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Thaï-Land 2008 12 mai, 2008

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De retour au pays, la tête pleine de souvenirs, l’appareil photo plein d’images couleur, n&b et sepia.

Une vie de chien :

Fumeuse d’opium :

Sac de noeuds :

Nénuphars :

Message in a bottle :

Tuk-Tuk :

Kids in the picture :

La possibilité d’une île :

One Night In Bangkok v3 4 mai, 2008

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Ca y est on est dans le Sud de la Thailande depuis mercredi. Arrivés a Phuket mercredi, on a visité la ville qui s’est averé plutot moche malgré ce qu’en disent nos guides. Jeudi nous avons pris un tour qui consistait en une journée en bateau avec des arrêts fréquents pour faire du canoé en mer autour des multiples iles. On est notamment allé sur Phang Nga, la fameuse ‘James Bond Island’ comme ils l’appelent ici. Cette ile a vu un épisode des aventures de 007 (L’homme au pistolet d’or) tourné en son sein. Il fait toujours aussi chaud malgré une dépression sur l’Asie du Sud-Est.

Vendredi, départ pour Krabi puis Ao Nang en mini-bus.  Visite de ce bout de paradis, baignade dans une eau bouillonante. En fin de journée les macaques descendent des falaises adossées a la plage pour chaparder quelques fruits aux passants, de gré ou de force…

Samedi, départ en speed boat (une sorte de hors-bord) de Ao Nang pour tout un tas de spots de snorkelling (plongée masque et tuba). La mer est un peu démontée et on décolle allegrement dans les vagues, sans parler des seaux d’eau salée que l’on se prend en pleine face. Les poissons sont au rendez-vous, le soleil aussi…

Dimanche, petite grasse mat’ (8h du matin) puis départ en long tail (bateau typique genre coque de noix) pour Railay. Le plafond est bas aujourd’hui meme s’il fait tres lourd. Nos coups de soleil de la veille (sur les épaules pour moi) nous font un peu souffrir, ca tombe donc plutot bien. Visite rapide de ce bout de plage, paradis des accrocs d’escalade jusqu’a ce qu’un orage s’abatte sur nos tetes. On se dit que cela ne vas pas durer et l’on se réfugie dans un café pour quelques parties de Uno. 1h plus tard il pleut toujours a torrents, les éclairs zebrent le ciel. On profite d’une accalmie relative pour revenir sur la plage et prendre un tail boat pour rentrer. La mer est un peu démontée, suffisant sur cette coquille de noix pour ne pas etre trés rassuré. J’ai pu m’apercevoir la veille que je n’étais pas trop sujet au mal de mer mais au moment ou j’écris ces quelques lignes j’ai l’impression d’etre encore sur le bateau, l’écran de l’ordinateur tangue un peu, je crois que je me sens pas bien….Toilets pleaaaaaaaaaaaase ???????????

One Night In Bangkok v2. 30 avril, 2008

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Dimanche, visite du temple de Doi Suthep le matin, un lieu de pélerinage visiblement pour de nombreux ThaIlandais. L’apres-midi, départ en bus pour la vallée de Pai. Nous avons de nouveau choisi un bus local car nous n’avons pour l’instant pas eu de mauvaises surprises, le confort (un peu) et le prix (surtout) étant au rendez-vous. Le Lonely Planet nous prévient que la route pour Pai est trés sinueuse. Le bus avec clim que nous avons réservé s’avere en fait une épave et la clim un misérable filet d’air que l’on cherche tel des poissons rouges sortis de leur bocal. Le trajet doit en théorie durer 3h, il en comptera 1h30 de plus. Quand a la route, le terme sinueux est un euphémisme. Ce n’est pas pour rien s’il y a des sacs a vomi (dont mes voisins ont eu besoin) un peu partout dans le bus…

Le cadre idyllique de nos bungalows sur les hauteurs de Pai, pour un prix dérisoire, nous fera vite oublier ces désagréments.

Lundi, nous partons de bonne heure pour une journée de trek dans la montagne. Il fait trés chaud, Claire oublie de mettre de la creme solaire…Notre guide est un vrai montagnard qui avale la pente comme si c’était du plat. On se débrouille pas mal derriere, on est largement en avance sur l’horaire prévu. Visite de villages occupés par des minorités ethniques (Lisu, Lahu). Une villageoise nous propose de venir fumer un peu d’opium avant notre randonnée, on refuse poliment. Le gouvernement Thai a plus ou moins eradiqué la culture du pavot au profit de…l’ail. Personne ne nous a proposé de venir fumer de l’aioli je vous rassure !! Un violent orage vient nous rappeler que le temps est tres changeant en montagne. On attend tranquillement que ca passe en mangeant des nectarines et des mangoustans. On finit le trek, la descente est rendue difficile a cause de la boue puis retour a Pai a l’arriere d’un camion transportant des bieres.

Mardi matin, on prend enfin le temps de faire un massage. Seb et moi optons pour le massage Thai et Claire pour le massage des pieds et jambes (ben oui quand on met pas de creme solaire…). On demande a avoir nos massages en meme temps, on se retrouve cote a cote pendant une heure a se faire masser, enfin me concernant ca ressemblait parfois a du judo ou a de la lutte tant on se retrouve parfois dans des positions abracadabrantesques (il n’y a aucun sous-entendu, bande de vicieux). Seb etait lui pas assez souple pour pouvoir avoir droit a tout. L’apres-midi on repart pour Chiang Mai mais on opte cette fois-ci pour un mini-bus avec un vraie clim et pour un tarif a peu pres equivalent. Nousretournons dans la guest house qui nous avait heberge precedemment.

Mercredi matin depart en avion pour le sud.

One Night In Bangkok. 26 avril, 2008

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Une seule nuit dans la capitale Thailandaise mais déjà une petite semaine au “pays des sourires”. Le temps de sortir de l’aéroport et la chaleur nous prend a la gorge. Il est plus de 19h et la température dépasse encore largement les 30 degrés, l’humidité de l’air se charge de refermer le couvercle sur nos tetes fatiguées. Départ pour Kanchanaburi en train des le lendemain, vers 6h, avec un passage sur le fameux Pont de la Riviere Kwai. Francois et son fils Kenji, nos hôtes pour 2 jours, nous attendent sur le quai de la gare. A peine le temps de s’installer dans les bungalows et l’on retrouve Francois auprès de “nos” élephants. Un pachyderme nous est dévolu a chacun, la premiere épreuve consistant a monter dessus. Cette formalité finalement vite expediée, nous partons tel Hannibal pour une ballade d’une petite heure, a cru sur notre elephant, dans la jungle près de la frontière Birmane. Des tirs de mitraillette de l’autre coté nous rappelle que la situation au Myanmar (nouveau nom de la Birmanie) est préoccupante. Retour aux bungalows et baignade dans la riviere Kwai.

Le lendemain matin on retrouve les élephants pour les amener a leur baignade quotidienne. 1h de bain, de jeux aquatiques, de rodéo a dos d’élephants…De l’avis unanime, un des meilleurs souvenirs de nos voyages confondus. L’après-midi, départ en 4×4 pour des chutes d’eau a plusieurs étages. Un orage violent a déraciné un arbre, la piste est barrée. On récupère des outils (machette, scie) chez un paysan du coin et c’est parti pour l’atelier “bucheron du dimanche”. L’arbre est vraiment trop gros et nos outils trop inadaptés (sans parler de notre savoir-faire). Le paysan revient chercher ses outils et décide de nous donner un coup de main a l’aide d’une vraie scie de bucheron cette fois-ci. La conjugaison de celle-ci et de son savoir-faire envoie le dit arbre au rayon boites d’allumettes. Retour a Kanchanaburi le soir.

Jeudi matin, départ en bus local pour Ayuttahya, ancienne capitale du royaume de Siam. Il fait encore plus chaud que depuis notre arrivée. Ballade dans les ruines de la ville et départ le soir pour le Nord du pays en train couchette.

Nuit un peu folklorique dans le train et arrivée au petit matin a Chiang Mai. Ballade dans la ville et dans ses nombreux temples (Wat). Visite du célèbre bazar nocturne.

Samedi, départ en bus local pour Doi Inthanon, le plus haut sommet du pays. Petit trek dans les montagnes ou la température a perdu de sa superbe. Retour a Chiang Mai.

Eau Bénite. 16 avril, 2008

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Amis lecteurs, amis parents, amis amis, Amy Winehouse, avant de vous abandonner pour 3 semaines de vacances méritées (si si), je vous offre la primeur de ma chronique de l’album des Bodies of Water, bientôt en ligne sur Indiepoprock.net.

 

C’est à croire qu’Arcade Fire a ouvert la boîte de Pandore. Depuis le succès de “Funeral”, premier album des Montréalais, les groupes chorales en provenance d’Outre-Atlantique pullulent dans le rayon indé de tout bon disquaire qui se respecte. L’amateur d’emphase y trouve parfois son compte, même s’il devient difficile d’être en phase avec toute cette grandiloquence environnante.

Parmi les dernières signatures de l’excellent label Secretly Canadian, les Californiens de Bodies of Water et leur gospel-rock ont déjà de nombreux adeptes, l’album ayant bénéficié d’une première sortie autoproduite l’été dernier. A les entendre chanter à tue-tête sur These Are The Eyes, on se dit que l’on a encore à faire à un groupe qui doit partager des cachets de misère entre sa douzaine de membres. Tout bien regardé, il n’est ici point question de Suédois qui chantent comme des vaches espagnoles ou d’I Muvrini texans en toge.

Les Bodies of Water sont au nombre de quatre (2 femmes et 2 hommes), ont eu une éducation chrétienne marquante et n’ont, peu ou prou, jamais joué d’un instrument ou dans un groupe avant celui-ci. C’est peut être un détail pour vous mais pour eux ça veut dire beaucoup. Cela explique notamment la faculté des Californiens à utiliser leurs voix comme des instruments, à base de « whooo-hooo » endiablés. Le résultat ressemble à la rencontre entre The Mamas & The Papas et Black Sabbath (It Moves ; It Is Familiar), à ABBA chevauchant aux côtés du Bon, la Brute et le Truand (Doves Circled the Sky).

Le quatuor possède plus d’une corde à l’arc de ses harmonies vocales. Il y ajoute quelques rangées de cuivres rutilants (These Are The Eyes ; I Guess I’ll Forget The Sound, I Guess, I Guess) des percussions brésiliennes, de vrais cordes(I Heart It Sound ; I Turned My Face) et une bonne dose d’emphase, tantôt indigeste, tantôt magnifique.

P.S : Malgré les apparences, ce disque est garanti avec 0% de petit Jésus à l’intérieur. Amen.

[Mp3] Bodies of Water - These Are The Eyes
[Mp3] Bodies of Water - Doves Circled The Sky
[Mp3] Bodies of Water - I Guess I’ll Forget The Sound, I Guess, I Guess 

Bodies of Water on Myspace.
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Bon Iver. 7 avril, 2008

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Aujourd’hui 7 avril 2008, il a neigé pour la première fois de l’hiver. Ah bon, on est au printemps ?? Au temps pour moi. L’hiver joue donc les divas et continue de nous enserrer de ses doigts engourdis. Cela tombe plutôt bien pour Jagjaguwar, le label de l’Indiana, puisque celui-ci s’apprête à sortir le magnifique “For Emma, Forever Ago“, premier album de Justin Vernon sous l’appelation Bon Iver. La bio précise aux anglo-saxons qu’il faut prononcer “bohn eevair”, le “h” de hiver ayant été enlevé car il était aspiré. Ils sont bizarres ces Français, ils aspirent les lettres !!

Originaire d’Eau Claire dans le Wisconsin, Justin Vernon et son groupe (DeYarmond Edison) rejoignent la Caroline du Nord en 2005. Des divergences artistiques entraînent la séparation du groupe quelques mois plus tard. Vernon retourne à Eau Claire, rompt avec sa copine et tombe malade. Il décide alors de partir hiberner pendant quelques mois dans la cabane de chasse de son père au fin fond du jardin Wisconsin. Cet exil solitaire, “into the wild”, au rythme de la nature (chasser pour se nourrir, scier et couper du bois pour se chauffer…), permet à Justin de faire le point sur lui-même et les 6 dernières années de son existence. Le résultat tient en 9 pépites de folk lo-fi où guitare et cuivres sentent bon le bois mouillé crépitant dans la cheminée.

For Emma, Forever Ago“, comme son nom l’indique, est un cri d’amour. Justin Vernon y met ses tripes à nu, chante son amour perdu de sa voix haut perchée en faisant pleurer sa guitare. 9 titres pour lui dire, de façon intimiste (Skinny Love) ou plus théâtrale (For Emma), 9 titres à écouter, 9 titres à aimer, 9 titres qui font d’ores et déjà de cet album un candidat sérieux au titre d’album de l’année, malgré le fait que l’on ne soit qu’en l’hiver. Ah bon, on est au printemps ?? Au temps pour moi…

On parle de Bon Iver aussi chez Erwan.

[MP3] Bon Iver - Skinny Love
[Vidéo] Bon Iver - The Wolves (Act I and II)

Pour écouter l’album en streaming dans son intégralité, ça se passe sur Virb.
Pour voir les vidéos du concert de Bon Iver à San Francisco, ça se passe sur la Blogothèque.

Shout Out (Very) Louds 31 mars, 2008

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De la Boule Noire à la Flêche d’Or, il n’y a qu’un pas pour les Suédois de Shout Out Louds. Sinon ya une trotte hein !!! Initialement programmés dans la salle du XVIIIème, c’est finalement celle du XXème que vont investir les 5 membres venus du froid. Leur premier album (”Howl Howl Gaff Gaff“) sorti en 2003 en Suède puis en 2005 dans les restes du monde (dont la France) a hérité l’an passé d’un successeur. Tel une fusée à plusieurs étages, “Our Ill Wills est sorti en avril en Suède, en mai en Allemagne, en juillet en Australie, en septembre en Amérique du Nord. On attend désespérément qu’il vienne s’écraser sur FNAC et consorts.

Il y aurait pourtant à redire sur la qualité de ce deuxième album, beaucoup moins brillant que son aîné, lui même assez inégal. Capables du meilleur (The Comeback ; Please, please, please ; Very Loud) comme du pire sur leur premier opus, les Suédois ont livré un second album plus homogène, sans traits de génie ni gros trous d’air. La ressemblance vocale d’Adam Olenius avec Robert Smith, déjà perceptible à l’époque de “Howl Howl Gaff Gaff” sur Oh Sweetheart, se voit ici propulsée à la limite du plagiat sur l’introductif Tonight I Have To Leave It. Le savoir-faire pop des Scandinaves et une prestation enthousiasmante en mai 2006 à la Maroquinerie me feront pourtant braver demain soir les quelques kilomètres qui me séparent de la Flêche d’Or. Venez nombreux.

[Mp3] Shout Out Louds - Tonight I Have To Leave It
[Mp3] Shout Out Louds - Impossible
[Mp3] Shout Out Louds - Very Loud

Shout Out Louds - Please, please, please

Shout Out Louds on Myspace.

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Nuits Blanches à Seattle (part 2) 29 mars, 2008

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Tom : C’est toi qui raccroche…
Meg : Non c’est toi…
Tom : Non toi..
Meg : Hihihi…

Zzzzzzzzzzzzz…..

C’est le 13 mai 2008 que sortira aux States “Narrow Stairs“, le nouvel album de Death Cab For Cutie. Le groupe s’est dit influencé par le heavy-metal et par le groupe Brainiac (synth-punk)…Pas forcément très encourageant tout ça, j’ai jamais été un grand fan de Brainiac. Le mieux est encore d’écouter le premier single extrait de l’album. Il s’intitule “I Will Possess Your Heart“, dure plus de 8 minutes dont une première moitié marquée par une ligne de basse sur fond d’électro. Cette intro ne sera toutefois pas dans la version radio.

[Mp3] DCFC - I Will Possess Your Heart

En plus de sortir quasiment un album par an avec DCFC, Ben Gibbard et Chris Walla, pour se changer les idées pendant leurs rares moment de repos…écrivent, produisent, donnent un coup de main à des potes, ici au chant, là à la batterie. Gibbard a développé à ce titre 2 projets parallèles. Le premier est un projet solo qui se nomme ¡All-Time Quarterback!, pour lequel il a sorti 2 EP en 1999 + 1 album regroupant les titres des 2 EP. Pas inoubliable.

Le second projet parallèle développé par le leader de DCFC est lui beaucoup plus intéressant. Intitulé The Postal Service, il s’agit ici d’un duo formé avec Jimmy Tamborello de Dntel. Le nom du groupe vient du mode de fonctionnement adopté par les 2 acolytes : Tamborello écrit et compose les morceaux qu’il envoie par la poste à Gibbard qui y ajoute les voix, guitares, batterie, avant de renvoyer le tout par la poste à Tamborello. Hormis quelques EP, le duo n’a sorti qu’un véritable album, “Give Up” en 2003. Produit par un certain Chris Walla (qui assure également quelques parties de piano et guitare), l’album est un des plus gros succès de Sub Pop, l’emblématique label de Seattle.

[Mp3] The Postal Service - Such Great Heights

[Mp3] The Postal Service - The District Sleeps Alone Tonight

Dernièrement, Gibbard est venu prêter sa voix à Nada Surf sur le titre See These Bones, issu de leur dernier album “Lucky“. Devinez qui était producteur de l’album ?
Non pas Meg Ryan !!! Chris Walla ! suivez un peu…

[Mp3] Nada Surf - See These Bones

The Decemberists, The Thermals, Tegan & Sara, Hot Hot Heat, The Long Winters…autant de groupes qui ont confié la production d’un ou plusieurs de leurs albums à l’homme de l’ombre de DCFC. En 1999, la même année que Gibbard, Walla décide lui aussi de créer un projet solo qu’il prénomme Martin Youth Auxiliary. Les quelques copies émises par le micro-label Elsinor sur K7 n’ont apparemment pas suscité grand enthousiasme.

9 ans plus tard, la chenille Chris Walla se décide enfin à devenir papillon en sortant un nouvel album solo, sous son vrai nom cette fois. C’est le fidèle label Barsuk qui s’y colle, il faut dire que le bonhomme et un habitué de la maison. Homme à tout (bien) faire chez DCFC, Walla prend son projet solo au pied de la lettre puisqu’il ne laisse que quelques miettes (certaines parties de batterie) à des invités. “Field Manual” peut donc être considéré comme le véritable premier album de Chris Walla. Il contient 2 titres qui figuraient au départ dans le “Plans” de DCFC, auquel il fait évidement penser. La principale différence est à chercher du côté de la voix. Relégué aux chœurs au sein du quatuor, Walla a du mal à imposer sa voix sur les pop songs mid-tempo qui garnissent son album. Si le costume d’interprète est un peu trop grand pour lui, celui de songwriter est par contre taillé sur mesure comme le prouve le rafraîchissant Sing Again.

[Mp3] Chris Walla - Sing Again

[Mp3] Chris Walla - Geometry & C

Nuits Blanches à Seattle (part 1) 25 mars, 2008

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Pas de place pour le pathos Meg Ryan/Thom Hanks ici mais l’histoire d’un duo créatif hyperactif. Ben Gibbard et Chris Walla, la trentaine tout juste sonnée, fourbissent leurs armes depuis 1998 au sein de Death Cab For Cutie (DCFC). Ce projet solo de Gibbard (l’album “You Can Play These Songs With Chords“, sorti en 1997 sur cassette avant d’être réédité sur CD en 2002) est rapidement devenu un groupe à part entière. Nos 2 acolytes s’entendent vite comme larrons en foire. Ils composent et interprètent la quasi-totalité des titres du désormais quatuor.

En 1998, “Something About Airplanes” est le premier album en formation complète. Il sort sur le label de Seattle, Barsuk Records. Chris Walla n’y pousse pas encore la chansonnette mais il se charge du mixage et de la production.

[Mp3] DCFC - Champagne From a Paper Cup

En 2000, toujours chez Barsuk, “We Have The Facts and We’re Voting Yes” reprend les mêmes ingrédients que son prédécesseur avec un Gibbard auteur/compositeur et un Walla qui agit dans l’ombre (production et chœurs).

Les stakhanovistes indés sont de retour en 2001 avec “The Photo Album” puis en 2002 avec la réédition de l’album solo de Gibbard (”You Can’t Play…”) sous l’appellation DCFC, augmenté pour l’occasion de 10 nouveaux titres dont une reprise de This Charming Man des Smiths.

[Mp3] DCFC - A Movie Script Ending

[Mp3] DCFC - Wait

[MP3] DCFC - This Charming Man (via Captain Obvious)

Le syndrome de la feuille blanche est un concept totalement inconnu de Ben Gibbard et Chris Walla. “Transatlanticism“, leur 4ème album en 6 ans (sans compter les projets arallèles, j’y reviendrais) sort en 2003, toujours chez Barsuk, et sonne le début de la reconnaissance commerciale pour le quatuor. Des tubes à la pelle (The New Year, Title and Registration, The Sound of Settling, Tiny Vessels…), popularisés par leur apparition dans bon nombre de films ou séries hollywoodiennes (Six Feet Under, Californication, Mean Creek…). Gibbard est toujours aux fourneaux mais Walla prend de plus en plus de place sur le plan vocal.

[Mp3] DCFC - Title and Registration

[MP3] DCFC - The New Year (via Under The Rotunda)

[MP3] DCFC - Transatlanticism (via Cause=Time)

Gibbard et Walla continuent leur rythme d’écriture éffréné, au prix sûrement d’interminables nuits blanches (oui bon il fallait bien que je le case quelque part). L’histoire ne dit pas s’ils les ont passé avec Meg Ryan et/ou Tom Hanks…”Plans” voit le jour en 2005, succés immédiat aux Etats-Unis (plus de 900 000 albums vendus rien que chez l’Oncle Sam). DCFC bascule dans le monde du marketing : 2 DVD voient le jour dont l’un qui suit le groupe en tournée (Drive Well, Sleep Carefully). On y voit un groupe plutôt pépère, à l’opposé des clichés sur la vie des groupes de rock en tournée. Si le succès commercial est au rendez-vous, les critiques indés reprochent au groupe un côté mainstream de plus en plus affirmé. Perso, j’ai aussi moyennement accroché sur cet album, hormis le single Soul Meets Body qui est un vrai bijou.

[Mp3] DCFC - Soul Meets Body

The Dimes/Jonquil 22 mars, 2008

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Il arrive qu’un album sorti d’on ne sait où squatte votre platine plusieurs semaines durant. Pas convaincu par la hype entourant Lightspeed Champion et Vampire Weekend, je me rabattais sur un obscur groupe de Portland dont j’ignorais jusqu’à l’existence. Le coup de foudre fut immédiat (sinon ça serait pas un coup de foudre, cqfd). “Silent Generation“, le premier album de The Dimes, m’accompagne désormais matin et soir. Résolument pop, il fait penser en vrac aux Decemberists, Death Cab For Cutie, Fountains of Wayne, The Thrills, Oh No! Oh My! et aux indémodables Beach Boys. Catch Me Jumping est le genre de morceau que je suis capable d’écouter 12 fois de suite sans lassitude aucune, un sourire béat inondant mon visage. Sorti dans l’indifférence générale en décembre dernier, l’album de The Dimes est un concentré de bonheur en 13 titres euphorisants. Mention particulière aux handclaps qui rythment de nombreux titres.

[Mp3] The Dimes - Catch Me Jumping
[Mp3] The Dimes - Salt and Foam
[Mp3] The Dimes - Paul Kern Can’t Sleep

The Dimes on Myspace.
Site officiel.

Quoi que encore méconnu, Jonquil a bénéficié d’une exposition plus importante que The Dimes sur la toile grâce au concert à emporter qu’ils ont donné pour La Blogothèque. Accordéons, cordes, choeurs, les Anglais sont tombés dans la marmite d’Arcade Fire quand ils étaient petits.

[Mp3] Jonquil - Lions
[Mp3] Jonquil - Sudden Sun
[Mp3] Jonquil - Whistle Low

Jonquil on Myspace.

A noter que ces albums ne sont pas encore distribué en France mais peuvent être achetés sur le site des artistes (paiement sécurisé par Paypal). Vu le niveau du dollar par rapport à l’euro, il ne vous en coûtera que de maigres deniers. Jonquil sera en concert le 4 Avril à la Flêche d’Or et The Dimes devraient venir en France sous peu.