqu’à la salle de l’Est parisien est toujours un peu compliqué pour moi, l’habitant du Sud parisien, mais ce trajet restera comme l’un des plus compliqués du genre, la faute à un maudit salon (lingerie ?) Porte de Versailles qui empêchait toute tentative d’incursion dans la ligne 12 deux stations plus loin. 20 bonnes minutes à voir les métros bondés défiler toutes les 4 minutes sous mes yeux et puis enfin une minuscule ouverture, un peu forcée, à la parisienne. Du coup l’arrivée à la salle de la rue Boyer se fait avec un peu de retard et la première partie ne m’a pas attendue pour débuter. La salle est pleine à craquer ou presque, impossible de circuler et de trouver une place correcte pour voir le concert, surtout avec la géométrie particulière de la Maroquinerie. Je fais contre mauvaise fortune bon coeur et décide d’écouter les titres de I Come From Pop, trio brestois en charge d’ouvrir le bal. Je n’aperçois pas bien voire pas du tout la scène mais ce que j’entends me plait bien voire beaucoup. C’est à la fois pop, folk et noisy, j’ai du mal à dire à quoi cela me fait penser, ce qui est plutôt bon signe. Certains trouvent apparemment ça chiant alors que moi, au contraire, je trouve ça frais, original et vraiment bien rodé en live. Un groupe à suivre et à voir dans de meilleures conditions en ce qui me concerne.

Je rejoins Cécile et Stéphane qui sont postés près de la scène afin que Stéphane puisse faire des photos pour IPR. On papote un moment et c’est déjà l’heure d’Owen Pallet a.k.a Final Fantasy. Je n’avais pas spécialement accroché à ses précédents travaux sous le nom de Final Fantasy, je n’avais pas trop creusé à vrai dire, mais son nouvel album « Heartland« , le premier sous son vrai nom, est un petit bijou. D’abord seul sur scène, le Canadien est ensuite rejoint par un guitariste/batteur (Thomas Gill). Comme Andrew Bird, autre violoniste de talent, Owen Pallett construit ses morceaux comme une sorte de puzzle qu’il assemble pièce par pièce avec son sampler. L’exercice est toujours spectaculaire à voir en live et le public est particulièrement réceptif ce soir. Pourtant, malgré la qualité de l’interprétation et des titres, je trouve qu’il manque quelque chose pour que cela fonctionne parfaitement. Les titres d’ « Heartland » en live manquent d’envergure par rapport à la version album. Les cuivres par exemple, très présents sur l’album, sont absents sur scène-et c’est bien dommage. Owen Pallet mériterait d’avoir un backing band digne de ce nom pour l’accompagner, un peu à la manière d’Andrew Bird, qui n’hésite pas à s’entourer de plusieurs musiciens sur scène.

Le concert est malgré tout plaisant, le public écoute religieusement et applaudit chaque titre chaudement. Le set se termine par Lewis Takes Action et Lewis Takes Off His Shirt, deux de mes titres préférés du dernier album. Le public réclame et obtient un premier rappel de 2 morceaux sur lequel Owen semble un peu ailleurs, s’y reprenant à plusieurs fois pour une partie de chant, se mélangeant les crayons avec le sampler ou perdant son archet en plein morceau. Le public ne lui en tient pas rigueur au contraire, les encouragements redoublent. Alors que l’on croit en rester là pour la soirée, la salle commençant à se vider, le groupe revient pour un dernier titre accueilli comme il se doit. Au final une belle performance mais un goût d’inachevé car l’ensemble gagnerait à prendre un peu plus de volume. Next time maybe.