Douglas Coupland est un auteur qui m’a toujours intrigué et fasciné et ce bien avant d’avoir lu la moindre ligne écrite de ses mains. Generation X, Toutes les familles sont psychotiques, Eleanor Rigby, Girlfriend in a Coma ou le récent Jpod, autant de titres qui donnent envie de se plonger dans l’univers de cet écrivain canadien.

J’ai commencé il y à quelques mois par Toutes les familles sont psychotiques parce que le titre me plaisait et laissait augurer d’un roman au vitriol sur les relations familiales. On y suit les pérégrinations de la famille Drummond, une bonne famille de barjots bien loin des standards de la famille américaine « classique » (comprendre puritaine). La seule à avoir les pieds sur terre est une astronaute (un comble) en partance pour un vol dans l’espace. Le reste de la famille se lance dans une sorte de road-trip pour rejoindre Miami et assister au lancement de la fusée sur fond de règlements de comptes en tout genre et d’évènements plus rocambolesques les uns que les autres. Bref on ne s’ennuie pas une seule seconde au contact des Drummond et de leurs chamailleries incessantes.

J’ai hésité entre Eleanor Rigby et Girlfriend in a coma pour une deuxième incursion dans l’univers de Douglas Coupland. J’étais curieux de voir ce qui se cachait derrière ces 2 titres ô combien évocateurs pour l’amateur de musique que je suis. J’ai finalement opté pour les Beatles au détriment des Smiths.

All the lonely people
Where do they all come from?
All the lonely people
Where do they all belong?

Elisabeth Dunn est à l’image de l’héroïne de la chanson des Beatles : seule. Solitaire serait plus juste. De son propre aveu, c’est une personne qui ne présente pas beaucoup d’intérêt pour autrui, elle ne fréquente d’ailleurs personne et n’a que peu de contacts avec le monde extérieur…jusqu’au jour où un coup de fil lui demande de se rendre à l’hôpital où un jeune garçon a été admis avec son nom et son numéro de téléphone écrit sur un bracelet attaché à son poignet. Sans rien dévoiler de la suite du livre vous vous doutez bien que la vie de cette jeune femme seule va basculer et les révélations et péripéties s’enchaîner à vitesse grand V à coups de comète et de météorite… Moins drôle que Toutes les familles sont psychotiques, Eleanor Rigby joue plus sur le registre de la sensibilité même si le style de Coupland prête bien souvent à sourire, notamment dans le traitement des relations familiales, forcément compliquées connaissant le bonhomme. Un roman à l’image de son héroïne : attachant(e).