Mercredi, journée-visite de Georgetown, la principale ville de l’île de Penang. On commence par un tour du côté de Penang Hill, une colline située à environ 800m au dessus de la mer, que l’on accède grâce à un trajet en funiculaire plutôt sympathique. Malheureusement, arrivés en haut, la vue est complètement bouchée par la brume qui recouvre la baie. On fait un petit tour dans un temple hindou et ô miracle les nuages disparaissent comme par enchantement. Good karma ! Quelques photos et on redescend par là où on est venus pour se diriger vers le temple de Kek Lok Si où trône un grand bouddha de 30m de haut. Je prends un coup de chaud dans la montée, il fait particulièrement chaud et humide sur Penang, on sue des litres et si l’on oublie de bien s’hydrater…La migraine s’installe, insidieuse, probablement dûe à une petite insolation. On mange dans un restau chinois un peu improbable sous le temple puis retour à l’hôtel pour se reposer un peu. On repart en milieu d’après-midi mais la migraine me reprend à peine a t’on mis le pied dehors. On se ballade dans le Little India local (chaque grande ville a son Chinatown et son Little India) mais le coeur n’y est pas de mon côté. Retour à l’hôtel et soirée tranquille.

Jeudi, la matinée est consacrée au transfert vers Singapour en avion. On a pris un billet à la dernière minute avec Air Asia, une low-cost du coin. L’avion a du retard, il fait un temps de chien sur Penang. Ca secoue gentiment au début, le temps de sortir des gros nuages. Le vol est court, un peu plus d’1h. Certains locaux n’ont pas l’air très rassurés et passent le trajet les yeux clos, la tête posée contre le siège de devant. On commence la descente vers Singapour et les hôtesses passent hilares dans le couloir puis s’arrêtent et nous regardent d’un sourire un peu forcé avant de regagner leur places. Ca sent mauvais je me dis ! Ca loupe pas, on commence à être bien secoués, ça tremble de partout, un gros trou d’air pendant lequel on retient sa respiration, certains poussent des cris, un autre rend son ptit-déj à côté de moi…et puis on sort des nuages et tout redevient calme. Ouf ! Arrivés à Singapour, on est vite mis dans l’ambiance ultra-sécuritaire de la ville : messages diffusés dans le métro enjoignant les usagers à dénoncer toute personne « suspecte » puis proprio de notre guest-house nous donnant une liste de consignes à respecter longue comme le bras. La chambre est une espèce de placard mansardé, sans fenêtre, avec 2 matelas à même le sol et une clim’ qui vous souffle son air froid droit dessus…On s’échappe de notre placard à balais pour aller parcourir les rues immenses de l’île-Etat de 5 millions d’habitants, mégalopole aussi effrayante que fascinante avec ses immenses galeries commerciales climatisées dans lesquelles ses habitants passent le plus clair de leur temps. On choisit de prendre un bol d’air au jardin botanique géant malgré la pluie fine. Le soir, on passe devant le Singapore Flyer, une espèce de grande roue qui culmine à 165m de haut (30m plus haut que le célèbre London Eye) et qui permet de voir la ville d’en haut. On choisit de monter et la vue vaut vraiment le coup, notamment la baie et les buildings illuminés !

Vendredi, je traîne Seb dans les magasins, histoire de profiter un peu de ce temple du shopping. Pas de folies au programme (un t-shirt). On se dirige ensuite vers l’une des principales attractions de la ville, le Singapore Zoological Garden. Un très chouette zoo dans lequel les animaux ne sont pas en cage et sont sponsorisés par des marques ! A quand les autocollants Tiger Beer sur le pelage des tigres ? On se ballade pendant presque 3h au milieu des singes (babouins, orang-outans, gibbons…), reptiles (varans de Komodo, serpents en tous genres…), fauves, rhinos, hippos…Notre préférence revient à la serre aux lémuriens et chauves-souris géantes dans laquelle on mitraille une famille de lémuriens, un paresseux et des chauves-souris de pas loin d’1m de haut ! Le zoo ferme ses portes à 18h et l’on passe juste à côté où se tient le Night Safari, une visite de nuit d’un parc zoologique (encore ? ben ouais), d’abord dans une espèce de train puis on choisit de se ballader à pied ce qui est bien plus sympa. Les sensations sont complètement différentes de la journée, on se retrouve presque nez à nez avec les animaux, seulement « protégés » par une barrière naturelle (fossé, rivière…), à l’affût du moindre bruit dans l’immense parc de 40ha. La serre aux écureuils-volants et celle aux chauve-souris sont de grands moments,même si voir ses bestioles géantes vous voler juste au dessus de la tête a de quoi vous faire dresser les cheveux sur la tête. On a heureusement pas ce genre de problême avec Seb…

Samedi, retour sur la péninsule malaisienne pour une journée de transfert en bus puis bateau pour l’île de Tioman où l’on est accueillit par un gros orage qui ne durera pas.