La coupe du monde de foot bat son plein. Vous vous injectez votre dose quotidienne de "ballon-pied" via votre télécommande en zappant sur TF1, M6, Eurosport, Canal+, Canal+ Sport. Vous ne manquez aucune de ces somptueuses affiches que sont Mexique-Angola, Tunisie-Arabie Saoudite…avec les commentaires avinés avisés de Thierry Roland…

Oui mais voilà le 9 juillet le grand barnum allemand prendra fin et vous redoutez déjà le vide que cela va procurer non pas dans votre vie sociale, vu que vous ne sortez plus de chez vous hormis pour vous réaprovisionner en cahouètes et boisson au houblon, mais dans votre existence à proprement parler.

Heureusement le 7ème art n'est pas rancunier que vous l'ayez délaissé pendant 1 mois et vous propose une désintoxication en douceur. Le cinéma ayant fleuré le bon filon, le sport le plus populaire au monde se "produit" aussi dans les salles obscures. Il y en a même pour tous les gôuts.

Shaolin Soccer est bien entendu à ranger dans la catégorie des comédies puisque mélangeant le film d'art martiaux et le football. Vous rêviez de voir "Olive et Tom" le dessin animé de votre enfance sur grand écran, Stephen Chow l'a fait et a même dépassé vos espérances.

En France aussi on aime les comédies et on aime le foot. Résultat un film pas trés drôle sur le foot (3 Zéros) et un film trés drôle avec un peu de foot (Didier). On peut aussi évoquer Delphine 1-Yvan 0 de Dominique Farrugia qui s'il n'est pas trés drôle a au moins le mérite d'être plus original que le film d'Onteniente. Les 2 plus célèbres commentateurs de ballon-pied à la télé narrent les déboires d'un couple à la manière d'un match de foot.

Le films français sur le foot le plus réussi reste donc Coup de tête de Jean Jacques Annaud en 1979, mi-comédie mi satyre sociale. Francis Veber ayant écrit le scénario, Patrick Dewaere remplace Pierre Richard dans le rôle de François Perrin, l'anti-héros cher à Veber (avec François Pignon).

En Angleterre aussi on aime le foot. Les matchs de l'équipe nationale sont toujours une bonne occasion pour s'imbiber de boisson au houblon et distribuer quelques bourre-pifs aux supporters adverses, "le fair-play britannique" ou something like that.

Football Factory de Nick Love, est une adaptation d'un roman de John King et raconte à la manière d'un documentaire la passion des hooligans de Chelsea (les pires d'Angleterre) pour leur équipe mais surtout pour les bastons d'avant ou aprés-match. Edifiant. Le sujet a de nouveau été traité il y a peu dans le Hooligans de Lexi Alexander avec Elijah Wood. En France Jean Piere Mocky s'était aussi essayé au film sur la violence des supporters avec le plutôt réussi "A mort l'arbitre", avec Michel Serrault et Eddy Mitchell.

Chez les anglais le foot peut également prêter à sourire. La preuve avec Joue la comme Beckham et Jimmy Grimble, 2 comédies qui ont connu un fort succés auprés de la gente féminine. Vinnie Jones, ex-footballeur à Wimbledon, plus célèbre pour ses tacles assassins que pour ses dribbles chaloupés, devenu acteur avec Arnaques, crimes et botanique et vu récemment en Juggernaut dans X-Men3, est également au casting d'une comédie ayant pour sujet le foot…en prison. Ca s'appelle Mean machine (Carton Rouge en français). Sacré Vinnie !!

A noter également l'adaptation par les Frères Farelly du roman de Nick Hornby "Carton jaune" (la passion d'un fan de l'équipe d'Arsenal) mais magie du cinéma US le football est devenu base-ball…

L'un des fims les plus célèbres ayant un rapport avec le foot a pour interprêtes Sylvester Stallone, Michael Caine…et Pelé. A nous la victoire de John Huston retrace un match de foot pendant la seconde guerre mondiale entre soldats nazis et prisonniers alliés. De nombreux footballeurs célèbres de l'époque (Bobby Moore, Oswaldo Ardiles…) apparaissent dans ce film qui est resté dans les annales pour son casting footbalistique mais pas pour son scénario.

Si l'on y ajoute la comédie espagnole Footbal Days ou le film autobiographique sur Zidane, on a là un bon échantillon de patchs à administer à tous les accrocs du ballon rond. Et si malgré tout ça les symptômes persistent, il reste les films de genre…

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